04.07.2008

I have a dream...

Dire que IRON MAIDEN est une légende du heavy metal est un doux euphémisme. 28 ans après la sortie de leur premier album, les Britanniques continuent de silloner le monde en distillant leur musique puissante et mélodique. Mardi dernier, ils étaient au palais omnisport de Bercy et votre serviteur y était. Chronique d'un rêve devenu réalité...
La naissance d'une passion
J'ai découvert IRON MAIDEN en 2002, quelques mois après être devenu un Metalhead (un fan de heavy metal) à l'écoute de "Master of puppets" (de METALLICA) et "Final countdown" (EUROPE). A l'époque, mon principal objectif était de découvrir les autres "ténors" du genre. IRON MAIDEN était le nom qui revenait le plus souvent. T-shirts à l'effigie d'Eddie (leur mascotte zombie), interviews (ils étaient sans cesse cités comme influence majeure), posters... Ils étaient partout! Tout indiquait qu'ils étaient le groupe de metal le plus célèbre au monde (avec METALLICA cela va de soi).  Dans ces conditions, il m'était bien sûr impossible de ne pas m'y intéresser. Si j'ai accroché dès la première écoute à leurs mélodies acérées, j'étais plutôt sceptique quant à la voix de Bruce Dickinson (un peu trop criarde à mon goût). Ce n'est qu'après plusieurs écoutes que je me suis mis à l'apprécier à sa juste valeur: une voix puissante et lyrique au service d'une musique à laquelle elle sied parfaitement. C'est véritablement à partir de ce moment que je suis devenu fan. L'année suivante (2003) je me suis procuré l'album "Dance of death" dès sa sortie. Ce premier achat estampillé "IRON MAIDEN" a confirmé mon intérêt pour le groupe mais il m'a aussi remis les pieds sur terre. En regardant la liste des dates de la tournée dans le livret, je savais pertinemment que je ne verrai jamais le groupe en live tant que je serai à La Réunion, l'île étant trop petite et trop peu connue pour accueillir des artistes d'une telle notoriété... 5 ans plus tard, la donne avait changée. Installé en Normandie, rien ne m'empêchait de faire le déplacement pour aller les voir à Paris. Aussi dès l'annonce d'une tournée retraçant la période 1980-1988 (l'apogée créative et commerciale du groupe) j'ai bondi de joie avant de foncer à la fnac de Rouen pour acheter ma place. J'étais présent 30 minutes avant l'ouverture de la billeterie, c'était le 30 novembre 2007...
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Une journée inoubliable
Les 8 mois précédant le concert sont passés incroyablement vite (les articles de ce blog devraient vous en convaincre;-) et à une semaine de la date fatidique, l'excitation était déjà à son comble. Le jour J j'ai quitté très tôt  le domicile de ma marraine et j'ai pris le train depuis Vernon pour rejoindre Paris. Accompagné de mon ami Vincent (le batteur des BEATWIN en personne^^), je me suis rendu à Clichy (nous y avons croisé Stéphane Bern!) puis à Bercy où nous attendaient son frère et deux de ses amis. L'attente fût longue (de 13H à 18H) et pénible (il faisait une chaleur torride et il n'y avait nul part où s'abriter) mais il régnait dans l'air une frénésie démentielle. A tous les coins de rue et à toutes les térasses, on croisait des T-shirts noirs aux couleurs de IRON MAIDEN, METALLICA, AC/DC... Dans la file d'attente déjà bien longue, des metalheads écoutaient des classiques du métal (notamment "Painkiller" du groupe JUDAS PRIEST) tandis qu'un vendeur asiatique se faufilait en vendant des T-shirts à l'effigie de la dernière tournée (j'en ai pris un, le dessin qui y figure est celui que vous pouvez voir juste au dessus). A ma grande surprise, même un groupe de gamins (de toute évidence des primaires en sortie) s'est mis à scander un retentissant "Maiden! Maiden!". Tout cela contribuait à rendre l'ambiance particulièrement bon enfant d'ailleurs tout au long de l'après midi j'ai tapé la discute avec d'autres fans, plus sympathiques les uns que les autres. Il est sidérant de voir à quel point la musique et le rock en particulier revêt un aspect communautaire. Des gens qui appartenaient à des générations différentes et qui ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam se lançaient dans des discussions passionnées (MERCI à toi "Tom Mathew"), rigolaient comme de vieux amis et partageaient quelques bières, il fallait le voir pour le croire! (J'imagine que cette sympathie ambiante a largement contribué à rendre plus supportable ces 5 heures d'attente). Lorsqu'arriva enfin le moment de l'ouverture des portes, les vigiles fouillèrent un à un les spectateurs mais il ne me fallu pas plus d'un quart d'heure pour entrer dans Bercy! Je me suis alors dépêché de trouver une place confortable dans les gradins à droite de la scène (juste derrière le carré VIP, grrr...). Par chance, j'avais une vue imprenable et un belge fort sympathique comme voisin. Une fois la salle pleine aux trois quarts et chauffée à blanc (regardez dans les liens tout en bas, vous verrez la monumentale hola:-), les lumières s'éteignirent et un énorme riff de guitare retentit. Lauren Harris fit son entrée sur scène sous les applaudissements. Je ne connaissais absolument rien de la fille de Steve Harris (le bassiste et leader de IRON MAIDEN) mais je dois avouer que la belle aux pieds nus avait de l'énergie à revendre (à défaut d'avoir un style original...). Le groupe qui l'épaulait n'avait pas à rougir de la comparaison (le guitariste nous a même gratifié d'un solo éxécuté derrière la tête, à la manière d'un Jimi Hendrix) mais il m'a laissé une drôle d'impression. Imaginez des refrains à la Avril Lavigne posés sur une rythmique quasi heavy-metal! Quoiqu'il en soit la prestation de Lauren (qui a tenté de nombreuses incursions dans la langue de Molière) a été vivement accueillie ce qui ne fût pas le cas d'Avenged sevenfold, le groupe suivant. Hués de façon honteuse par une bonne partie de la fosse, les californiens ont pourtant éxécuté leur set avec beaucoup de professionnalisme (à noter une très belle version de "Critical Acclaim") et ce malgré un volume un peu trop élevé. Certes le chanteur aurait pu se retenir de balancer des "FUCK" à tout va mais ce n'est pas une raison pour infliger un accueil aussi pitoyable à un groupe choisi par Maiden eux mêmes! C'est donc au terme d'une setlist vraisemblablement écourtée (certains affirment avoir vu le guitariste fracasser sa guitare par terre de rage) que les Avenged sevenfold ont libéré la scène. A ce moment là, tout Bercy retint son souffle tandis que les roadies déroulaient un tapis bleu cerni de motifs égyptiens (avec pour musique de fond, "Immigrant song" de LED ZEPPELIN).
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L'explosion
Il est 21H15, les cris s'intensifient ("Maiden! Maiden!") et le riff d'intro de la chanson "Doctor Doctor" (du groupe UFO) résonne dans Bercy. Cette fois ça y est, vu l'intensité du volume ce n'est certainement pas une bande mais bel et bien des notes éxécutées en live! Sur le gigantesque rideau bleu on observe une silhouette mouvante, de toute évidence un des membres du groupe s'amuse à faire monter la pression avant l'entrée en scène. Tout à coup, les lumières s'éteignent et les cris reprennent de plus bel. Cette fois, c'est l'instrumental "Transylvania" (extrait du premier album de Maiden) qui s'échappe de derrière le rideau. Sur les deux écrans disposés de chaque côté de la scène, une vidéo montrant l'attérissage du ED FORCE ONE (l'avion qui transporte le groupe sur cette tournée) est projetée puis ce fût le tour du célèbre discours de Winston Churchill ("We shall never surrender"). Le début du concert était imminent et pour la première fois depuis le début du concert, la quasi-intégralité des personnes assises (votre serviteur compris) s'est levée pour accueillir comme il se doit les héros de la soirée. Je ne vous raconte pas l'hystérie quand le rideau est finalement tombé et que les premières notes de "Aces high" ont jailli des enceintes, c'était la folie! Bruce Dickinson, fidèle à lui même, fit son entrée en scène en courant comme un dératé. Pendant près de deux heures, le groupe a enchainé 16 chansons à un rythme surprenant, ne laissant que très peu de blanc entre les chansons (sauf lorsque Bruce a annoncé: "je croa que le batteuw a cassé la beutri, c'est la 3emme feua":-). A un moment donné, le charismatique chanteur a demandé aux personnes de moins de 26 ans de lever la main. Il a alors constaté qu'elles étaient très nombreuses ce soir là et leur a annoncé que cette tournée rétrospective était pour eux avant de lancer un tonitruant "c'est une revelations!!".
Le concert fût ponctué de nombreux moments mémorables mais si je ne devais en retenir qu'un ça serait sans hésitation l'enchainement "The rime of the ancient mariner/Powerslave". Deux titres longs, épiques et théatraux qu'ont n'avait pas entendu en live depuis le "Live after death" (le live de référence de IRON MAIDEN, enregistré il y a 24 ans)! Pendant le sinistre break du premier titre, les musiciens ont été submergés par la fumée tandis que la plate forme des spots lumineux vacillaient au dessus de leur tête. L'impression d'être sur un bateau avançant dans la brume était parfaitement retranscrite (on se serait cru dans "The fog" de John Carpenter), je crois bien qu'il s'agissait là de la mise en scène la plus impressionnante qu'il m'ait été donné de voir pour un concert. A eux seuls, les deux titres que j'ai cité résument ce qu'est un concert d'IRON MAIDEN: un gigantesque opéra-rock servi par des musiciens virtuoses et une mise en scène grandiloquente. "Hallowed be thy name" acheva de mettre à genoux les rares spectateurs qui avaient encore de l'énergie à revendre puis le groupe tira sa révérence. 
Le repos des guerriers
Ce concert du 1er juillet 2008 a été sans conteste le MEILLEUR CONCERT de ma vie (juste devant THERAPY? en 2006). IRON MAIDEN s'est montré à la hauteur de sa légende et si le maitre de cérémonie Bruce Dickinson n'a plus autant de souffle que dans les années 80 (rappelons qu'il fête ses 50 ans cette année), il n'en demeure pas moins impressionnant d'énergie et de décontraction. De plus, la mise en scène sur cette tournée est selon moi la meilleure qu'ils aient jamais eu (jamais auparavant il n'avait utilisé autant d'effets pyrotechniques! A cela s'ajoute un Eddie en grande forme, que ça soit sous la forme d'une momie géante ou d'un cyborg obsédé^^). Le son était d'une qualité plutôt honorable (même si certaines chansons comme "Aces high" sonnaient un peu brouillones avec 3 guitares) et le public a fait preuve d'un enthousiasme sans faille jusqu'au bout mais ce que je retiendrai par dessus tout c'est l'humilité d'un groupe qui n'a plus rien à prouver. Pour citer Bruce Dickinson: "Si nous existons c'est parce que vous existez".
PS: Le groupe a promis de revenir avec un nouvel album. UP THE IRONS!
Liens:

http://fr.youtube.com/watch?v=VUV_mbJChvs  (pour voir l'incroyable hola précédant le concert)

http://fr.youtube.com/watch?v=I-W-cWcJuxk&feature=rel... (pour voir ce que donnait le break de "The rime of the ancient mariner" en 84)

27.06.2008

The new order

ma-residence-pavillon-pou.jpgC'est fou ce que 9 mois peuvent passer vite! Et oui après 9 mois d'aventures estudiantines, j'ai finalement quitté la résidence universitaire du bois. Ca me fait drôle de ne plus disposer d'un "chez moi" (aussi modeste qu'il soit:-). Les au-revoir ont été plutôt émouvants mais je me console en me disant que je viens de décrocher ma licence d'histoire et surtout que les retrouvailles n'en seront que plus joyeuses à la prochaine rentrée. Qui plus est, ce départ marque le coup d'envoi  d'un véritable marathon. Mardi, je vais réaliser un de mes rêves en allant voir le groupe IRON MAIDEN à Bercy. Vendredi, je me rendrai à la Japan Expo, véritable el dorado du manga où je renouerai avec des artistes qui m'ont marqué il y a quelques années (dont une certaine animatrice télé) ou plus récemment (Obata, le dessinateur du manga Death Note). Le 7 juillet, je vais entamer ma première semaine complète avec celle qui a conquis mon coeur le 3 novembre dernier (Je t'aime princesse). Le 13, je me déchainerai au son d'IGGY POP&THE STOOGES (en concert gratuit dans le cadre de la Grande Armada) et enfin le 14, je m'envolerai vers l'île où j'ai grandi: la bien nommée île de La Réunion. Bref je m'attends à passer deux semaines de folie! Je pense que j'écrirai au moins un nouvel article avant de rentrer à La Réunion mais dans le doute, je met en ligne deux nouveaux scans de mes dessins et une chronique du dernier opus de Judas Priest. Bonne lecture à vous et comme le dirait si bien ma meilleure amie: Carpe diem!

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Chronique de l'album "Nostradamus" du groupe Judas Priest:

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Le monde du heavy metal a ses légendes et le groupe JUDAS PRIEST en fait indéniablement parti. En 34 ans d'existence, ils ont influencé un nombre incalculable de formations et popularisé le look heavy metal biker (l'industrie du cuir cloûté leur doit beaucoup:-). En 2005, les britanniques revenaient sur le devant de la scène avec  "Angel of retribution", un album qui marquait le retour de leur chanteur emblématique: Rob Halford (13 ans après sa défection!). Le disque ne fit pas l'unanimité mais il s'avéra suffisament bon pour rassurer les fans sur l'avenir du groupe. "Nostradamus", concept album basé sur le personnage du même nom, a finalement vu le jour après 2 ans de gestation et le moins que l'on puisse dire c'est que le Priest a vu grand. Deux disques, 1H42 de musique, une pochette particulièrement soignée et une production puissante qui l'est tout autant, voilà en quelques mots le nouveau JUDAS PRIEST. Un portrait qui parait idyllique et pourtant il est certain que ce disque ne fera pas l'unanimité, pas plus qu'il ne fera date dans l'histoire du metal. "Nostradamus" est une sorte de longue fresque épique. Les nappes de claviers de Don Airey (claviériste de DEEP PURPLE depuis 2002), omniprésentes sur cet album, contribuent à rendre la musique de Judas priest plus atmosphérique et plus sombre mais ce que le groupe gagne en profondeur, il le perd en énergie. Le résultat est une alternance de courts instrumentaux ténébreux à souhait et de chansons mid-tempo dignes d'un BLACK SABBATH. Il n'y a guère que l'excellente chanson titre (la meilleure chanson de l'album) qui sonne comme les brûlots metal auxquels nous avais habité le Priest (en particulier "Painkiller"). Doit-on pour autant considérer cet album comme mauvais? Rien n'est moins sûr... "Nostradamus" est de très loin l'album le plus ambitieux de JUDAS PRIEST. Là où on les attendait avec un album dans la lignée de "British steel" (1980) ou "Painkiller" (1990), le groupe est parvenu à surprendre avec des titres certes plutôt lents mais étonamment puissants. Rob Halford est de loin celui qui tire le mieux son épingle du jeu. Délaissant les notes aigues qui ont fait sa réputation de "Metal god" (à de rares exceptions près: "Prophecy", ...), le chanteur brille ici dans un registre lyrique des plus saillants. Une nouvelle facette de son talent qui fait des merveilles sur des titres comme "Alone" ou "Nostradamus" (l'improbable croisement entre une pièce d'opéra et le virulent "Painkiller"). Dommage que les solos ne soient pas toujours transcendants ("Visions"...) et que le nombre de titres rapides soit aussi réduit. JUDAS PRIEST aurait certainement gagné à faire un album plus court mais il convient de saluer la belle prise de risque qu'est "Nostradamus". En incorporant autant de sonorités symphoniques, le groupe a exploré des terres qu'ils n'avaient jamais ratissé et c'est particulièrement honorable arrivé à ce stade de leur carrière. Le résultat ne manque pas de qualités intrinsèques (quelle ambiance!) mais il divisera à coup sûr les fans. Le sempiternel débat du progressisme contre le conservatisme...   

PS: J'invite tous les fans du METALLICA de l'âge d'or (1983 à 1986) a se précipiter sur les premiers albums du groupe TESTAMENT, en particulier "The new order" (mon dernier coup de coeur musical en date). Il devrait combler sans mal les fans de "Ride the lightning" (1984) et autre "Master of puppets" (1986)!

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Re PS: JOYEUX ANNIVERSAIRE à mon amie Laurène

20.06.2008

Communication breakdown

Et de 3 pour les BEATWIN (ex Bras cassés)! Le concert du 18 juin marque la fin de l'année culturelle à la cité universitaire du bois. Il marque aussi un tournant dans la jeune carrière du groupe. Jamais auparavant les BEATWIN n'avaient joué autant de titres et jamais ils n'avaient osé proposer des compositions originales.
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Après une première partie rondement menée par le groupe de pop rock P-Xel, Marc-Aurélien a su convaincre le public en proposant une partie acoustique pour le moins originale. En effet, non content d'avoir choisi une setlist mettant en valeur sa spécialité (l'arpège), notre cher ami Havrais a innové en proposant une reprise surprenante du tube "Toxic" (il fallait oser!) et une composition de son crû. Il a même été jusqu'à intégrer un piano sur la dernière chanson ("Let it be"), une belle prise de risque qui lui a valu pas mal d'éloges.
C'est donc après une partie acoustique couronnée de succès que les BEATWIN ont fait leur apparition. Le titre "Enter sandman" a ouvert les hostilités et a obtenu le succès escompté. Il a enflammé la salle malgré des problèmes de coordination manifestes et un réglage des micros pas toujours au point. Pendant près de deux heures, le groupe a enchainé les titres devant un public enthousiaste mais de plus en plus réduit. La faute à l'horaire particulièrement tardif et à une setlist peut être un peu trop gourmande. Toujours est il que le concert fût ponctué de moments inoubliables. On retiendra tout particulièrement l'accueil triomphal réservé aux deux nouvelles compositions.
La première, "She is gone", fût dédiée à notre flûtiste Lituanienne. Elle en avait écrit les paroles avant de retourner dans son pays natal et il nous tenait à coeur d'en faire une chanson. Je tiens d'ailleurs à saluer le travail de notre guitariste Mammar. Il a sû en faire une magnifique ballade folk dans un laps de temps pourtant très réduit (la version finale de la chanson fût terminée deux heures avant le concert!).
La deuxième composition originale a elle aussi un caractère très particulier puisqu'il s'agit ni plus ni moins du premier titre composé par BEATWIN: "No sunset for heroes". Créé à partir d'une ligne de basse et d'un riff (trouvés respectivement par Thomas et Nacim), ce premier titre en commun a vu le jour à une vitesse surprenante. Tout s'est fait très naturellement, les paroles que j'avais écrit (une vision  ironique de la condition étudiante) collaient parfaitement à la mélodie et la chanson synthétisait nos influences pourtant éparses (le riff principal sonne punk, le solo rappelle ceux des groupes de heavy metal à tendance mélodique et le refrain est orienté pop rock voire hard FM). Une modeste réussite qui continue à faire notre fierté et qui a su de toute évidence passer le cap du live avec brio! 
Tout ne fût pas rose cependant. Notre prestation a souffert de l'horaire tardif certes mais aussi d'un manque de synchronisation dû au stress et à un manque de rigueur. Je m'explique: selon moi certaines chansons ont été éxécutées à la perfection (peut être bien les meilleures versions qu'on ait jamais joué), d'autres en revanche se sont avérées bancales. Il serait inutile et puéril d'attribuer la responsabilité de cette performance en demi-teinte à une personne en particulier néanmoins il est clair qu'un brainstorming s'impose entre les différents membres du groupe. Certaines erreurs ne peuvent plus être réitérées et aujourd'hui plus que jamais il convient de se recentrer sur l'essentiel: la musique. Je suis fier du travail accompli avec ce groupe et je suis persuadé qu'il a encore beaucoup de choses à dire, seulement je me vois mal continuer sur cette lancée. Le dialogue, la rigueur et le respect de l'autre devront être notre leitnotiv dès la prochaine rentrée, il en va de la survie du groupe.    
Nous avons la chance de compter dans nos rangs des personnes aux goûts variées et des musiciens de qualité. Nous avons également un nombre impressionnant de personnes qui nous soutiennent et un matériel plus que décent, ils ne tient qu'à nous d'aller de l'avant et de faire de BEATWIN une des plus grandes réussites de notre vie alors qu'attendons nous?
 
J'aimerai terminer sur une note plus positive. Un immense MERCI à ceux qui ont fait le déplacement pour venir au concert, au CROUS de Haute Normandie et surtout à tous ceux qui soutiennent ce groupe de près ou de loin. Un gros BRAVO également à mes amis et collègues qui ont su mené le concert jusqu'au bout. A bientôt et bonnes vacances! 
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SETLIST
 
1ère partie

P-Xel 

8 titres
 

Marc-Aurélien 

1) Toxic (Britney Spears)
2) I remember (composition originale)
3) Je suis venu te dire que je m'en vais (Serge Gainsbourg)
4) Let it be (The Beatles)
 

Setlist des BEATWIN 

1) Enter sandman (Metallica) 
2) Boulevard of broken dreams (Green Day)
3) The kids aren't alright (The Offspring)
4) Save tonight (Eagle eyed cherry)
5) Lonely day (System of a down)
6) No sunset for heroes (composition originale)
 
Intermède assuré par Mammar
 
1) Talkin' about revolution (Tracy Chapman)
2) She is gone (composition originale)
 

Setlist des BEATWIN (reprise) 

7) Nothing else matters (Metallica)
8) Lambe an dro (Matmatah)
9) Californication (Red hot chili peppers)
10) Two princes (Spin doctors)
11) Wonderwall (Oasis)
12) Summer of 69 (Bryan Adams)
13) Smells like teen spirit (Nirvana)
14) Get back (The Beatles)
15) Stairway to heaven (Led Zeppelin)
16) medley Jailhouse rock/Johnny B good (Elvis Presley/Chuck Berry)
 
RAPPEL

17) The riddle (Nik Kershaw)

18) No sunset for heroes (reprise) 

LINE-UP:

BEATWIN 

Jérémy: Choeurs, chant (sur "Get back"), tambourin et percussions

Mammar: Guitare, chant (sur "Talkin' about revolution" et "She is gone") 

Marc: Chant, fautes de français (:-) et sauts de puce

Nacim: Guitare, choeurs (sur "Nothing else matters")

Thomas: Basse

Vincent: Batterie

Marc-Aurélien: Chant (sur "Toxic", "Je suis venu te dire que je m'en vais" et "I remember"), guitare acoustique (sur "Toxic", "Je suis venu te dire que je m'en vais" et "I remember") et piano (sur "Let it be") 

MUSICIEN ADDITIONNEL

Emile: Guitare acoustique (sur "Je suis venu te dire que je m'en vais" et "Let it be")

Cindy: Choeurs sur "No sunset for heroes" 

TECHNICIENS

Marvin: Gestion des lumières et de la table de mixage

François: Caméra

Marc-Aurélien: Caméra 

Cécile: Caméra 

 

17.06.2008

Cactus

Une fois n'est pas coutume, j'aimerai vous présenter mon dernier coup de coeur musical: le groupe américain CACTUS!

La musique des années 70 n'a plus jamais été la même après la sortie des deux premiers albums de LED ZEPPELIN. Boosté par des riffs incisifs et une batterie tonitruante, le blues rock pratiqué par les britanniques a souvent lorgné du côté du hard-rock, laissant derrière lui une génération de musiciens fascinés (traumatisés?:-) par cette approche plus virulente de la musique. C'est ainsi que de l'autre côté de l'Atlantique, de nombreuses formations tentèrent d'égaler le géant de plomb. Un seul y parvint réellement au point d'être surnommé le "Led Zeppelin américain", il s'agit de CACTUS. 

Histoire (non officielle) du groupe Cactus:

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Le groupe est né sous l'impulsion du batteur Carmine Appice et du bassiste Tim Bogert. A la fin des années 60, tous deux étaient membres de Vanilla fudge et désiraient s'orienter vers un son plus moderne inspiré du hard rock anglais. Ils débauchèrent la chanteur Rusty Day et le guitariste Jim McCarthy puis ils prirent le nom de CACTUS. C'est sous cette configuration que le groupe enregistra son premier album éponyme, un monument du (hard) rock qui n'a rien à envier au premier LED ZEPPELIN. La célèbre pochette du 33 tours (que vous pouvez voir ci dessus) fit scandale à l'époque et acheva de rapprocher CACTUS de son sulfureux homologue britannique. Deux autres albums suivirent ("One way...or another" et "Restrictions") mais en 1972 McCarty et Day quittèrent le groupe. Ils furent remplacés respectivement par Werner Fritzschings et Peter French mais cette nouvelle mouture ne parvint pas à convaincre les fans de la première heure. Après un nouvel album ("Ot'n sweaty", 1972) et une tournée, le groupe se sépara. Carmine Appice et Tim Bogert, les membres fondateurs, décidèrent alors de rejoindre Jeff Beck et enregistrèrent avec lui le célèbre "Beck, Bogert, Appice" (1973). Malheureusement leur collaboration prit fin après une série de concerts. Quelques années plus tard, Rusty Day tenta de reformer CACTUS avec des musiciens plus ou moins réputés mais le succès fut moindre et très limité. En 1980, le chanteur fût pressenti pour devenir la nouvelle voix d'AC/DC mais cela n'eût jamais lieu. Il trouva la mort  dans des circonstances floues en juin 1982. Ces collègues quant à eux poursuivirent une carrière fructueuse, Appice étant celui qui a su le mieux tirer son épingle du jeu (il a joué pour PINK FLOYD, Ozzy Osbourne, Rod Stewart etc). A la surprise générale, CACTUS se reforma en 2006 avec les membres d'origine et le chanteur Jimmy Kunes au chant. Ils donnèrent une poignée de concerts et enregistrèrent un nouvel album ("Cactus V") salué par la critique. Je l'écoute en boucle depuis quelques jours, on y retrouve un son diablement énergique et une certaine fidélité à leur style des 70's. Le groupe n'a donc rien perdu de son piquant ce qui laisse augurer de bonnes choses pour l'avenir...

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PS: N'allez pas croire que CACTUS est une copie exacte de LED ZEPPELIN. Le style des deux groupes est très proche (logique vu qu'ils puisent tous les deux leurs racines dans le blues américain) néanmoins après son premier album LED ZEPPELIN a innové davantage en incorporant des éléments extérieurs tels que des instruments traditionnels (percussions africaines, mandoline...) ou novateurs (le theremin sur "Whole lotta love", les synthétiseurs sur "All my love"...).  

Sources:

Wikipédia

Le livret de "Cactology"

Extrait de la chanson "Evil" du groupe CACTUS:

http://www.youtube.com/watch?v=LOJUdjQ9YcE

 

 

13.06.2008

TOTO c'est fini

Depuis 2002 (l'année où je me suis mis à écouter de la musique sérieusement), j'ai découvert pas mal d'artistes et de groupes plus intéressants les uns que les autres. Certains m'ont marqué juste le temps d'un titre d'autres par contre se sont révélés beaucoup plus intéressants. C'est ainsi qu'au fil des ans, je me suis constitué une liste de groupes "incontournables". Comprenez par là qu'il s'agit de ceux dont je pourrais acheter n'importe quel disque les yeux fermés (pour peu qu'il ne s'agisse pas d'un best of) en sachant pertinemment que je ne serai pas déçu ou du moins très peu (d'accord à une ou deux exceptions près:-). Aujourd'hui la liste doit compter une quinzaine de groupes (je souffre de boulimie musicale je sais^^), tous sont encore en activité à l'exception de Led Zeppelin et de... TOTO! En effet, il y a quelques jours le guitariste Steve Lukather (co-fondateur et pilier du groupe) a annoncé son retrait de la formation, précipitant par la même occasion la fin du groupe. Bien évidemment, comme la plupart des fans je ressens un petit pincement un coeur néanmoins je comprends et je respecte les raisons qui ont motivé la décision de Steve Lukather c'est pourquoi je me contenterai juste de saluer la carrière de ce groupe de légende avec un petit article rétrospectif. J'espère qu'il vous donnera envie de vous intéresser au groupe si vous ne le connaissez pas déjà. Bonne lecture!
 
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Histoire (non officielle) du groupe TOTO:
En 1976 deux lycéens californiens, David Paich et Jeff Porcaro, décident de monter leur propre groupe. Ils sont vite rejoints par le guitariste Steve Lukather, le bassiste David Hungate, le claviériste Steve Porcaro et le chanteur Bobby Kimball. Regroupés sous le patronyme "TOTO" (une idée de Jeff Porcaro, d'après le nom du chien dans le magicien d'Oz), les musiciens ne tardent pas à enregistrer leur premier album, sobrement intitulé "TOTO".  Le cd contient leur premier tube, "Hold the line", et parvient sans mal à franchir la barre du million d'exemplaires vendus. L'année suivante, le groupe revient avec un album plus progressif, "Hydra". Même s'il ne récolte pas le même succès que le premier opus, le titre "99" fait un carton sur les ondes. Ce n'est pas le cas de l'album suivant ("Turn back", 1981) qui amène une nouvelle orientation résolument plus hard rock. Le succès revient néanmoins dès l'année suivante avec ce qui reste à ce jour la plus grosse réussite artistique et commerciale du groupe: "TOTO IV". Avec sa brochette de tubes (l'hymne "Africa", le tubesque "Rosanna", la ballade "I won't hold you back") et sa production cristalline, l'album permet à ses géniteurs de recevoir pas moins de 6 grammy awards (dont celui du "meilleur album de l'année"). La tournée mondiale qui suit est elle aussi triomphale mais plusieurs membres du groupe trouvent quand même le temps de participer à l'album "Thriller" de Michael Jackson.
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1984 est une année charnière pour le groupe. En effet, la même année Bobby Kimball et David Hungate quittent le groupe, ils sont remplacés respectivement par Fregie Fredericksen et Mike Porcaro qui figurent tous les deux sur le nouvel album "Isolation". Le groupe compose également la bande originale du nouveau film de David Lynch: "Dune". S'en suit alors une tournée qui aboutit au départ de Fergie Fredericksen et à l'arrivée de Joseph Williams, le fils du célèbre John Williams (compositeur phare de Steven Spielberg et créateur de la musique des Star Wars, Indiana Jones et autres Harry Potter). L'album "Farenheit" (1986) marque un retour à un son plus pop mais le groupe innove en incorporant quelques sonorités jazz. 1988 voit la sortie du bien nommé "The seventh one". Malgré l'absence de Steve Porcaro (qui a quitté le groupe l'année précédente), l'album remporte un franc succès et devient un des albums préférés des fans. Cela n'empêche pas le départ de Joseph Williams en 1989. TOTO songe alors à le remplacer par Bobby Kimball mais leur maison de disque leur impose un chanteur sud africain, Jean-Michel Byron. Leur collaboration se résumera à 4 titres sur le best of "Past to present" et à quelques concerts plutôt chaotiques. A partir de là, le guitariste Steve Lukather décide de reprendre le groupe en main et devient le chanteur lead. Ce regain d'influence se caractérise par un son définitivement plus hard rock sur l'album "Kingdom of desire" (1992), malheureusement quelques semaines avant la sortie de l'album TOTO est frappé par une tragédie: Jeff Porcaro trouve la mort à la suite d'un arrêt cardiaque. Après une longue hésitation, le groupe décide de poursuivre l'aventure et recrute le britannique Simon Phillips. La tournée "Kingdom of desire" fait l'objet du premier enregistrement live officiel, "Absolutely live" (et sa pochette que j'ai toujours trouvé très sympathique:-). En 1995, TOTO revient avec un nouvel album plus intimiste. "Tambu" (c'est son nom) est suivi par une nouvelle tournée mondiale; dès la fin de celle ci les têtes du groupe (Steve Lukather et David Paich) préparent les 20 ans du groupe. Il en résulte une compilation d'inédits, "TOTO XX", et une tournée mondiale où les fans comblés ont pu retrouver Steve Porcaro, Bobby Kimball et Joseph Williams. Devant l'enthousiasme des fans, le groupe décide de réengager Bobby Kimball et enregistre avec lui le nouvel album, l'éclectique "Mindfields" (1999). Pour ses 25 ans, TOTO récidive avec une compilation de reprises pour le moins surprenantes. Les chansons de Bob Marley cotoyent celles de Cream et de Stevie Wonder. L'album connait un accueil mitigé mais la tournée remporte un franc succès (le "live in Amsterdam" en est tiré).
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A partir de ce moment, le claviériste David Paich se met progressivement en retrait au profit de Greg Phillinganes qui devient un membre à part entière en 2005. Après une longue gestation, l'album "Falling in Between" voit le jour en Février 2006. On y retrouve Joseph Williams, Steve Porcaro et Ian Anderson (flûtiste du groupe Jethro Tull). La volonté du groupe de synthétiser ses nombreuses influences (funk, soul, jazz, blues, pop...) y est manifeste et l'album-en dépit d'une orientation progressive (plusieurs titres dépassent allégrément les 5 minutes)-fait l'unanimité parmi les critiques. La tournée "Falling in between", la plus longue de l'histoire du groupe, est marquée par un fait malencontreux. Le bassiste Mike Porcaro se blesse à la main gauche et est contraint de laisser sa place à Leland Sklar (ex bassiste de Phil Collins) qui achève la tournée avec le groupe. Le "Falling in between live" enregistré à Paris en Mars 2007 marque l'ultime témoignage discographique du groupe. La tournée quant à elle s'achève en Asie le 5 avril 2008. Pendant un temps il fût question d'une tournée des 30 ans mais le 6 juin 2008, Steve Lukather annonce la fin du groupe.
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Lien vers une version live de la chanson "Africa", LE tube de TOTO:
Ici, vous pourrez lire la déclaration officielle de Steve Lukather (attention c'est en anglais):
Sources et sites conseillés:
http://www.turn-back.com/ (un site très documenté retraçant la carrière de TOTO)

02.05.2008

Rude awakening

Que l'on soit fan ou pas, il y au moins une chose qu'on ne peut pas enlever au rock: l'énergie. Je pense que ce mot résume parfaitement l'ambiance qui règnait mardi dernier lors du deuxième concert des "bras cassés" (de la résidence du bois).
On ne peut pas vraiment dire que le groupe était rassuré avant le show, le public arrivant au compte-goutte et le temps à l'extérieur ne se prêtant guère à l'ambiance festive d'un concert, néanmoins la soirée s'est terminée sur les chapeaux de roues avec un final démentiel qui en a surpris plus d'un...
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Avant toute chose, je tiens à remercier TOUS CEUX qui étaient présents (vous êtes "un putain de public" comme dirait un certain Nicola Sirkis;-), le CROUS de Haute Normandie (sans qui ce concert n'aurait pas eu lieu), les artistes de la première partie et bien sûr les autres membres du groupe qui ont su mener à bien ce concert.
Ensuite, je dois avouer que je ne suis pas très satisfait de ma prestation. Outre les sempiternels oublis de paroles, je n'ai pas pu exploiter comme je le voulais les idées et autres corrections que j'avais pourtant si soigneusement préparé. Bien sûr le groupe n'existe que depuis 3 mois et bien sûr ce qui est fait et fait mais je ne peux m'empêcher de ressentir une certaine déception vis à vis de moi même. Fort heureusement une bonne partie du public semble avoir pris son pied,  c'est l'essentiel... Sinon dans l'ensemble la soirée s'est bien déroulée. Les nombreux "guests" (Néringa à la flûte, Marc-Aurélien à la guitare et François à la batterie) ont largement contribué à la réussite du concert et je tiens une fois encore à leur adresser mes sincères félicitations et remerciements.
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Le point d'orgue de la soirée fût sans conteste le final d'anthologie qui n'est pas sans rappeler celui du célèbre film "Blues brothers" (1980) et pour cause, nous avions choisi de terminer les rappels par deux reprises d'Elvis Presley: "Jailhouse rock" (qui est aussi le générique de fin de "Blues brothers" justement) et "Blue suede shoes" (dans une version totalement improvisée:-). A ce moment là, le public est carrément devenu hystérique et s'est mis à danser comme si sa vie en dépendait! Une chose est sûre: quelque soit l'endroit où se trouve le "king" aujourd'hui, il peut être fier de lui. 31 ans après sa mort, il n'a pas fini de faire danser les gens...

SETLIST

1ère partie:

*Abder l'imitateur*
*Mammar&friends*
1) Talkin' about revolution (Tracy Chapman)
2) Knockin' on heaven's door (Bob Dylan/Guns'n roses)
3) Mr tambourine man (Bob Dylan)
LES BRAS CASSES
Intro- La bamba (Los lobos)
1) Boulevard of broken dreams (Green day)
2) Zombie (The cranberries)
3) Sweet dreams (Eurythmics/Marilyn Manson)
4) Californication (The red hot chili peppers)
5) Lonely day (System of a down)
6) The kids aren't alright (The offspring)
*Marc-Aurélien*
1) Creep (Radiohead)
2) Angeles (Elliot Smith)
3) Hello (Lionel Ritchie)

*Thomas*
1) Pea (Flea)

LES BRAS CASSES (reprise)
7) Enter sandman (Metallica)
8) Seven nation army (The white stripes)
9) Nothing else matters (Metallica)
10) Smells like teen spirit (Nirvana)
11) Wonderwall (Oasis)
12) Save tonight (Eagle eye cherry)
13) Stairway to heaven (Led zeppelin)

RAPPEL
14) Just my imagination (The cranberries)
15) Jailhouse rock (Elvis Presley)

EXTRA RAPPEL
16) Blue suede shoes (Elvis Presley)
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LINE UP

Marc: Chant, crises d'épilepsie et humour potache
Nacim: Guitare
Thomas: Basse, chant (sur "Pea")
Vincent: Batterie
Mammar: Guitare, harmonica, chant sur "Talkin' about revolution", "Knockin' on heaven's door" et "Mrs Robinson")
Jérémy: choeurs, tambourin

MUSICIENS ADDITIONNELS:

Marc-Aurélien: Guitare électrique (sur "Seven nation army")
Néringa: Flûte traversière (sur "Californication" et "Stairway to heaven")

TECHNICIENS:
Emile: Table de mixage et gestion des spots lumineux
François: Assistant batterie
Le futur du groupe? Un changement de nom, l'élaboration de compos et surtout un projet très excitant qui pour l'instant restera secret^^! 

17.04.2008

It's only rock'n roll

Hier j'ai été au cinéma avec mes deux amis Mammar et Néringa et comme j'ai été subjugué par le film, je n'ai pas pu résisté à l'envie d'en faire une critique, j'espère qu'elle vous donnera envie de le voir, a bientôt!

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On ne présente plus les Rolling stones. Tantôt considérés comme des légendes vivantes du rock ("le plus grand groupe de rock du monde" aux dires de certaines personnes) tantôt perçus comme des pilleurs opportunistes du blues américain, les Stones laissent en tout cas rarement indifférent. 46 ans de carrière, une brochette de tubes et un logo insolent devenu incontournable, on pensait avoir tout vu et pourtant c'était sans compter avec Martin Scorsese, réalisateur au talent reconnu s'il en est, et fan du groupe depuis plusieurs décennies. "Shine a light" est donc à la fois le rêve d'un fan devenu réalité, un concert (datant de fin 2006) remarquablement monté, un documentaire (le film est entrecoupé d'interviews d'époque) et l'apogée d'un groupe dont on aimerait croire qu'il ne s'arrêtera jamais (ce qui devrait pourtant arriver incessemment sous peu selon moi). Le travail effectué sur ce film est remarquable, tant au niveau visuel que sonore. On en prend vraiment plein les yeux (quelle débauche de lumières et de plans judicieux!) et les oreilles (on a parfois l'impression d'être dans le public tant les applaudissements fusent de partout!). A force de vanter les mérites de Scorsese et de son équipe, j'en oublierai presque l'essentiel: la prestation des Stones. Sans être un grand fan, j'avoue avoir une certaine affection pour leur musique et le rock'n roll en général. J'avais carrément accroché au dernier album studio ("A bigger bang", 2005) mais je redoutais le pire vis à vis de leurs récentes performances live dans la mesure où je n'avais rien vu depuis le dvd de la tournée "Bridges to babylon" filmé il y a 11 ans! Autant tuer le suspens tout de suite, je m'inquiétais pour rien! Bien que tous ses musiciens soient sexagénaires, la bande à Mick Jagger tient encore méchamment la route. S'imposant en véritable maitre de cérémonie, ce dernier se trémousse encore comme un possédé à 63 balais et je ne parle pas de Keith Richards, le rock à l'etat pur tant dans son élégance que dans ses excès... Ajoutez à cela la présence de 3 invités de marque: Jack White des White Stripes (qui a l'air très complice avec Jagger), Buddy Guy (une des dernières légendes vivantes du blues et le meilleur guitariste du monde selon Eric Clapton himself!) et enfin Christina Aguilera (alors que je l'aurais volontiers classé dans la catégorie des chanteuses pop fades et stéréotypées, j'ai été forcé de reconnaitre que la belle a du coffre^^). Bref vous l'aurez compris, je ne taris pas d'éloges sur "Shine a light". Si vous aimez le rock'n roll ou/et le blues, allez le voir sans hésitation. Je vous l'ai dis je ne suis pas un grand fan des Stones à la base (je suis plus porté sur le hard-rock et le heavy-metal) et pourtant ce film m'a laissé sur le c...! Sans aucun doute, LE MEILLEUR CONCERT FILME qu'il m'ait été de voir en 21 ans! Qui plus est, pour une fois qu'il n'est pas nécessaire de payer un prix indécent pour voir les Stones, vous auriez tort de vous en priver...

PS/ Selon moi, ce film est également la meilleure introduction pour ceux qui souhaiteraient découvrir la musique des Stones.

28.03.2008

Encore des mots, toujours des mots...

SALUT LA COMPAGNIE!

Comme d'habitude, aujourd'hui j'ai beaucoup de choses à raconter mais très peu de temps pour le faire donc j'essaierai de faire au mieux:-) 

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 Le weekend de Pâques, placé évidemment sous le signe du chocolat (je pense que j'aurai fini de tous les manger d'ici deux jours:-), a été marqué par la 1ère rencontre "officielle" avec les parents de ma dulcinée (que je salue au passage). Je tiens encore à les remercier pour leur hospitalité et pour la sympathique ballade effectuée ensemble. 

Ce weekend, décidément pas comme les autres, a aussi été marqué par un évènement de taille... C'était la 1ère fois que je voyais la NEIGE depuis l'hiver 1987 (bien évidemment comme j'ai 21 ans, j'en avais gardé très peu de souvenirs^^')! Une superbe expérience...

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Sinon mercredi, le groupe dans lequel je suis chanteur ("Les bras cassés", du moins c'est le nom provisoire) a repris le chemin des répétitions en vue d'un prochain concert qui s'annonce plus long et plein de surprises! En attendant l'annonce de la date, je vous propose une photo des répétitions du dernier concert (qui fut aussi... le premier!) ET deux vidéos de ce même concert remarquablement bien montées par un pote de la résidence. Vous les trouverez sur Youtube en tapant "concert live Rouen 18 mars".

 

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Cette semaine fut également la dernière avec le professeur de l'université de York qui avait fait le chemin jusqu'à Rouen pour nous initier, moi et les autres étudiants de la promo IBIS, aux méandres de la Révolution française. Nous lui adressons tous un grand MERCI pour sa disponibilité, sa devotion et ses encouragements et nous lui souhaitons un bon retour dans son pays en espérant qu'il a apprécié le brunch que nous lui avons préparé tout à l'heure!

Pas grand chose d'autres à signaler si ce n'est que j'apprécie de plus en plus le manga dans lequel je me plonge tous les soirs: MONSTER (j'en ai parlé dans un article précédent si vous voulez en savoir plus:-). Même si les dessins n'ont rien d'extraordinaire, il est étonnant de voir comment l'auteur parvient à combiner un scénario jouissif et une mise en scène pertinente! Vivement la suite (j'en suis au tome 9)

Avant de vous quitter j'aimerai rendre un petit hommage sans prétention à Thierry Gilardi. Ceux qui me connaissent vous le diront, je n'ai rien d'un grand sportif en revanche ça ne m'empêche pas de regarder (très) occasionnellement des matchs de foot voire des émissions qui y sont consacrées. Voilà pourquoi quand je pense à Thierry Gilardi, ce n'est pas tant l'image du commentateur sportif qui me revient en tête mais plutôt celle du présentateur de "l'équipe du dimanche" sur canal+ (mon père était un grand fan). Je tiens juste ici à honorer la mémoire d'un homme qui, de mon point de vue en tout cas, a réussi à vivre pleinement sa passion non sans avoir su la transmettre..

Sources:

wikipédia (pour l'image du drapeau) 

25.03.2008

Europe

 
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Chaque amateur de rock a son disque fétiche, celui par lequel il a découvert un monde qu'il ne connaissait pas et celui qu'il a fini par user à force de l'écouter. Dans mon cas il s'agit de l'album "The final countdown" du groupe EUROPE (qui demeure mon groupe préféré:-). Tout commence en 2002, à une heure tardive. La chaine MCM diffuse une série de clips jugés trop "agressifs" ou "trop peu rentables" pour une diffusion en pleine journée (c'est du moins mon hypothèse mais avouez qu'elle semble plausible, non? ^^'). Par curiosité, je regarde attentivement chacun d'entre eux dans l'espoir de découvrir un morceau auquel j'accrocherai autant que le "Master of puppets" de Metallica (une vraie claque assénée par mon ami Pierre quelques semaines auparavant). C'était peine perdue jusqu'à ce fameux morceau qui commence par 4 notes de synthé devenues mythiques. Le clip accompagnant la chanson avait pris un sacré coup de vieux (aah ces coupes de cheveux:-) mais ça ne m'empêchait pas de rester bouche bée devant une telle débauche d'énergie et devant cette alchimie entre le chant et la guitare, tous deux très mélodiques et très entrainants. Emporté par mon enthousiasme, j'en avais même oublié de noter le nom du groupe mais qu'importe puisque le titre de la chanson, lui, était gravée dans ma mémoire: "the final countdown". Après quelques jours de recherche, le nom du groupe ne fut pas bien difficile à trouver et ce fut la même chose pour l'album que j'ai écouté quasiment tous les jours jusqu'à la fin de l'année 2002. A présent, je vous propose une histoire du groupe (hélas trop souvent connu en France pour avoir été le groupe d'un tube) et une brève chronique de l'album qui a fait de moi un fan de rock.
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.Histoire du groupe (non officielle).
Le groupe suédois FORCE est né à la fin des années 70 sous l'impulsion du chanteur Joey Tempest (Joakim Larsson de son vrai nom) et du guitariste John Norum, tous deux fans de groupes tels que DEEP PURPLE, UFO ou THIN LIZZY. Après avoir essuyé plusieurs refus de la part des maisons de disques, le groupe fut surpris d'avoir été sélectionné pour participer à un tremplin rock national: le rock SM (une amie de Joey avait envoyé une de leurs démos sans qu'ils le sachent). En cette année 1982, le groupe décida donc de participer au rock SM mais il changea son nom et devint EUROPE (à cause du "Made in Europe" de DEEP PURPLE). A la surprise générale, il décrocha la première place et le prix correspondant: l'enregistrement d'un album! "Europe" (1983), le premier album du groupe éponyme, fut un succès en Suède mais aussi... au Japon! Le deuxième album, "Wings of tomorrow" (1984) confirma les progrès du groupe et sa renommée croissante mais il faudra attendre le 3ème album pour que le groupe accède enfin à une renommée mondiale. En 1986, EUROPE (le claviériste Mic Michaeli ayant entre temps intégré le groupe) décide de mettre de l'eau dans son vin et abandonne le heavy metal mélodique pour un style plus accessible, le hard FM, qui avait été popularisé par des groupes tels que JOURNEY, TOTO ou encore BON JOVI. Le single "The final countdown" devint un très gros tube (n°1 dans 25 pays!) et le groupe effectua une tournée triomphale aux quatre coins du globe toutefois la pression médiatique eut raison de John Norum qui déclara forfait fin 86. Il fut remplacé par l'excellent Kee Marcello avec qui le groupe enregistra le 4ème album "Out of this world" (1988). En 1991, la célébrité d'EUROPE (et de la plupart des groupes de rock dits "classiques") déclina face à la montée du grunge et de son principal représentant, Nirvana. Le groupe trouva quand même la force d'enregistrer un 5ème album ("Prisoners in paradise") et de se lancer dans une ultime tournée mais en 1992, il se sépara (même si il ne s'agissait officiellement que d'un break). En 1999, le groupe se reforma (avec Kee Marcello ET John Norum) le temps d'un mini concert célébrant le passage à l'an 2000. La réaction fut tellement enthousiaste que le groupe annonça son retour fin 2003 mais sans Kee Marcello (occupé avec son nouveau groupe, K2). En 2004, le sixième album d'EUROPE, "Start from the dark", marqua un retour inopiné au metal des débuts. Le son très heavy divisa les fans mais l'album s'écoula quand même à plus de 600 000 exemplaires. Pour promouvoir son nouvel album, EUROPE sillona les routes et constata avec surprise qu'une nouvelle génération de fans s'était intéressée à eux pendant le break. Un dvd live ("Live from the dark") fut ensuite enregistré en novembre 2004 puis le groupe revint en 2006 avec un 7ème album, "Secret Society", et une nouvelle tournée mondiale.
Vous vous demandez probablement ce qu'ils deviennent en cette belle année 2008? Et bien, après avoir donné un concert semi acoustique le 26 janvier dernier (vous pouvez le visionner sur Youtube en tapant "Europe Nalen"), le groupe prévoit l'enregistrement d'un 8ème album (pour la fin de l'année). En attendant, plusieurs dates de concert sont annoncées et pour certaines d'entre elles, le groupe fera la première partie de leurs idoles, DEEP PURPLE. La boucle est bouclée...
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.Mini chronique du disque "The final countdown".
Le 3ème album d'EUROPE est (et restera) le plus connu, c'est une certitude et très franchement on comprend aisément pourquoi dès les premières notes. "The final countdown" commence par la chanson du même nom et force est de constater que cette chanson a tout d'un hymne. Intemporelle, entrainante et portée de bout en bout par un clavier kitsh qui en arrive même à supplanter la guitare, la chanson est un excellent résumé de l'album. La voix haut perchée du chanteur Joey Tempest est impériale et elle séduit aussi bien sur des ballades (Carrie) que sur des morceaux plus enjoués (Rock the night). La guitare de John Norum quant à elle, rappelle le passé metal du groupe à travers ses solos épiques (Love chaser, Cherokee) et ses riffs mémorables (On the loose) tandis que le claviériste Mic Michaeli livre des mélodies d'anthologie (The final countdown, Carrie) et un solo rappelant furieusement DEEP PURPLE (Danger on the track). Seule ombre au tableau, la section rythmique basse/batterie, globalement convaincante mais ô combien conventionnelle... Bref, si on ne considère pas "The final countdown" comme un album de métal (les premiers et les derniers albums méritent davantage ce titre:-), on a donc affaire à un disque incontournable à moins bien sûr d'être allergique aux synthétiseurs et aux timbres de voix claire...           
Liens (sources et sites conseillés):
http://pagesperso-orange.fr/europe.paradise/  (LE site de référence pour les francophones)
http://www.europetheband.com/
   (le site officiel du groupe)
http://europebonjovidare.oldiblog.com/ (le site d'une fan française qui semble être à l'image de son blog: débordante d'enthousiasme et passionnée, coucou Valérie:-)