04.07.2008

I have a dream...

Dire que IRON MAIDEN est une légende du heavy metal est un doux euphémisme. 28 ans après la sortie de leur premier album, les Britanniques continuent de silloner le monde en distillant leur musique puissante et mélodique. Mardi dernier, ils étaient au palais omnisport de Bercy et votre serviteur y était. Chronique d'un rêve devenu réalité...
La naissance d'une passion
J'ai découvert IRON MAIDEN en 2002, quelques mois après être devenu un Metalhead (un fan de heavy metal) à l'écoute de "Master of puppets" (de METALLICA) et "Final countdown" (EUROPE). A l'époque, mon principal objectif était de découvrir les autres "ténors" du genre. IRON MAIDEN était le nom qui revenait le plus souvent. T-shirts à l'effigie d'Eddie (leur mascotte zombie), interviews (ils étaient sans cesse cités comme influence majeure), posters... Ils étaient partout! Tout indiquait qu'ils étaient le groupe de metal le plus célèbre au monde (avec METALLICA cela va de soi).  Dans ces conditions, il m'était bien sûr impossible de ne pas m'y intéresser. Si j'ai accroché dès la première écoute à leurs mélodies acérées, j'étais plutôt sceptique quant à la voix de Bruce Dickinson (un peu trop criarde à mon goût). Ce n'est qu'après plusieurs écoutes que je me suis mis à l'apprécier à sa juste valeur: une voix puissante et lyrique au service d'une musique à laquelle elle sied parfaitement. C'est véritablement à partir de ce moment que je suis devenu fan. L'année suivante (2003) je me suis procuré l'album "Dance of death" dès sa sortie. Ce premier achat estampillé "IRON MAIDEN" a confirmé mon intérêt pour le groupe mais il m'a aussi remis les pieds sur terre. En regardant la liste des dates de la tournée dans le livret, je savais pertinemment que je ne verrai jamais le groupe en live tant que je serai à La Réunion, l'île étant trop petite et trop peu connue pour accueillir des artistes d'une telle notoriété... 5 ans plus tard, la donne avait changée. Installé en Normandie, rien ne m'empêchait de faire le déplacement pour aller les voir à Paris. Aussi dès l'annonce d'une tournée retraçant la période 1980-1988 (l'apogée créative et commerciale du groupe) j'ai bondi de joie avant de foncer à la fnac de Rouen pour acheter ma place. J'étais présent 30 minutes avant l'ouverture de la billeterie, c'était le 30 novembre 2007...
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Une journée inoubliable
Les 8 mois précédant le concert sont passés incroyablement vite (les articles de ce blog devraient vous en convaincre;-) et à une semaine de la date fatidique, l'excitation était déjà à son comble. Le jour J j'ai quitté très tôt  le domicile de ma marraine et j'ai pris le train depuis Vernon pour rejoindre Paris. Accompagné de mon ami Vincent (le batteur des BEATWIN en personne^^), je me suis rendu à Clichy (nous y avons croisé Stéphane Bern!) puis à Bercy où nous attendaient son frère et deux de ses amis. L'attente fût longue (de 13H à 18H) et pénible (il faisait une chaleur torride et il n'y avait nul part où s'abriter) mais il régnait dans l'air une frénésie démentielle. A tous les coins de rue et à toutes les térasses, on croisait des T-shirts noirs aux couleurs de IRON MAIDEN, METALLICA, AC/DC... Dans la file d'attente déjà bien longue, des metalheads écoutaient des classiques du métal (notamment "Painkiller" du groupe JUDAS PRIEST) tandis qu'un vendeur asiatique se faufilait en vendant des T-shirts à l'effigie de la dernière tournée (j'en ai pris un, le dessin qui y figure est celui que vous pouvez voir juste au dessus). A ma grande surprise, même un groupe de gamins (de toute évidence des primaires en sortie) s'est mis à scander un retentissant "Maiden! Maiden!". Tout cela contribuait à rendre l'ambiance particulièrement bon enfant d'ailleurs tout au long de l'après midi j'ai tapé la discute avec d'autres fans, plus sympathiques les uns que les autres. Il est sidérant de voir à quel point la musique et le rock en particulier revêt un aspect communautaire. Des gens qui appartenaient à des générations différentes et qui ne se connaissaient ni d'Eve ni d'Adam se lançaient dans des discussions passionnées (MERCI à toi "Tom Mathew"), rigolaient comme de vieux amis et partageaient quelques bières, il fallait le voir pour le croire! (J'imagine que cette sympathie ambiante a largement contribué à rendre plus supportable ces 5 heures d'attente). Lorsqu'arriva enfin le moment de l'ouverture des portes, les vigiles fouillèrent un à un les spectateurs mais il ne me fallu pas plus d'un quart d'heure pour entrer dans Bercy! Je me suis alors dépêché de trouver une place confortable dans les gradins à droite de la scène (juste derrière le carré VIP, grrr...). Par chance, j'avais une vue imprenable et un belge fort sympathique comme voisin. Une fois la salle pleine aux trois quarts et chauffée à blanc (regardez dans les liens tout en bas, vous verrez la monumentale hola:-), les lumières s'éteignirent et un énorme riff de guitare retentit. Lauren Harris fit son entrée sur scène sous les applaudissements. Je ne connaissais absolument rien de la fille de Steve Harris (le bassiste et leader de IRON MAIDEN) mais je dois avouer que la belle aux pieds nus avait de l'énergie à revendre (à défaut d'avoir un style original...). Le groupe qui l'épaulait n'avait pas à rougir de la comparaison (le guitariste nous a même gratifié d'un solo éxécuté derrière la tête, à la manière d'un Jimi Hendrix) mais il m'a laissé une drôle d'impression. Imaginez des refrains à la Avril Lavigne posés sur une rythmique quasi heavy-metal! Quoiqu'il en soit la prestation de Lauren (qui a tenté de nombreuses incursions dans la langue de Molière) a été vivement accueillie ce qui ne fût pas le cas d'Avenged sevenfold, le groupe suivant. Hués de façon honteuse par une bonne partie de la fosse, les californiens ont pourtant éxécuté leur set avec beaucoup de professionnalisme (à noter une très belle version de "Critical Acclaim") et ce malgré un volume un peu trop élevé. Certes le chanteur aurait pu se retenir de balancer des "FUCK" à tout va mais ce n'est pas une raison pour infliger un accueil aussi pitoyable à un groupe choisi par Maiden eux mêmes! C'est donc au terme d'une setlist vraisemblablement écourtée (certains affirment avoir vu le guitariste fracasser sa guitare par terre de rage) que les Avenged sevenfold ont libéré la scène. A ce moment là, tout Bercy retint son souffle tandis que les roadies déroulaient un tapis bleu cerni de motifs égyptiens (avec pour musique de fond, "Immigrant song" de LED ZEPPELIN).
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L'explosion
Il est 21H15, les cris s'intensifient ("Maiden! Maiden!") et le riff d'intro de la chanson "Doctor Doctor" (du groupe UFO) résonne dans Bercy. Cette fois ça y est, vu l'intensité du volume ce n'est certainement pas une bande mais bel et bien des notes éxécutées en live! Sur le gigantesque rideau bleu on observe une silhouette mouvante, de toute évidence un des membres du groupe s'amuse à faire monter la pression avant l'entrée en scène. Tout à coup, les lumières s'éteignent et les cris reprennent de plus bel. Cette fois, c'est l'instrumental "Transylvania" (extrait du premier album de Maiden) qui s'échappe de derrière le rideau. Sur les deux écrans disposés de chaque côté de la scène, une vidéo montrant l'attérissage du ED FORCE ONE (l'avion qui transporte le groupe sur cette tournée) est projetée puis ce fût le tour du célèbre discours de Winston Churchill ("We shall never surrender"). Le début du concert était imminent et pour la première fois depuis le début du concert, la quasi-intégralité des personnes assises (votre serviteur compris) s'est levée pour accueillir comme il se doit les héros de la soirée. Je ne vous raconte pas l'hystérie quand le rideau est finalement tombé et que les premières notes de "Aces high" ont jailli des enceintes, c'était la folie! Bruce Dickinson, fidèle à lui même, fit son entrée en scène en courant comme un dératé. Pendant près de deux heures, le groupe a enchainé 16 chansons à un rythme surprenant, ne laissant que très peu de blanc entre les chansons (sauf lorsque Bruce a annoncé: "je croa que le batteuw a cassé la beutri, c'est la 3emme feua":-). A un moment donné, le charismatique chanteur a demandé aux personnes de moins de 26 ans de lever la main. Il a alors constaté qu'elles étaient très nombreuses ce soir là et leur a annoncé que cette tournée rétrospective était pour eux avant de lancer un tonitruant "c'est une revelations!!".
Le concert fût ponctué de nombreux moments mémorables mais si je ne devais en retenir qu'un ça serait sans hésitation l'enchainement "The rime of the ancient mariner/Powerslave". Deux titres longs, épiques et théatraux qu'ont n'avait pas entendu en live depuis le "Live after death" (le live de référence de IRON MAIDEN, enregistré il y a 24 ans)! Pendant le sinistre break du premier titre, les musiciens ont été submergés par la fumée tandis que la plate forme des spots lumineux vacillaient au dessus de leur tête. L'impression d'être sur un bateau avançant dans la brume était parfaitement retranscrite (on se serait cru dans "The fog" de John Carpenter), je crois bien qu'il s'agissait là de la mise en scène la plus impressionnante qu'il m'ait été donné de voir pour un concert. A eux seuls, les deux titres que j'ai cité résument ce qu'est un concert d'IRON MAIDEN: un gigantesque opéra-rock servi par des musiciens virtuoses et une mise en scène grandiloquente. "Hallowed be thy name" acheva de mettre à genoux les rares spectateurs qui avaient encore de l'énergie à revendre puis le groupe tira sa révérence. 
Le repos des guerriers
Ce concert du 1er juillet 2008 a été sans conteste le MEILLEUR CONCERT de ma vie (juste devant THERAPY? en 2006). IRON MAIDEN s'est montré à la hauteur de sa légende et si le maitre de cérémonie Bruce Dickinson n'a plus autant de souffle que dans les années 80 (rappelons qu'il fête ses 50 ans cette année), il n'en demeure pas moins impressionnant d'énergie et de décontraction. De plus, la mise en scène sur cette tournée est selon moi la meilleure qu'ils aient jamais eu (jamais auparavant il n'avait utilisé autant d'effets pyrotechniques! A cela s'ajoute un Eddie en grande forme, que ça soit sous la forme d'une momie géante ou d'un cyborg obsédé^^). Le son était d'une qualité plutôt honorable (même si certaines chansons comme "Aces high" sonnaient un peu brouillones avec 3 guitares) et le public a fait preuve d'un enthousiasme sans faille jusqu'au bout mais ce que je retiendrai par dessus tout c'est l'humilité d'un groupe qui n'a plus rien à prouver. Pour citer Bruce Dickinson: "Si nous existons c'est parce que vous existez".
PS: Le groupe a promis de revenir avec un nouvel album. UP THE IRONS!
Liens:

http://fr.youtube.com/watch?v=VUV_mbJChvs  (pour voir l'incroyable hola précédant le concert)

http://fr.youtube.com/watch?v=I-W-cWcJuxk&feature=rel... (pour voir ce que donnait le break de "The rime of the ancient mariner" en 84)

17.06.2008

Cactus

Une fois n'est pas coutume, j'aimerai vous présenter mon dernier coup de coeur musical: le groupe américain CACTUS!

La musique des années 70 n'a plus jamais été la même après la sortie des deux premiers albums de LED ZEPPELIN. Boosté par des riffs incisifs et une batterie tonitruante, le blues rock pratiqué par les britanniques a souvent lorgné du côté du hard-rock, laissant derrière lui une génération de musiciens fascinés (traumatisés?:-) par cette approche plus virulente de la musique. C'est ainsi que de l'autre côté de l'Atlantique, de nombreuses formations tentèrent d'égaler le géant de plomb. Un seul y parvint réellement au point d'être surnommé le "Led Zeppelin américain", il s'agit de CACTUS. 

Histoire (non officielle) du groupe Cactus:

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Le groupe est né sous l'impulsion du batteur Carmine Appice et du bassiste Tim Bogert. A la fin des années 60, tous deux étaient membres de Vanilla fudge et désiraient s'orienter vers un son plus moderne inspiré du hard rock anglais. Ils débauchèrent la chanteur Rusty Day et le guitariste Jim McCarthy puis ils prirent le nom de CACTUS. C'est sous cette configuration que le groupe enregistra son premier album éponyme, un monument du (hard) rock qui n'a rien à envier au premier LED ZEPPELIN. La célèbre pochette du 33 tours (que vous pouvez voir ci dessus) fit scandale à l'époque et acheva de rapprocher CACTUS de son sulfureux homologue britannique. Deux autres albums suivirent ("One way...or another" et "Restrictions") mais en 1972 McCarty et Day quittèrent le groupe. Ils furent remplacés respectivement par Werner Fritzschings et Peter French mais cette nouvelle mouture ne parvint pas à convaincre les fans de la première heure. Après un nouvel album ("Ot'n sweaty", 1972) et une tournée, le groupe se sépara. Carmine Appice et Tim Bogert, les membres fondateurs, décidèrent alors de rejoindre Jeff Beck et enregistrèrent avec lui le célèbre "Beck, Bogert, Appice" (1973). Malheureusement leur collaboration prit fin après une série de concerts. Quelques années plus tard, Rusty Day tenta de reformer CACTUS avec des musiciens plus ou moins réputés mais le succès fut moindre et très limité. En 1980, le chanteur fût pressenti pour devenir la nouvelle voix d'AC/DC mais cela n'eût jamais lieu. Il trouva la mort  dans des circonstances floues en juin 1982. Ces collègues quant à eux poursuivirent une carrière fructueuse, Appice étant celui qui a su le mieux tirer son épingle du jeu (il a joué pour PINK FLOYD, Ozzy Osbourne, Rod Stewart etc). A la surprise générale, CACTUS se reforma en 2006 avec les membres d'origine et le chanteur Jimmy Kunes au chant. Ils donnèrent une poignée de concerts et enregistrèrent un nouvel album ("Cactus V") salué par la critique. Je l'écoute en boucle depuis quelques jours, on y retrouve un son diablement énergique et une certaine fidélité à leur style des 70's. Le groupe n'a donc rien perdu de son piquant ce qui laisse augurer de bonnes choses pour l'avenir...

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PS: N'allez pas croire que CACTUS est une copie exacte de LED ZEPPELIN. Le style des deux groupes est très proche (logique vu qu'ils puisent tous les deux leurs racines dans le blues américain) néanmoins après son premier album LED ZEPPELIN a innové davantage en incorporant des éléments extérieurs tels que des instruments traditionnels (percussions africaines, mandoline...) ou novateurs (le theremin sur "Whole lotta love", les synthétiseurs sur "All my love"...).  

Sources:

Wikipédia

Le livret de "Cactology"

Extrait de la chanson "Evil" du groupe CACTUS:

http://www.youtube.com/watch?v=LOJUdjQ9YcE

 

 

13.06.2008

TOTO c'est fini

Depuis 2002 (l'année où je me suis mis à écouter de la musique sérieusement), j'ai découvert pas mal d'artistes et de groupes plus intéressants les uns que les autres. Certains m'ont marqué juste le temps d'un titre d'autres par contre se sont révélés beaucoup plus intéressants. C'est ainsi qu'au fil des ans, je me suis constitué une liste de groupes "incontournables". Comprenez par là qu'il s'agit de ceux dont je pourrais acheter n'importe quel disque les yeux fermés (pour peu qu'il ne s'agisse pas d'un best of) en sachant pertinemment que je ne serai pas déçu ou du moins très peu (d'accord à une ou deux exceptions près:-). Aujourd'hui la liste doit compter une quinzaine de groupes (je souffre de boulimie musicale je sais^^), tous sont encore en activité à l'exception de Led Zeppelin et de... TOTO! En effet, il y a quelques jours le guitariste Steve Lukather (co-fondateur et pilier du groupe) a annoncé son retrait de la formation, précipitant par la même occasion la fin du groupe. Bien évidemment, comme la plupart des fans je ressens un petit pincement un coeur néanmoins je comprends et je respecte les raisons qui ont motivé la décision de Steve Lukather c'est pourquoi je me contenterai juste de saluer la carrière de ce groupe de légende avec un petit article rétrospectif. J'espère qu'il vous donnera envie de vous intéresser au groupe si vous ne le connaissez pas déjà. Bonne lecture!
 
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Histoire (non officielle) du groupe TOTO:
En 1976 deux lycéens californiens, David Paich et Jeff Porcaro, décident de monter leur propre groupe. Ils sont vite rejoints par le guitariste Steve Lukather, le bassiste David Hungate, le claviériste Steve Porcaro et le chanteur Bobby Kimball. Regroupés sous le patronyme "TOTO" (une idée de Jeff Porcaro, d'après le nom du chien dans le magicien d'Oz), les musiciens ne tardent pas à enregistrer leur premier album, sobrement intitulé "TOTO".  Le cd contient leur premier tube, "Hold the line", et parvient sans mal à franchir la barre du million d'exemplaires vendus. L'année suivante, le groupe revient avec un album plus progressif, "Hydra". Même s'il ne récolte pas le même succès que le premier opus, le titre "99" fait un carton sur les ondes. Ce n'est pas le cas de l'album suivant ("Turn back", 1981) qui amène une nouvelle orientation résolument plus hard rock. Le succès revient néanmoins dès l'année suivante avec ce qui reste à ce jour la plus grosse réussite artistique et commerciale du groupe: "TOTO IV". Avec sa brochette de tubes (l'hymne "Africa", le tubesque "Rosanna", la ballade "I won't hold you back") et sa production cristalline, l'album permet à ses géniteurs de recevoir pas moins de 6 grammy awards (dont celui du "meilleur album de l'année"). La tournée mondiale qui suit est elle aussi triomphale mais plusieurs membres du groupe trouvent quand même le temps de participer à l'album "Thriller" de Michael Jackson.
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1984 est une année charnière pour le groupe. En effet, la même année Bobby Kimball et David Hungate quittent le groupe, ils sont remplacés respectivement par Fregie Fredericksen et Mike Porcaro qui figurent tous les deux sur le nouvel album "Isolation". Le groupe compose également la bande originale du nouveau film de David Lynch: "Dune". S'en suit alors une tournée qui aboutit au départ de Fergie Fredericksen et à l'arrivée de Joseph Williams, le fils du célèbre John Williams (compositeur phare de Steven Spielberg et créateur de la musique des Star Wars, Indiana Jones et autres Harry Potter). L'album "Farenheit" (1986) marque un retour à un son plus pop mais le groupe innove en incorporant quelques sonorités jazz. 1988 voit la sortie du bien nommé "The seventh one". Malgré l'absence de Steve Porcaro (qui a quitté le groupe l'année précédente), l'album remporte un franc succès et devient un des albums préférés des fans. Cela n'empêche pas le départ de Joseph Williams en 1989. TOTO songe alors à le remplacer par Bobby Kimball mais leur maison de disque leur impose un chanteur sud africain, Jean-Michel Byron. Leur collaboration se résumera à 4 titres sur le best of "Past to present" et à quelques concerts plutôt chaotiques. A partir de là, le guitariste Steve Lukather décide de reprendre le groupe en main et devient le chanteur lead. Ce regain d'influence se caractérise par un son définitivement plus hard rock sur l'album "Kingdom of desire" (1992), malheureusement quelques semaines avant la sortie de l'album TOTO est frappé par une tragédie: Jeff Porcaro trouve la mort à la suite d'un arrêt cardiaque. Après une longue hésitation, le groupe décide de poursuivre l'aventure et recrute le britannique Simon Phillips. La tournée "Kingdom of desire" fait l'objet du premier enregistrement live officiel, "Absolutely live" (et sa pochette que j'ai toujours trouvé très sympathique:-). En 1995, TOTO revient avec un nouvel album plus intimiste. "Tambu" (c'est son nom) est suivi par une nouvelle tournée mondiale; dès la fin de celle ci les têtes du groupe (Steve Lukather et David Paich) préparent les 20 ans du groupe. Il en résulte une compilation d'inédits, "TOTO XX", et une tournée mondiale où les fans comblés ont pu retrouver Steve Porcaro, Bobby Kimball et Joseph Williams. Devant l'enthousiasme des fans, le groupe décide de réengager Bobby Kimball et enregistre avec lui le nouvel album, l'éclectique "Mindfields" (1999). Pour ses 25 ans, TOTO récidive avec une compilation de reprises pour le moins surprenantes. Les chansons de Bob Marley cotoyent celles de Cream et de Stevie Wonder. L'album connait un accueil mitigé mais la tournée remporte un franc succès (le "live in Amsterdam" en est tiré).
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A partir de ce moment, le claviériste David Paich se met progressivement en retrait au profit de Greg Phillinganes qui devient un membre à part entière en 2005. Après une longue gestation, l'album "Falling in Between" voit le jour en Février 2006. On y retrouve Joseph Williams, Steve Porcaro et Ian Anderson (flûtiste du groupe Jethro Tull). La volonté du groupe de synthétiser ses nombreuses influences (funk, soul, jazz, blues, pop...) y est manifeste et l'album-en dépit d'une orientation progressive (plusieurs titres dépassent allégrément les 5 minutes)-fait l'unanimité parmi les critiques. La tournée "Falling in between", la plus longue de l'histoire du groupe, est marquée par un fait malencontreux. Le bassiste Mike Porcaro se blesse à la main gauche et est contraint de laisser sa place à Leland Sklar (ex bassiste de Phil Collins) qui achève la tournée avec le groupe. Le "Falling in between live" enregistré à Paris en Mars 2007 marque l'ultime témoignage discographique du groupe. La tournée quant à elle s'achève en Asie le 5 avril 2008. Pendant un temps il fût question d'une tournée des 30 ans mais le 6 juin 2008, Steve Lukather annonce la fin du groupe.
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Lien vers une version live de la chanson "Africa", LE tube de TOTO:
Ici, vous pourrez lire la déclaration officielle de Steve Lukather (attention c'est en anglais):
Sources et sites conseillés:
http://www.turn-back.com/ (un site très documenté retraçant la carrière de TOTO)

17.04.2008

It's only rock'n roll

Hier j'ai été au cinéma avec mes deux amis Mammar et Néringa et comme j'ai été subjugué par le film, je n'ai pas pu résisté à l'envie d'en faire une critique, j'espère qu'elle vous donnera envie de le voir, a bientôt!

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On ne présente plus les Rolling stones. Tantôt considérés comme des légendes vivantes du rock ("le plus grand groupe de rock du monde" aux dires de certaines personnes) tantôt perçus comme des pilleurs opportunistes du blues américain, les Stones laissent en tout cas rarement indifférent. 46 ans de carrière, une brochette de tubes et un logo insolent devenu incontournable, on pensait avoir tout vu et pourtant c'était sans compter avec Martin Scorsese, réalisateur au talent reconnu s'il en est, et fan du groupe depuis plusieurs décennies. "Shine a light" est donc à la fois le rêve d'un fan devenu réalité, un concert (datant de fin 2006) remarquablement monté, un documentaire (le film est entrecoupé d'interviews d'époque) et l'apogée d'un groupe dont on aimerait croire qu'il ne s'arrêtera jamais (ce qui devrait pourtant arriver incessemment sous peu selon moi). Le travail effectué sur ce film est remarquable, tant au niveau visuel que sonore. On en prend vraiment plein les yeux (quelle débauche de lumières et de plans judicieux!) et les oreilles (on a parfois l'impression d'être dans le public tant les applaudissements fusent de partout!). A force de vanter les mérites de Scorsese et de son équipe, j'en oublierai presque l'essentiel: la prestation des Stones. Sans être un grand fan, j'avoue avoir une certaine affection pour leur musique et le rock'n roll en général. J'avais carrément accroché au dernier album studio ("A bigger bang", 2005) mais je redoutais le pire vis à vis de leurs récentes performances live dans la mesure où je n'avais rien vu depuis le dvd de la tournée "Bridges to babylon" filmé il y a 11 ans! Autant tuer le suspens tout de suite, je m'inquiétais pour rien! Bien que tous ses musiciens soient sexagénaires, la bande à Mick Jagger tient encore méchamment la route. S'imposant en véritable maitre de cérémonie, ce dernier se trémousse encore comme un possédé à 63 balais et je ne parle pas de Keith Richards, le rock à l'etat pur tant dans son élégance que dans ses excès... Ajoutez à cela la présence de 3 invités de marque: Jack White des White Stripes (qui a l'air très complice avec Jagger), Buddy Guy (une des dernières légendes vivantes du blues et le meilleur guitariste du monde selon Eric Clapton himself!) et enfin Christina Aguilera (alors que je l'aurais volontiers classé dans la catégorie des chanteuses pop fades et stéréotypées, j'ai été forcé de reconnaitre que la belle a du coffre^^). Bref vous l'aurez compris, je ne taris pas d'éloges sur "Shine a light". Si vous aimez le rock'n roll ou/et le blues, allez le voir sans hésitation. Je vous l'ai dis je ne suis pas un grand fan des Stones à la base (je suis plus porté sur le hard-rock et le heavy-metal) et pourtant ce film m'a laissé sur le c...! Sans aucun doute, LE MEILLEUR CONCERT FILME qu'il m'ait été de voir en 21 ans! Qui plus est, pour une fois qu'il n'est pas nécessaire de payer un prix indécent pour voir les Stones, vous auriez tort de vous en priver...

PS/ Selon moi, ce film est également la meilleure introduction pour ceux qui souhaiteraient découvrir la musique des Stones.

31.03.2008

Les aventuriers de la chanson perdue


ENFIN!!!!! C'est le premier mot qui me soit venu à l'esprit quand j'ai écouté la chanson THE RIDDLE de Nik Kershaw sur Youtube. Ca faisait des années que je la cherchais mais évidemment sans le titre ni le nom de l'artiste, la recherche s'est avérée fastidieuse et infructieuse... Du moins jusqu'à hier! Pourtant ce n'est pas faute d'avoir cherché. J'ai interrogé plus d'une quinzaine de personnes ("Ah oui! L'air me dit quelque chose, j'adore cette chanson mais je sais pas du tout qui c'est" était la réponse la plus courante^^'), fait des recherches des nuits entières sur internet (et accessoirement dévouvert pas mal d'artistes) mais finalement c'est grâce aux conseils d'une amie à un pote (compliqué tout ça:-) que j'ai fini par mettre la main sur ce tube "oublié" des années 80. Franchement, ça valait le coup. La chanson a beau avoir 24 ans, la mélodie principale est toujours aussi entrainante. Jetez vous dessus c'est une merveille!
En tout cas, une chose est sûre... Jamais une chanson n'aura autant mérité son titre: The riddle... La devinette!
 

http://fr.youtube.com/watch?v=WlYt8tvuB64

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25.03.2008

Europe

 
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Chaque amateur de rock a son disque fétiche, celui par lequel il a découvert un monde qu'il ne connaissait pas et celui qu'il a fini par user à force de l'écouter. Dans mon cas il s'agit de l'album "The final countdown" du groupe EUROPE (qui demeure mon groupe préféré:-). Tout commence en 2002, à une heure tardive. La chaine MCM diffuse une série de clips jugés trop "agressifs" ou "trop peu rentables" pour une diffusion en pleine journée (c'est du moins mon hypothèse mais avouez qu'elle semble plausible, non? ^^'). Par curiosité, je regarde attentivement chacun d'entre eux dans l'espoir de découvrir un morceau auquel j'accrocherai autant que le "Master of puppets" de Metallica (une vraie claque assénée par mon ami Pierre quelques semaines auparavant). C'était peine perdue jusqu'à ce fameux morceau qui commence par 4 notes de synthé devenues mythiques. Le clip accompagnant la chanson avait pris un sacré coup de vieux (aah ces coupes de cheveux:-) mais ça ne m'empêchait pas de rester bouche bée devant une telle débauche d'énergie et devant cette alchimie entre le chant et la guitare, tous deux très mélodiques et très entrainants. Emporté par mon enthousiasme, j'en avais même oublié de noter le nom du groupe mais qu'importe puisque le titre de la chanson, lui, était gravée dans ma mémoire: "the final countdown". Après quelques jours de recherche, le nom du groupe ne fut pas bien difficile à trouver et ce fut la même chose pour l'album que j'ai écouté quasiment tous les jours jusqu'à la fin de l'année 2002. A présent, je vous propose une histoire du groupe (hélas trop souvent connu en France pour avoir été le groupe d'un tube) et une brève chronique de l'album qui a fait de moi un fan de rock.
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.Histoire du groupe (non officielle).
Le groupe suédois FORCE est né à la fin des années 70 sous l'impulsion du chanteur Joey Tempest (Joakim Larsson de son vrai nom) et du guitariste John Norum, tous deux fans de groupes tels que DEEP PURPLE, UFO ou THIN LIZZY. Après avoir essuyé plusieurs refus de la part des maisons de disques, le groupe fut surpris d'avoir été sélectionné pour participer à un tremplin rock national: le rock SM (une amie de Joey avait envoyé une de leurs démos sans qu'ils le sachent). En cette année 1982, le groupe décida donc de participer au rock SM mais il changea son nom et devint EUROPE (à cause du "Made in Europe" de DEEP PURPLE). A la surprise générale, il décrocha la première place et le prix correspondant: l'enregistrement d'un album! "Europe" (1983), le premier album du groupe éponyme, fut un succès en Suède mais aussi... au Japon! Le deuxième album, "Wings of tomorrow" (1984) confirma les progrès du groupe et sa renommée croissante mais il faudra attendre le 3ème album pour que le groupe accède enfin à une renommée mondiale. En 1986, EUROPE (le claviériste Mic Michaeli ayant entre temps intégré le groupe) décide de mettre de l'eau dans son vin et abandonne le heavy metal mélodique pour un style plus accessible, le hard FM, qui avait été popularisé par des groupes tels que JOURNEY, TOTO ou encore BON JOVI. Le single "The final countdown" devint un très gros tube (n°1 dans 25 pays!) et le groupe effectua une tournée triomphale aux quatre coins du globe toutefois la pression médiatique eut raison de John Norum qui déclara forfait fin 86. Il fut remplacé par l'excellent Kee Marcello avec qui le groupe enregistra le 4ème album "Out of this world" (1988). En 1991, la célébrité d'EUROPE (et de la plupart des groupes de rock dits "classiques") déclina face à la montée du grunge et de son principal représentant, Nirvana. Le groupe trouva quand même la force d'enregistrer un 5ème album ("Prisoners in paradise") et de se lancer dans une ultime tournée mais en 1992, il se sépara (même si il ne s'agissait officiellement que d'un break). En 1999, le groupe se reforma (avec Kee Marcello ET John Norum) le temps d'un mini concert célébrant le passage à l'an 2000. La réaction fut tellement enthousiaste que le groupe annonça son retour fin 2003 mais sans Kee Marcello (occupé avec son nouveau groupe, K2). En 2004, le sixième album d'EUROPE, "Start from the dark", marqua un retour inopiné au metal des débuts. Le son très heavy divisa les fans mais l'album s'écoula quand même à plus de 600 000 exemplaires. Pour promouvoir son nouvel album, EUROPE sillona les routes et constata avec surprise qu'une nouvelle génération de fans s'était intéressée à eux pendant le break. Un dvd live ("Live from the dark") fut ensuite enregistré en novembre 2004 puis le groupe revint en 2006 avec un 7ème album, "Secret Society", et une nouvelle tournée mondiale.
Vous vous demandez probablement ce qu'ils deviennent en cette belle année 2008? Et bien, après avoir donné un concert semi acoustique le 26 janvier dernier (vous pouvez le visionner sur Youtube en tapant "Europe Nalen"), le groupe prévoit l'enregistrement d'un 8ème album (pour la fin de l'année). En attendant, plusieurs dates de concert sont annoncées et pour certaines d'entre elles, le groupe fera la première partie de leurs idoles, DEEP PURPLE. La boucle est bouclée...
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.Mini chronique du disque "The final countdown".
Le 3ème album d'EUROPE est (et restera) le plus connu, c'est une certitude et très franchement on comprend aisément pourquoi dès les premières notes. "The final countdown" commence par la chanson du même nom et force est de constater que cette chanson a tout d'un hymne. Intemporelle, entrainante et portée de bout en bout par un clavier kitsh qui en arrive même à supplanter la guitare, la chanson est un excellent résumé de l'album. La voix haut perchée du chanteur Joey Tempest est impériale et elle séduit aussi bien sur des ballades (Carrie) que sur des morceaux plus enjoués (Rock the night). La guitare de John Norum quant à elle, rappelle le passé metal du groupe à travers ses solos épiques (Love chaser, Cherokee) et ses riffs mémorables (On the loose) tandis que le claviériste Mic Michaeli livre des mélodies d'anthologie (The final countdown, Carrie) et un solo rappelant furieusement DEEP PURPLE (Danger on the track). Seule ombre au tableau, la section rythmique basse/batterie, globalement convaincante mais ô combien conventionnelle... Bref, si on ne considère pas "The final countdown" comme un album de métal (les premiers et les derniers albums méritent davantage ce titre:-), on a donc affaire à un disque incontournable à moins bien sûr d'être allergique aux synthétiseurs et aux timbres de voix claire...           
Liens (sources et sites conseillés):
http://pagesperso-orange.fr/europe.paradise/  (LE site de référence pour les francophones)
http://www.europetheband.com/
   (le site officiel du groupe)
http://europebonjovidare.oldiblog.com/ (le site d'une fan française qui semble être à l'image de son blog: débordante d'enthousiasme et passionnée, coucou Valérie:-)