16.06.2008
Kick the chair
Bonjour amis lecteurs!
Désolé pour cette longue absence, j'ai été particulièrement pris ces derniers jours. Tenez pour me faire pardonner, il y aura deux posts aujourd'hui:-) Je pense poster de nouveaux articles en fin de semaine. En attendant, je vous souhaite une bonne lecture!
PS: Félicitations mon coeur, tu as été prodigieuse hier!
Critique du film "JCVD" de Mabrouk El Mechri:

Au début des années 90, Jean Claude Van Damme était une star montante du film d'action. A l'époque beaucoup de gens (moi le premier après avoir été convaincu par "Le grand tournoi" et "Universal soldier") pensaient qu'il deviendrait une icône du genre aux côté de Sylvester Stallone et d'Arnold Schwarzenegger. Dix huit ans plus tard, le constat est tout autre. L'acteur enchaine les films de série Z (réservés au marché du DVD) et suscite l'hilarité chaque fois qu'il ouvre la bouche. Son image de philosophe "aware" lui colle tellement à la peau qu'il en a perdu toute crédibilité. Il n'y a guère qu'en Asie que Van Damme parvient encore à convaincre pourtant 2008 pourrait bien marquer un tournant dans sa carrière. En effet, son tout dernier film ("JCVD" le bien nommé) prend tous ses détracteurs à contrepied. A travers une fiction quasi autobiographique, l'acteur se tourne en dérision et se met à nu, dévoilant ainsi des qualités d'acteur tragique qu'on ne lui connaissait pas forcément. A ce titre, la scène d'ouverture est excellente (Van Damme en plein tournage d'un énième film d'action tente de raisonner un réalisateur exigeant en évoquant son âge!) néanmoins ce qui marquera les esprits par dessus tout, c'est un monologue situé aux 3/4 du film. Face à la caméra, l'acteur se livre à une émouvante introspection. Il fait preuve d'une humilité à ce point déconcertante qu'il en devient difficile voire impossible de discerner la réalité de la fiction, un vrai tour de force! Les fans de baston resteront cependant sur leur faim. Van Damme est certes en excellente condition physique pour un homme de 47 ans (cf la scène d'ouverture et le fameux coup de pied qu'il effectue à la demande d'un "fan") mais les combats ne sont en aucun cas au coeur du film. Les fans de l'acteur eux seront comblés par les nombreuses références à sa carrière notamment sa rivalité avec Steven Seagal. Qu'en est-il des autres spectateurs? Difficile de répondre... En sortant de la salle de projection je ne savais toujours pas quoi penser de "JCVD". C'est définitivement un film atypique, un OVNI cinématographique quasi-inclassable. J'ai trouvé le principe excellent de même que les scènes suscitées par contre je ne suis pas franchement convaincu par l'esthétique et la structure narrative adoptées (autant de couleurs ternes et de flashbacks, était-ce nécessaire?). Voilà pourquoi, je ne conseillerai ce film qu'aux amateurs de curiosités cinématographiques et aux fans inconditionnels de Van Damme, à condition bien sûr que ces derniers ne s'attendent pas à un film d'action car ça n'en est définitivement pas un...
13:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lostinadream, van damme, action, cinema, film, jcvd, critique
06.06.2008
Highway to hell
Bonjour amis lecteurs!
C'est un vacancier épuisé mais comblé qui prend la plume aujourd'hui. Malgré quelques nuits (quasi) blanches, je dois avouer que je passe de très bonnes vacances, riches en péripéties. Hier, j'ai commencé à travailler sur mon nouveau projet (l'historique de la résidence universitaire du Bois) et j'ai avancé dans l'écriture de la deuxième chanson du groupe Beatwin. J'ai aussi été voir "Super héros movie" avec ma princesse et 4 amis de la résidence (salut les gars!). La soirée fût mémorable (l'un de nous a été obligé de jouer les contorsionnistes^^), dommage qu'on ne puisse pas en dire autant du film... En voici la critique:

L'humour est un art délicat. Tel une mélodie, il doit être manié avec rigueur pour faire mouche. Le rythme, le fond et la forme constituent les conditions sine qua non d'une blague réussie (rien de pire qu'une blague dont la chute a été mal amorcée). Les créateurs de "Super héros movie" auraient dû s'en rappeler... Sur le papier pourtant, le film s'annonçait alléchant: une parodie d'un genre très en vogue depuis le début des années 2000 (les adaptations de comics), un film dirigé par les géniteurs de "Scary movie" ET des "Y a t-il un flic?", un acteur comique de légende (l'impayable Leslie Nielsen de la série "Y a t-il un flic?" justement)... Après visionnage, je peux vous affirmer que tous les éléments suscités sont bel et bien présents, le hic c'est que le film n'est pas convaincant pour autant. "Super héros movie" n'est certes pas dénué d'humour mais il pêche par un cruel manque d'originalité et une surrenchère inopportune et irritante de blagues sallaces. Leslie Nielsen, du haut de ses 82 ans, reste fidèle à lui même mais sa prestation ne parvient pas à sauver le film du naufrage. Comment ne pas être consterné devant l'introduction démesurément longue et l'apparition aussi brève qu'inutile de Pamela Anderson? Il est rageant de se dire que les réalisateurs avaient toutes les cartes en main pour faire une comédie décapante et qu'à la place, ils ont accouché d'un film bancal et décevant. Certes quelques gags font sourire, d'autres (beaucoup plus rares) sont hilarants mais il n'en demeure pas moins que dans l'immense majorité des cas, le potentiel comique du film est gâché par un sentiment de déjà vu voire une exploitation abusive de certains gags (celui du pet par exemple, s'étend à l'infini et devient vite horripilant). Reste un film qui plaira peut être aux fans de la franchise "Scary movie", aux inconditionnels hardcore de Leslie Nielsen (qui feraient peut être mieux de lui préférer "Dracula mort et heureux de l'être"^^') et/ou à ceux qui ne connaissent ni l'un ni l'autre (ça existe?:-) et qui ne bronchent pas devant une bonne dose d'humour gras. Les autres peuvent passer leur chemin sous peine d'être fortement déçus par cette suite de gags éculés.
Allez pour finir sur une note plus joviale je vous offre deux nouveaux scans de mes dessins:
13:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : x men, super héros movie, cinema, gaston
26.04.2008
John Carpenter
Les articles de la rubrique "mon carnet nostalgie" sont sans conteste ceux que j'ai le plus de plaisir à écrire. C'est tellement agréable de replonger dans ses souvenirs pour y retrouver des noms, des images, des sensations qui nous ont marqué pour une raison ou pour une autre... Aujourd'hui, cette rubrique sera consacrée au cinéma puisque je vais vous parler de mon réalisateur préféré: John Carpenter.

Difficile de dire quand est ce qu'a eu lieu ma première rencontre avec le cinéma de John Carpenter. Si je devais raisonner de façon pragmatique, je dirais que "Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin" (Big trouble in Little China, 1986) et "Assaut" (Assault on precinct 13, 1976) ont été les premiers films qui m'ont fait adhérer à l'oeuvre de ce réalisateur américain or je les ai vu pour la première fois sur des chaines affiliées à Canalsatellite (Cinécinéma et Action si ma mémoire est bonne). Mes parents étant abonnés depuis 1998/1999, je pense pouvoir affirmer sans trop me tromper que ma passion pour le cinéma de John Carpenter est née durant cette période ou alors peu après. A l'époque, le collégien introverti que j'étais ignorait que ces deux films étaient l'oeuvre du même réalisateur bien qu'il pressentait un "je ne sais quoi" de commun entre les deux longs métrages. Par la suite, je me suis intéressé à "Prince des ténèbres " (Prince of darkness, 1987) après avoir lu qu'un de mes chanteurs préférés (le rocker Alice Cooper) y campait un petit rôle. Là encore, j'ai accroché et se faisant, j'ai fini par apprendre que trois de mes films favoris étaient du même réalisateur, John Carpenter. Dès lors, je me suis mis à rechercher ses autres films (Vampires, le village des damnés, Halloween, New York 1997, The thing...) et je dois avouer que jusqu'à maintenant il n'y en a aucun auquel je n'ai pas accroché si ce n'est le dernier en date, "Ghost of Mars" (2001), que j'ai trouvé un peu en deçà du niveau des précédents films (je vous précise plus bas quels sont les films que j'ai vu pour l'instant).
John Carpenter a l'énorme avantage d'être un réalisateur polyvalent. Non seulement il est capable de tourner des classiques de l'épouvante ("Halloween" et "The thing" en tête) mais il peut tout aussi bien réaliser des comédies décalées ("Les aventures de Jack Burton") et des films d'anticipation ("New York 1997" et sa suite "Los Angeles 2013", etc), le tout avec des moyens pas toujours mirobolants mais une maestria à toute épreuve comme en témoigne le surprenant "Assaut", tourné avec un budget dérisoire de 100 000 dollars. Carpenter est aussi un compositeur aguerri (il signe la plupart des bandes originales de ses films) même si ses morceaux sont tantôt géniaux (le célèbre thème d'Halloween et son piano diabolique:-) tantôt anecdotiques (les thèmes mous du genou de "New york 1997" et "Ghosts of Mars").

L'influence de John Carpenter n'est plus à prouver. Son talent lui a valu le sobriquet de "maitre de l'épouvante" et on ne compte plus les clins d'oeil et autres hommages. Je pense notamment aux personnages des jeux vidéos Metal Gear Solid (le personnage de Snake est directement inspiré de Snake Plissken, héros de "New York 1997" et "Los Angeles 2013") et Mortal Kombat (le dieu de la foudre Raiden est inspiré des trois guerriers mystiques du film "Les aventures de Jack Burton") ainsi qu'à la scène du bar dans le dernier Tarantino, "Boulevard de la mort" (sur le mur, il y a un T-shirt blanc avec le logo du film "Les aventures de Jack Burton"). A cela s'ajoute le nombre grandissant de remakes (pas toujours réussis) basés sur les films de Carpenter: Assault on precinct 13, The fog, Halloween...
Bref vous l'aurez compris, John Carpenter est un réalisateur très particulier que tout cinéphile un tantinet intéressé par l'épouvante et la science fiction se doit de connaitre, pour peu qu'il ne soit pas abonné aux blockbusters (films à grand budget) bourrés d'effets numériques bien entendu... Sachez enfin que "Big John" (un autre surnom de Carpenter) travaillerait depuis quelques mois sur son prochain film, "L.A. Gothic". La date de sortie n'a pas encore été communiquée mais vous pouvez compter sur moi pour vous tenir informé;-)

Filmographie (source: Wikipedia):
.1974: Dark star
.1976: Assaut (déjà vu)
.1978: Halloween (déjà vu)
.1980: The fog
.1981: New York 1997 (déjà vu)
.1982: The thing (déjà vu)
.1983: Christine (déjà vu)
.1984: Starman
.1986: Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin (déjà vu)
.1987: Prince des ténèbres (déjà vu)
.1988: Invasion Los Angeles
.1992: Les aventures d'un homme invisible
.1995: L'antre de la folie
.1995: Le village des damnés (déjà vu)
.1996: Los Angeles 2013 (déjà vu)
.1998: Vampires (déjà vu)
.2001: Ghosts of Mars (déjà vu)
.2008/2009?: L.A. Gothic
Sources (images):
eightdayzaweek.blogspot.com (pour l'image de Jack Burton)
captures d'écran des dvds officiels
18:30 Publié dans Mon carnet nostalgie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, carpenter, film, lostinadream



