20.12.2009
I dreamed a dream
Critique du film "Avatar" de James Cameron:
James Cameron est un visionnaire.
1981-Il participe aux effets spéciaux du célèbre film de John Carpenter, "New York 97", et passe derrière la camera pour la première fois avec "Piranha 2".
1984-Le monde tremble devant une nouvelle menace venue du futur: le Terminator (Arnold Schwarzenegger, qui incarne le robot tueur, devient une star de rang mondial).
1986-Sigourney Weaver renoue avec le personnage d'Ellen Ripley pour ce qui reste l'opus le plus cauchemardesque de la saga Alien ("Aliens, le retour").
1991-"Terminator 2" révolutionne la science fiction avec ses images de synthèse et son budget pharaonique (100 millions de dollars).
1997-"Titanic" remporte un succès sans précédent et se présente comme le film le plus cher de tous les temps (200 millions de dollars).
2009-"Avatar" est bien parti pour faire date dans la filmographie de Cameron et dans l'histoire du cinéma.

Nanti d'un budget encore plus conséquent que celui de "Titanic" (c'est à dire près de 500 millions de dollars!!), "Avatar" se présente comme étant la concrétisation d'un projet vieux d'une douzaine d'années. Une gigantesque épopée qui a nécessité des années de travail et qui, selon Cameron lui même, exploite au mieux la technologie 3D.
L'histoire, qui est sensée se dérouler en 2154, est la suivante: Jake Sully, un marine paraplégique, est amené à remplacer son défunt frère dans le projet Avatar. Après l'avoir envoyé sur la planète Pandora, on lui offre la possibilité de devenir un être génétiquement modifié ayant l'apparence des autochtones: les Na'Vi. Sa mission: infiltrer les Na'Vi afin de récolter des informations essentielles dans la récupération de l'unobtainium, un minerai dont le principal gisement est situé sous un clan Na'Vi. Le subterfuge, qui redonne à Sully l'usage de ses jambes mais l'oblige à rester dans un état comateux, s'avère être un succès mais tout bascule lorsque le militaire tombe amoureux d'une Na'Vi. Il découvre alors un peuple opprimé et hésite de plus en plus à retrouver son corps d'origine.
Cameron a opté pour une histoire assez classique (peut être trop, certains lui reprocheront son manichéisme) mais il ne s'est pas reposé sur ses lauriers pour autant. "Avatar" est un chef d'oeuvre de mise en scène, le spectateur en prend plein les mirettes pendant 2h40. Il découvre peu à peu l'ecosystème de Pandora jusqu'à la traditionnelle bataille finale, épique au possible et esthétiquement parfaite. Les décors sont vraiment à tomber et à la manière d'un Tolkien dans "Le seigneur des anneaux", Cameron a créé tout un univers avec ses propres codes, ses traditions, sa faune et sa flore. Un vrai tour de force!
Côté acteur, le programme est tout aussi alléchant. Sam Worthington, nouvelle coqueluche d'Hollywood (aperçu dans "Terminator 4: salvation" et bientôt dans la nouvelle mouture du "Choc des titans"), fait des merveilles dans son rôle de militaire tiraillé entre deux mondes. Sigourney Weaver, toujours aussi fringante malgré ses 60 ans (!!!), se montre à la hauteur de sa réputation et campe un personnage qui lui va comme un gant: une scientifique philanthrope qui s'oppose à ses pairs (ce qui n'est pas sans rappeler le personnage de Dian Fossey dans "Gorilles dans la brume). Michelle Rodriguez, rescapée de "Resident Evil", campe à nouveau une militaire laconique et portée sur la gâchette. Enfin, Stephen Lang (vu dans "Public enemies", "New York police judiciaire" et "Ed") incarne le colonel Quaritch, figure caricaturale s'il en est mais parfait avatar du colonialiste sans état d'âme.
Non content de disposer d'une esthétique renversante et d'un casting de premier ordre, "Avatar" propose également plusieurs niveaux de lecture. Certains y verront une métaphore de la colonisation (les humains qualifient les Na'Vi d'"indigènes" ou de "sauvages"), d'autres ne pourront s'empêcher d'y voir un conte philosophique (Jake Sully évoque ouvertement sa confusion: il se demande où se s'arrête le rêve et où commence la réalité). D'autres encore y verront de multiples clins d'oeil à l'univers héroïc fantasy cher aux rolistes et aux amateurs de jeux vidéos. Pour ma part impossible de ne pas penser à la forêt de Macalania (Final Fantasy X, 2002) en voyant l'endroit où Sully rencontre sa première Na'Vi (cf l'image ci dessous), et vous?


En résumé "Avatar" est une franche réussite. Certains affirment qu'il va révolutionner le cinéma mais il est définitivement trop tôt pour le savoir. En tout cas une chose est sûre: jamais la 3D n'aura été aussi bien exploitée dans les salles obscures. Sam Worthington ayant signé pour deux autres films, doit-on s'attendre à une nouvelle franchise du même acabit que la saga Star Wars? Espérons-le!
Restons dans le cinéma. Je vous ai déjà parlé de mon réalisateur favori dans un article précédent, et bien John Carpenter s'apprête à faire son grand retour dans les salles obscures ("Ghosts of Mars" date de 2001!) avec "The Ward". Un film d'horreur qui s'annonce très prometteur. Il y a quelques semaines, le site officiel de BIG john a été mis à jour et un mini making of intitulé "The Ward: before the camera rolls" tourne en boucle depuis. La sortie est prévue pour fin septembre 2010, en attendant vous pouvez vous régaler ici: http://www.theofficialjohncarpenter.com/
Chronique de l'album " This is War" (2009) du groupe 30 seconds to mars:
Maintes fois repoussé, le troisième album de 30 SECONDS TO MARS est enfin dans les bacs. Le groupe de l'acteur Jared Leto a connu la gloire avec l'album précédent ("A Beautiful lie", 2005), mais du fait de son rattachement plus ou moins justifié au courant emo, nombreux sont ceux qui ont cru à un simple effet de mode. "This is war" confirme que le groupe a l'intention de durer et qu'il a trouvé une identité propre, enfin presque.

"Escape" et "Night of the hunter" ouvrent le bal d'une manière convaincante. Phrases en français ici et là ("Je t'enculerai comme un diable!?"), echos en tout genre et "Oh Oh Oh" piqués à la chanteuse CASCADA forment une mélange assez classique mais entrainant. Ensuite on a droit à un cocktail plus pop que rock où se cotoient guitare à la U2 ("This is war") et claviers à la COLDPLAY ("Kings and queens"). Le chant, tantôt plaintif ("100 suns") tantôt énergique ("Closer to the edge") mais toujours empli de mélancolie, est pour beaucoup dans l'identité du groupe. Petite nouveauté néanmoins: l'utilisation récurrente du vocoder est ici couplé à des choeurs du plus bel effet (les fans s'en donnent à coeur joie sur "Vox populi" avec son intro à la "We Will rock you"). Nous avons donc affaire à un album commercial, piquant des idées à gauche à droite, mais drôlement bien ficelé (qui a dit "c'est le syndrome THE KILLERS?":-). Difficilement de dire si 30 SECONDS TO MARS va durer très longtemps mais il ne fait aucun doute que ce groupe, à défaut d'être original, sait composer des chansons entrainantes. Ce n'est déjà pas si mal, non?
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20.11.2009
Eye in the sky
Si à l'ouest il n'y a rien de nouveau, ce n'est pas le cas sur ce blog. Suite à la participation surprise d'un invité donneur de leçon (je vous laisse lire la joute verbale qui en a résulté dans les commentaires:-), j'ai été conforté dans l'idée qu'il existe des gens qui éprouvent le besoin de se soulager en critiquant à tout va. Alors je vous en conjure: si vous avez quoi que se soit à me reprocher (sur le contenu de ce site j'entends bien), faites le de manière rationnelle ET argumentée ou alors abstenez vous! Au programme ce mois-ci: pas moins de 5 chroniques et des photos de mon séjour à Amsterdam (une ville relativement méconnue mais très sympathique). Bonne lecture et surtout quoiqu'on vous dise, profitez bien de la vie car on en a qu'une seule!
Amsterdam est surnommée "la Venise du Nord". On se demande pourquoi:-)
Le célèbre "red district" connu pour ses... prostituées en vitrine!
Le Stamppot, un plat néerlandais traditionnel.


Voilà bientôt 5 mois que Michael "The king of pop" Jackson nous a quitté ,et pourtant on a jamais autant parlé de lui! Le décès de l'artiste a provoqué un vrai raz de marée: disques (de nouveau) vendus par millions, témoignages affluant des quatre coins du monde, hommages divers... Au milieu de tout ce bazar: THIS IS IT, un OVNI cinématographique qui vire à l'hagiographie. "Scandaleux objet marketing" pour les uns, "ultime testament" pour d'autres, le film ne laisse pas indifférent et continue de rapporter des millions!
Bravant les différents appels aux boycotts, j'ai visionné le fameux long-métrage et voici mon compte-rendu:
"This is it" ne brille pas par son originalité mais bénéficie d'un contexte particulièrement favorable. Les ultimes répétitions de MJ s'avèrent particulièrement émouvantes pour tout fan qui se respecte. L'homme, usé par les années et probablement le stress lié à la tournée imminente (cette maigreur...), fait preuve d'un professionalisme hors pair. Il encadre ses troupes avec la rigueur qu'on lui connait et se permet même quelques mouvements dont on ne le croyait plus capable. Malgré tout, l'apogée du roi de la pop était déjà derrière lui et cela se voit à l'écran. Difficile de savoir si c'est l'âge ou le contexte (des répétitions) mais MJ, s'il était toujours un excellent chanteur ("Human nature"), se montrait nettement moins éblouissant dans l'exécution de ses célèbres pas de danse. Les amateurs du légendaire moonwalk resteront assurément sur leur faim et personne ne saura jamais si le chanteur s'économisait ou si le temps avait bel et bien fait son oeuvre...
Sur le strict plan visuel, "This is it" ressemble à un gros patchwork de 2H. Chorégraphies, interprétations live, interviews et vidéos avortées (Michael avait tourné de nouvelles séquences pour "Earth song", "Thriller" et "Smooth criminal") constituent le copieux de ce documentaire décidément atypique. Les passages excellents (les nouvelles vidéos tournées par Michael dont un monumental court-métrage pour Thriller) cotoyent des moments franchement dispensables (les interviews des danseurs qui s'extasient devant Jackson), néanmoins la bande son à elle seule justifie l'intérêt du film. "Thriller", "Wanna be startin' somethin'", "Smooth criminal", "Black or white", "They don't really care about us" et bien d'autres tubes estampillés Michael Jackson prennent une toute autre dimension dans une salle obscure. On en prend plein les oreilles et l'expérience devrait plaire aux fans les plus difficiles!
Bien évidemment les auteurs du film ont voulu rendre hommage à la mémoire du chanteur et "This is it" joue sans complexe la carte de l'émotion. La candeur de MJ est particulièrement mise en avant (les "I love you" et autres discours écologistes sont nombreux) et nul doute que les images assemblées ici ont été rigoureusement sélectionnées (ne vous étonnez pas si vous voyez Michael arborer successivement plusieurs tenues différentes dans une seule chanson!).
Au final "This is it" devrait plaire à tous les fans de Michael Jackson. Objet mercantile certes mais pas seulement, il s'avère bien plus intéressant que la compilation du même nom. On y retrouve les différents tubes qui parsèment le film dans leurs versions d'origine (bon d'accord ils ont été légèrement remasterisés) et un pseudo-inédit datant de 1983 remanié pour l'occasion, le tout à un prix exorbitant à peine justifié par les photos du livret.
Chronique du disque "Chickenfoot":

Chickenfoot a fait couler beaucoup d'encre. Imaginez vous: la technique de Joe Satriani (alias Satch), le fun de Sammy Hagar (ex VAN HALEN), la puissance de frappe de Chad Smith (RED HOT CHILI PEPPERS) et le groove de Michael Anthony (ex VAN HALEN) réunis dans un seul et même groupe! Il y avait là de quoi fantasmer et pourtant ce premier album du supergroupe a des allures de pétard mouillé.
Le niveau technique est pourtant très bon et on reconnait facilement le style de chacun des musiciens mais il manque quelque chose. Les compositions sonnent bien la plupart du temps mais elles ne sont pas marquantes pour autant. Ca manque de refrains accrocheurs, de personnalité.
Saluons tout de même la pochette originale (elle se dévoile lorsque la température monte!), l'excellente production et la petite perle "ledzeppelienne" qu'est "Soap on a rope".
RDV au prochain essai? (vraisemblablement en 2011, Chad Smith ayant retrouvé ses potes les RED HOT pour un nouveau disque et peut être une nouvelle tournée).
Chronique du disque "The resistance" (MUSE):
MUSE est devenu en l'espace de 10 ans un groupe incontournable de la scène rock internationale. Matthew Bellamy et ses compagnons en sont déjà à leur 5ème album studio et le moins que l'on puisse dire c'est que le groupe continue à évoluer. Après l'excellente pop rock expérimentale de "Black holes and revelations" (2006), le groupe voit les choses en grand avec "The resistance".
-Le single "Uprising" qui ouvre l'album est une bien mauvaise entrée en matière. On y retrouve le style si particulier du groupe mais le refrain est d'une platitude à faire peur. Un titre assez bateau selon moi.
-"The resistance" et sa jolie ligne de piano relèvent considérablement le niveau. Très bon titre.
-"Undisclosed desires" rappelle furieusement DEPECHE MODE et s'avère lui aussi réussi.
-"United states of eurasia" lorgne très largement du côté de Queen mais a du mal à tenir la comparaison (écoutez "Innuendo" de Queen, vous comprendrez peut être mieux mon point de vue).
-Avec "guiding light", MUSE renoue avec les morceaux passe-partouts et ce n'est pas le court solo de guitare (rappelant lui aussi Queen en plus brouillon) qui sauve les meubles.
-On revient au rock énergique avec "Unnatural selection". Le riff est de bonne facture mais le chant de Bellamy n'est pas particulièrement accrocheur sur ce titre. Dommage!
-"MK ultra" ravira les fans du MUSE "classique". Entre les sons électroniques et la voix éthérée de Matt Bellamy, on retrouve vite ses marques. Là encore rien de particulièrement brillant mais au moins c'est efficace.
-"I belong to you" est un morceau assez barré (le morceau est assez mélancolique et se termine par un passage plutôt festif), pas vraiment ma tasse de thé. Je trouve ce genre de morceau assez chiant.
-On termine avec le morceau de bravoure de ce 5ème album: la symphonie de plus de 13 minutes qui fait la fierté de Matthew Bellamy! Le premier mouvement et ses accents tragiques n'a pas grand chose à voir avec la musique rock mais il s'avère particulièrement réussi. Il ferait un malheur dans une production hollywoodienne.
-Les choses se gâtent avec la deuxième partie de la symphonie. Assez molle dans sa première moitié, elle devient insipide dans la deuxieme. A la limite de la cacophonie.
-La dernière partie d'"exogenesis" est riche en piano. On pense à Chopin par moment mais le résultat, s'il est agréable, s'oublie très vite.
MUSE s'est fait plaisir en explorant ses influences mais ce nouvel album laisse un goût amer dans la bouche. A trop vouloir en faire, le groupe frôle la parodie et perd en efficacité. Du fait de sa surmédiatisation, cet album devrait s'écouler par palettes entières néanmoins selon moi il n'y a guère qu'une poignée de titres pour sauver ce disque du nauvrage total!
Chronique du disque "Liebe ist für alle da" (RAMMSTEIN):
4 ans! Ca fait 4 ans que les poids lourds du metal allemand n'avaient pas sorti de nouvel album! Autant vous dire que "Liebe ist für alle da" ("l'amour est là pour tous") était attendu au tournant. D'après les musiciens eux mêmes, la gestation de ce 6ème album a été très difficile. Le groupe se déchirait de l'intérieur et chacun voulait imposer sa vision des choses. Ce qui fait plaisir à l'écoute de ce nouvel album c'est que chaque membre semble en effet avoir apporté sa pierre à l'édifice. La production met en valeur chaque instrument et on a souvent l'impression que les musiciens se sont surpassés pour offrir quelque chose de différent (l'énervé "Waidmanns Heil", son intro décalée et sa double pédale furieuse font des merveilles, tout comme l'excellent solo de clavier du morceau titre). L'ensemble sonne résolument plus violent que ce qu'ils ont pu proposer par le passé même si l'identité du groupe est préservée (comment ne pas penser à "Amerika" à l'écoute de "Pussy", le premier single aux paroles bien débiles et volontairement outrancières?). "Liebe ist für alle da" propose plusieurs moments de gloire (la reprise d'Edith Piaf sur le refrain de "Frühling in Paris":-) mais on est quand même pas en présence de l'album parfait, ni même du meilleur album de RAMMSTEIN ("Mutter"?). Le poussif "Mehr" et le chiantissime "Rammlied" entâchent un tableau qui reste malgré tout honorable.
Chronique du disque "Live from the royal alberl hall" (THE KILLERS):
THE KILLERS suscitent des réactions très variées. Certains adorent ("le meilleur groupe depuis les Beatles" peut on entendre dans les bonus du dvd), d'autres détestent et vont même jusqu'à affirmer qu'ils ont vendu leurs âmes au démon fric. Toujours est-il que le groupe connait un succès phénoménal depuis son premier album ("Hot fuss", 2004) et décide en cette belle année 2009 de faire plaisir à ses fans en leur offrant un live après seulement 3 albums studios.
"Live from the royal albert hall" est donc la première captation live officielle des KILLERS et force est de constater qu'elle s'en tire avec les honneurs. Le groupe, au sommet de sa forme, interprête un véritable best of. Des titres extraits de chaque album (y compris la compilation de faces B et d'inédits "Sawdust") sont joués devant un parterre de fans conquis et extatiques. On y retrouve des chansons très rock (l'excellente "Jenny was a friend of mine" et sa ligne de basse diablement accrocheuse) et d'autres beaucoup plus pop comme "Human" ou "Joy ride" (qui penche du côté de la funk music!), le tout formant un ensemble étonnamment homogène. La version dvd est elle aussi convaincante et les prises de vue sont absolument magnifiques, y compris lorsque le chanteur Brandon Flowers se fait suivre par une caméra lorsqu'il quitte la scène en plein milieu du morceau "Bling"!
Là où le bât blesse c'est que la musique des KILLERS ressemble à un gigantesque clin d'oeil aux années 80 et 90. Un peu de guitare à la U2, des synthés piqués tantôt à PET SHOP BOYS (human), NIK KERSHAW ou encore NEW ORDER (Read my mind), des "Oh Oh" dignes de DEPECHE MODE (la fin de "Jenny was a friend of mine") et le tour est joué! Certains prendront ça pour une redite d'un style désuet, d'autres se réjouiront de retrouver ces sons que l'on croyait à jamais disparus. Quoiqu'il en soit, il ne fait aucun doute que le groupe possède une certaine sensibilité pop qui lui permet d'enchainer les tubes. L'étonnante quantité de bonus (des interviews, des titres bonus), la setlist équilibrée et généreuse (22 chansons!), une qualité d'image et de son vraiment excellente font de ce "Live from the royal albert hall" le meilleur moyen pour découvrir les KILLERS et un achat incontournable pour les fans des américains.
Je vous laisse avec deux suggestions:
-Un super site avec plein de recettes simples et succulentes:
http://student-in-the-kitchen.blogspot.com/
-Un groupe de rock progressif à écouter d'urgence: ALAN PARSONS PROJECT (essayez le 1er album;-)
20:47 Publié dans Film, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : amsterdam, rammstein, muse, chickenfoot, the killers, this is it, michael jackson, musique, chroniques, joe satriani, rock, cuisine, alan parsons project
11.10.2009
Octobre rouge
Octobre est synonyme de changement. Nouvelle rentrée, nouvelles têtes, nouvel automne (froid, très froid!) et nouvelles aventures. Le 19 septembre dernier, BEATWIN a donné son 9ème concert au bistrot des belges sur l'invitation des KTN. Une superbe soirée qui s'est soldée par des jams entre des membres des deux groupes, le tout devant un parterre de fans restreint mais complètement immergé dans le concert (MERCI encore à eux). Depuis, le groupe réfléchit sur les nouvelles directions à prendre pour la suite de sa carrière (message personnel à quelqu'un qui ne pourra pas s'empêcher de passer ici et qui se reconnaîtra: et oui on est toujours là et les années 80 ont le vent en poupe:-).
SETLIST
1) Rock'n roll highway (nouveaux arrangements)
2) Back in black (AC/DC cover)
3) Burning bridge
4) In too deep (sum41)
5) Little angel
6) Smooth criminal (Michael Jackson/Alien ant farm cover)
7) Eye of the tiger (Survivor cover)
8) No sunset for heroes
9) Medley punk: The kids aren't alright (The Offspring cover), Still waiting (Sum41 cover), American idiot (Green Day cover)
10) Scarlet rose (nouveaux arrangements)
RAPPEL
11) Lay down (Priestess cover)
12) I love rock'n roll (Joan Jett cover)
13) Chevalier (KTN cover!)
Voilà une succulente recette que j'ai ramené de Tullins. Merci à Stef;-)
Recette du gâteau au carambar:
Ingrédients :
1) 22 carambars
2) 100g de beurre
3) 1 verre de lait
4) 160g de sucre
5) 150g de farine
6) 3 œufs
7) 1 sachet de levure
Préparation :
-Chauffer les carambars, le beurre et le lait ensemble
-Battre les œufs et y ajouter le sucre puis la farine et la levure ainsi que le mélange liquide
-Faire cuire 30 minutes à 180°
Mini chronique de l'album "Endgame" du groupe MEGADETH:
Dave Mustaine nous fait le coup à chaque nouvel album depuis son retour en 2004: "Celui là sera le digne successeur de Rust in Peace" ("RIP" est le titre de leur album le plus apprécié, un chef oeuvre de trash metal sorti en 1990). Si on avait cru apercevoir la fin du tunnel avec le très éclectique "The system had failed" (2004), son successeur ("United abominations", 2007) s'était avéré tout juste correct à défaut d'être la claque annoncée. Fort de sa nouvelle recrue Chris Broderick (ex guitariste de NEVERMORE), Mustaine a peaufiné son nouvel album dans les moindres détails et après plusieurs mois d'attente voici que "Endgame" débarque dans nos platines.
Le titre d'ouverture, l'instrumental "Dialectic chaos", annonce la couleur: ce nouvel album sera trash ou ne sera pas. Déluge de soli, mélodies typiquement "megadeth" et rythmique soutenue: tous les ingrédients qui ont fait le succès du groupe au début des 90's sont là. Ca se confirme sur le reste de l'album mais les moments jouissifs sont trop rares pour qualifier cet album de "Rust in peace II". A la différence de "Rust in peace", "Endgame" propose quelques titres assez "expérimentaux" (l'intro de "44 minutes" rappelle le metalcore mélodique d'AVENGED SEVENFOLD tandis que "The hardest part of letting go" se présente comme une ballade pleine de synthés, du moins dans sa première partie!) et possède trop peu de moments mémorables. Mustaine n'a jamais été un grand chanteur (bien qu'il ait fait d'énormes progrès après 94) mais ici, à de rares exceptions près, ses lignes de chant sont affreusement banales. Il en va de même pour la plupart des riffs... Certes "Endgame" est sans doute leur meilleur album depuis au moins 12 ans mais l'âge d'or de MEGADETH semble bel et bien révolu. Ce nouveau disque s'apprécie sur la durée (plusieurs écoutes sont nécéssaires pour l'apprécier dans toute sa subtilité) mais il ne tient pas la comparaison avec "Rust in peace" et c'est dommage.
Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit: "Engame" reste un bon album, pêchu et bien produit (quel son!), mais il lui manque un petit "je ne sais quoi" pour être un grand album. Mustaine était à deux doigts de remplir ses promesses cette fois. RDV au prochain? (probablement le dernier d'après Mustaine)

Mini chronique de l'album "11:11" de RODRIGO Y GABRIELA:
RODRIGO Y GABRIELA ou l'histoire de deux métalleux mexicains reconvertis dans la musique acoustique instrumentale. Après un premier album et un live des plus sympathiques, le duo récidive avec un nouvel album qui ne déçoit pas une seule seconde. Non content de s'être forgé une identité propre (imaginez deux guitares acoustiques qui forment à elles toutes seules un véritable groupe: percussions, basse et solo inclus!), Rodrigo et Gabriela nous livrent ici un nouvel album riche en influences (en vrac j'ai cru entendre beaucoup de musique hispanique, du rock, de la musique des îles, et des moments très "jeux vidéos"!!!). SANTANA, PINK FLOYD, HENDRIX, PANTERA et bien d'autres sont cités dans le livret et cela s'en ressent dans les compositions. Si l'album n'est pas l'album de l'année (certaines compos se ressemblent un peu), il n'en demeure pas moins très agréable à écouter. Gageons que les quelques chefs d'oeuvre qui figurent ici et là sur ce disque feront fureur en live (cf le mélodique "Logos"). Un groupe hallucinant à découvrir d'urgence!!

Pour finir une photo insolite prise à Rouen (ceux qui prennent le métro jusqu'à la station "Joffre mutualité" doivent connaître;-)
18:30 Publié dans Blog, Musique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : beatwin, rock, musique, recette, carambar, megadeth, rodrigo y gabriela
05.10.2009
EUROPE nouvel album
N'en déplaisent à ses détracteurs, qui les voient volontiers comme un groupe kitsh des années 80, EUROPE est de retour et compte bien le faire savoir. Il faut dire que le groupe revient de loin: un succès phénoménal en 1986 ("The final countdown" est devenu cette année là un hymne mondialement connu), une poignée d'albums (au succès moindre mais attesté), autant de tournées et... plus rien! Laminé par le succès du grunge, qui décidément aura (définitivement?) mis un terme à l'âge d'or du hard rock et de ses dérivés, le groupe "prend un break" en 1992 pour ne revenir que 7 ans plus tard, et encore, le temps de deux chansons filmées pour le nouvel an. Il faudra attendre 2004 pour que Joey Tempest et sa bande remettent le couvert avec "Start from the dark", un album sombre et puissant qui a dérouté bien des fans. Adieu les synthés mixés en avant (ils n'auront finalement duré que le temps de deux albums, bien que ces derniers aient durablement marqué les esprits), les vocalises épiques, les cheveux hirsutes (un hommage à Robert Plant de Led Zeppelin paraît-il) et autres pantalons moulants! EUROPE entendaient bien revenir à ce qu'ils faisaient avant le succès de la fameuse chanson, la modernité en plus. Depuis les suédois ont silloné le globe, récolté de nouveaux fans et enregistré de nouveaux albums globalement salués par la critique. "Last look at Eden", leur huitième disque, vient de paraître. 23 ans après la tornade "countdown" et déjà 5 ans après leur comeback, où en est le plus célèbre des groupes de (hard)rock suédois?

Le prélude instrumental qui ouvre l'album se veut sombre et intriguant. L'orcheste symphonique de Prague (!) ouvre le feu de manière élégante et les plus métalleux auront sans nul doute une pensée pour le S&M de METALLICA. S'en suit un riff lourd de chez lourd qui ferait presque passer "The final countdown" pour une ballade pop (rayez la mention inutile). Joey Tempest est très en voix et fait des merveilles sur le refrain; ceux qui peinaient à reconnaître le son du groupe seront rassurés: ils savent toujours composer des refrains bourrés de mélodie (celui là en l'occurence aurait pu figurer sur "Out of this world", l'album de 1988). Les interventions de l'orchestre national tchèque donne à ce titre une ambiance assez proche de celle de "Kashmir" (le titre arabisant de LED ZEPPELIN), avouez qu'il y a pire comme référence! Qu'en est-il de la suite?
"Gonna get ready" ne bénéficie pas d'un orchestre symphonique mais rappelle lui aussi les années 70. Si son riff entrainant semble tout droit sorti d'un album de DEEP PURPLE, les couplets et le refrain sentent le EUROPE des années 90 à plein nez. Encore une fois on a à faire à du classic rock bourré de mélodie, le tout avec un son "in your face" à la hauteur des productions actuelles.
Il semblerait que les tournées avec leurs idoles WHITESNAKE et DEEP PURPLE aient marqué EUROPE, "Catch that plane" et ses claviers évoquent de manière plus explicite encore les deux groupes cités. Le titre est somme toute correct mais il manque ce petit truc qui vous reste en tête, surtout au niveau chant. John Norum en tout cas semble bien s'éclater sur le solo.
1ère ballade du disque et nouvelle claque. Le groupe a toujours excellé dans ce domaine (la liste est longue: dreamer, tomorrow, carrie,...) mais là ils ont fait fort. La mélodie au piano peut rappeler vaguement "Carrie" (de l'album "The final countdown") mais la comparaison s'arrête là. Joey Tempest semble mieux maîtriser son chant (par ailleurs sublime, surtout dans la dernière partie du titre) et les interventions subtiles de John Norum apporte un charme non négligeable à l'ensemble.
Changement de registre avec "The beast", titre bourrin par excellence. Si on reste loin de "Scream of anger" (je crois qu'en matière de titre speed, ils ne feront jamais mieux que ce brulôt de 1984), "The beast" est quand même un sacré titre. Chant entrainant, guitare enragée et rythmique énervée (le solo à 200 à l'heure est soutenu par une double pédale furieuse) constituent un bon coup de pied aux fesses après "New love in town". Un titre qui devrait cartonner en concert! Seul point noir: le début du solo ressemble à s'y méprendre à celui de "The gateway plan" de l'album précédent ("Secret society", 2006).
"Mojito girl" provoque des réactions mitigés, il faut dire que la version live de ce titre "funky" n'était pas particulièrement mémorable... La version studio est au moins 3 fois mieux; malgré tout à part son riff dopé à la wah wah et son break "southern rock" (LYNYRD SKYNYRD sort de ce corps!), on ne retiendra pas grand chose de ce titre. Dommage.
Une des grandes qualités d'EUROPE, c'est de sortir des albums homogènes avec des titres pourtant très différents. Après le reposant "New love in town" et le convulsif "The beast", "No stone unturned" laisse sans voix. Comment dire? C'est un titre épique, assez aérien (participation de l'orchestre national tchèque oblige) et un peu étrange il faut l'avouer. A 2:50 Mic Michaeli nous gratifie d'un solo magnifique à mi chemin entre PINK FLOYD et certaines musiques de jeux vidéos (!!). John Norum enchaine avec un solo ultra mélodique tout en retenu avant de laisser sa place à un Joey Tempest en très grande forme (il n'avait pas tenu une note aussi longtemps depuis au moins 18 ans!). Magique!
"Only young twice" est plus "relax" mais possède elle aussi un côté vintage hérité des seventies. Un titre assez pop mais plutôt réussi.
"U devil U" bénéficie du talent de Joey Tempest. La chanson est portée par ses superbes lignes de chant et tout semble s'enchainer naturellement. Une réussite avec des relents 80's sur le refrain (encore un titre qui n'aurait pas dépareillé sur "Out of this world" si tant est que le synthé ait été davantage mis en avant).
Les premières lignes de basse de "Run with the angels" rappelent AUDIOSLAVE mais ce titre est globalement plus calme que la musique pratiquée par le défunt groupe sauf... le refrain (une vraie claque, Joey Tempest n'avait plus forcé ainsi depuis longtemps) et le break supersonique (joli solo de monsieur Norum au passage). La fin du titre est intrigante: après un clin d'oeil plus qu'évident aux années 70 (encore un), la distorsion laisse place à court un passage tribal porté par une vocalise aérienne. Bizarre mais pas inintéressant...
L'album s'achève en beauté avec "In my time", dédiée à Michelle Meldrum (la femme de John Norum, décédée il y a peu d'un AVC). Pour la première fois depuis le début de sa carrière, le groupe a composé un blues et quel blues! Entièrement basé sur le couple Joey Tempest/John Norum, "In my time" est une petite merveille d'émotion. Le chant de Tempest (si après avoir écouté cette chanson vous n'êtes pas convaincu qu'il s'agit là d'un grand chanteur, il n'y a vraiment plus rien à faire) et les interventions délicates de John Norum sont magnifiques et d'autant plus surprenants qu'on ne s'attendait pas à ça de la part du groupe. Une des plus belles ballades qu'il m'ait été donné entendre!

Disons le tout de suite: "Last look at Eden" se glisse sans mal dans le top 3 des meilleurs albums du groupe (avec "Wings of tomorrow" et "Prisoners in paradise" selon moi). En dépit de sa pochette énigmatique et d'une poignée de titre en dessous du lot (écoutables mais trop quelconques à mon gôut), ce nouvel album d'EUROPE propose une sélection de titres variés, inspirés et puissants. Même si de leur propre aveu ils seront toujours considérés comme "les clowns qui ont fait The final countdown" (par des "mélomanes" qui ne connaissent pour ainsi dire que le fameux tube en question, dans le meilleur des cas), les suédois viennent de prouver qu'ils ne sont en aucun cas un groupe prisonnier des années 80. "Last look at Eden" est le genre d'album qui combine le meilleur du présent et du passé. Fort de ses influences 70's (le groupe s'est formé en 1979) et conscient de ses faiblesses (de sacrés efforts ont été effectué depuis les 80's, notamment au niveau des paroles et du son des claviers), EUROPE continue de proposer un hardrock mélodique classique mais de qualité. Mieux encore, après une carrière aussi longue le groupe se permet encore quelques incursions inédites et on ne peut que les saluer pour ça (là où leurs "rivaux" de l'époque, BON JOVI, délaissent peu à peu le hardrock pour s'enfoncer dans une pop sirupeuse de plus en plus douteuse). D'ailleurs le public semble adhérer: "Last look at Eden" s'est classé dans les charts suédois et allemands!
Je terminerai en citant un fan (commentaire trouvé sur la toile): "Si cet album ne fait pas oublier la période The final countdown, aucun autre n'y parviendra".
A écouter en priorité: "Last look at Eden", "Gonna get ready", "New love in town", "No stone unturned" et "In my time" (toutes sur Youtube;-).
PS: 3 versions de l'album sont disponibles. Une version simple, une version limitée (avec deux titres live en bonus) et une version collector tirée à 2500 exemplaires seulement (avec un vinyle contenant deux titres live et une pochette plus grande signée à la main par les 5 membres du groupe!!).
EUROPE SERA EN CONCERT A LA CIGALE (Paris) LE 20 JANVIER PROCHAIN. PRIX DES PLACES: 40 euros.
14:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe, last look at eden, rock, hardrock, musique, the final countdown, tempest
13.09.2009
Smoke on the water
Chronique du concert de DEEP PURPLE à la fête de l'humanité (12 septembre 2009):
DEEP PURPLE est l'archétype du groupe increvable. 40 ans de carrière au compteur, plus d'une vingtaine d'albums, des départs et des engueulades en série et pourtant en 2009 le groupe continue de tourner à un rythme effréné (on estime qu'ils ont donné plus de 400 concerts depuis 2005, traversant au total plus de 50 pays différents!). Lorsque j'ai découvert DEEP PURPLE en 2003 (le sympathique mais commercial "Bananas" venait de sortir), j'étais à mille lieux d'imaginer que je les verrai en live un jour. L'évènement a eu lieu le 12 septembre à la fête de l'humanité.
"La fête de l'huma" aura très certainement un bilan satisfaisant pour cette édition 2009, c'est même une certitude. En me rendant à la Grande scène, je suis tombé sur la plus grande marée humaine qu'il m'ait été donné de voir! Des gens à perte de vue en train de savourer la fin apocalytique du concert de Arthur H (le bougre sait y faire pour mettre l'ambiance). Même constat avec les Kooks (un groupe d'indie rock qui compte beaucoup de fans chez la frange la plus jeune du public) bien que musicalement ce ne fût pas ma tasse de thé (une ballade sympathique, quelques refrains sympa ici et là mais rien de transcendant). La foule était si excitée devant la scène que j'ai dû me déplacer en périphérie pour ne plus être poussé dans tous les sens, une folie hystérique qui n'était pas sans rappeler celle que j'ai vécu en 2008 pendant le concert d'Iggy Pop&the Stooges à l'Armada de Rouen. Bref après une heure de calvaire les groupies (furies?) de The Kooks ont commencé à partir en masse, cédant leur place à des amateurs de rock pressés de découvrir le mythe DEEP PURPLE. Chose rare: le concert commence à peu près à l'heure (21h50) et c'est après une intro typée musique classique que les britanniques ont investi la Grande scène. "Highway star" ouvre le set avec élégance mais le chanteur Ian Gillan (coupe très courte et pieds nus) galère déjà sur le refrain (quasi inaudible). Heureusement que le public est remonté à bloc et que les autres musiciens sont d'une précision métronomique.
On raconte que Lars Ulrich (batteur et fondateur de METALLICA) s'est mis à la batterie après avoir vu DEEP PURPLE quand il avait 9 ans. En voyant le batteur Ian Paice à la fête de l'huma hier soir je veux bien le croire. L'homme ne se contente de garder le rythme, il effectue des roulements vifs comme l'éclair (notamment son fameux "one hand roll" ou roulement à une main) et maitrise sa charley comme personne. Dommage qu'il ne nout ait pas gratifié d'un solo...
Steve Morse (guitare) quant à lui a convaincu bien des curieux. Reprenant les parties de Ritchie Blackmore avec brio, il est néanmoins parvenu à imposer un style personnel qui a fait des merveilles sur des titres de son cru comme "Contact lost", "Sometimes I feel like screaming" et surtout l'excellent "Well dressed guitar" (pendant cet instrumental, j'ai entendu à côté de moi "Wooaw on croirait voir le fantôme de Blackmore!"). Sa complémentarité avec le claviériste Don Airey (remplaçant de Jon Lord depuis 2002) est prodigieuse et les joutes musicales qu'ils se sont livrés pendant "Wring that neck" resteront dans les mémoires.
Les deux compères Roger Glover (basse) et Ian Gillan se sont montrés souriants tout le concert. De toute évidence, toutes ces décennies sur les routes n'ont pas eu raison de leur enthousiasme. Seule déception (mais il fallait s'y attendre): la prestation de Ian Gillan. Si le bonhomme dégage une sympathie somme toute évidente, ses multiples tentatives dans les aigus faisaient plutôt peine à voir. Il est vrai que cet exercice fût pendant longtemps sa marque de fabrique (Gillan atteignait des notes vertigineuses sur "Child in time" notamment) mais il faut se rendre à l'évidence: en 2009 le chanteur semble éprouver toutes les peines du monde pour sortir des notes aigues (la plupart du temps inaudibles car couvertes par les instruments et le public). Pour ma part, j'ai comptabilisé deux montées réussies (sur "Highway star" et "The battle rages on") alors qu'il en a tenté au moins une dizaine... Je pense qu'il devrait se contenter de rester dans les graves (domaine où il excelle, comme sur le mélodique "sometimes I feel like screaming") mais il est aussi possible que le réglage de son micro n'ait pas joué en sa faveur.
Le groupe a joué un peu plus d'une heure vingt en enchainant les titres puissants ("Fireball", "Space truckin'" repris par la foule), les titres orientalisants ("Perfect strangers" et "The battle rages on") et les tubes ("Highway star" et l'enchainement final "Smoke on the water", "Hush" et "Black night"). Fort d'une setlist équilibré, les PURPLE ont conquis le public de la fête et ont une droit à une ovation mémorable. Malgré tout je ne peux m'empêcher de penser que si le groupe est toujours très populaire, il se rapproche inexorablement de la fin. La multiplication des titres instrumentaux (pour permettre à Gillan de se reposer?), la disparition des solos du grand Ian Paice et le report constant d'un éventuel nouvel album (le dernier date d'il y a 4 ans) sont peut être des signes avant-coureurs d'une retraite qui serait bien méritée.
En tout cas si les fans hardcore auront peu d'intérêt à voir le groupe en live de nos jours (la setlist varie peu depuis quelques temps et les solos se ressemblent d'une date à l'autre), les néophytes pourraient bien être surpris par la vivacité de ces dinosaures du rock. Hier soir à la fête de l'huma DEEP PURPLE n'a pas renoué avec les sommets du légendaire "Made in Japan" (je doute qu'ils y parviennent encore) mais il a convaincu plus de 15000 personnes, ce qui n'est déjà pas si mal après 40 ans de carrière.
Critique du film "Inglorious basterds" de Quentin Tarantino:
En dépit de son style pour le moins excentrique, Quentin Tarantino est maintenant entré dans le cercle des réalisateurs respectés et adulés. "Kill Bill" (ultime chef d'oeuvre de David Carradine qui nous a quitté il y a peu) témoignait de son grand intérêt pour le cinéma asiatique. "Boulevard de la mort" marquait sa première collaboration avec l'acteur fétiche de John Carpenter, Kurt Russel. En 2009, son nouveau film "Inglorious basterds" rafle le prix d'interprêtation masculine (Pour Christoph Waltz) à Cannes et se voit ici et là taxé de "meilleur Tarantino depuis bien longtemps".

L'histoire prend place pendant la seconde guerre mondiale et raconte l'épopée d'une bande de mercenaires juifs bien décidés à en découdre avec les nazis: les "basterds". Menés par le nonchalant "Aldo l'apache" (Brad Pitt, tout à fait surprenant dans ce registre), les Basterds multplient les expéditions punitives et alors qu'ils élaborent un projet contre le Fürher et ses sbires, leur chemin croise celui d'une juive épargnée par le cruel et taciturne colonnel SS Hans Landa (interprêté par Christoph Waltz, tout simplement fantastique dans ce rôle).
"Inglorious basterds" réunit tous les éléments du cinéma tarantinesque. On y retrouve son goût prononcé pour le gore et la violence explicite (des scènes de scalpe, un type qui se fait éclater le crane par une batte...), une mise en scène efficace et excentrique (une scène de sodomie vient se glisser à un moment où on ne s'y attend pas:-), de multiples références cinématographiques, des méchants charismatiques au possible (Christoph Waltz fait froid dans le dos), une bande son très soignée et un fétichisme des pieds persistant (vous pourrez admirer ceux de la sublime Diane Kruger cette fois ci). Si vous aimez Tarantino, vous serez comblé par ses 2H33 jouissives au possible. Dans le cas contraire, ce n'est certes pas ce film qui vous fera adhérer à son style si particulier. Ames sensibles s'abstenir, c'est sans doute un de ses films les plus violents.

Je termine en souhaitant aux amis lecteurs qui reprennent les cours bon courage pour cette nouvelle année. Pour ma part j'aurai moins de temps pour poster sur ce blog mais je compte bien l'alimenter de temps en temps. Le mois prochain vous trouverez plus d'informations sur le groupe dans lequel j'officie, BeatwiN. En attendant retrouvez nous au concert du 19 (cf l'affiche ci dessus) ou sur http://myspace.com/beatwinrock
PS/ Merci encore à Michel et Emile pour leur aide précieuse.
14:46 Publié dans Blog, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : deep purple, fête de l'humanité, concert, rock, inglorious basterds, cinema, tarantino, lostinadream
18.08.2009
Funkadelic
Bonjour à tous! Je vous écris depuis l'île de La Réunion où je passe de splendides vacances avec ma dulcinée. Beaucoup de choses ont changé depuis mon dernier séjour:
-De nombreux batiments ont été détruits (notamment le gymnase de La Rivière où je me rendais régulièrement avec l'école)
-La toute nouvelle "route des tamarins" a ENFIN fluidifié le trafic routier (40 minutes pour faire St Denis-St Louis, il fallait un peu plus de 1h30 auparavant!).

-MEGATOP, le principal disquaire de l'île (rappelons qu'il n'y a pas de FNAC à La Réunion et que le 1er VIRGIN a ouvert en 2006) , a fermé ses portes. Une page se tourne...
Comme vous vous en doutez je me suis rendu à quelques concerts du festival SAKIFO, un évènement devenu incontournable en l'espace de quelques années (1ère édition en 2004). L'année dernière j'ai eu la chance d'assister aux prestations gratuites d'ANDEMYA (belle découverte) et d'OUSANOUSAVA (un groupe de légende à La Réunion) et cette année c'était la première fois que je me rendais aux concert payants. J'ai jetté mon dévolu sur la soirée du jeudi 6 août, au programme: la chanteuse NNEKA (inconnue au bataillon) et le pape du funk GEORGE CLINTON en personne (l'un des 3 Grands du genre avec JAMES BROWN et SLY STONE).
Chronique du concert de GEORGE CLINTON and PARLIAMENT FUNKADELIC:
Arrivé un peu avant la fin du concert de NNEKA (juste à temps pour entendre le très entrainant "Heartbeat"), je dois dire que je débarquais en terrain inconnu ce jeudi 6. En effet je ne connaissais de NNEKA que son titre "Heartbeat" (une personne qui m'est chère a élaboré une chorégraphie dessus) et je dois dire que j'ai été bluffé (idem pour CLITON, je ne connaissais que "Flashlight"). La belle nigérienne possède une voix d'ange et on ne peut s'empêcher de faire le rapprochement avec son idole: Lauryn Hill (des FUGEES sur lesquels il faudra que je me penche davantage un jour:-). En dépit d'un jeu de scène très sobre, elle est parvenue à se mettre le public dans sa poche et je dois admettre qu'il est difficile de ne pas succomber à ses envolées soul/rnb enchanteresses. Dommage que je sois arrivé si tard... Encore une belle découverte grâce au festival SAKIFO!
Le gros morceau de la soirée s'est fait désirer pendant plus de 40 longues minutes (le concert devait commencer a 23h)! Heureusement que le sieur CLINTON est entouré par une bande de mercenaires/musiciens d'une rare efficacité. C'est une vraie troupe (plus de 10 personnes sur scène) qui assure l'intérim quand le "Dr Funkeinstein" (l'un des nombreux surnoms du bonhomme) n'est pas sur scène ou s'éloigne du micro. J'étais au deuxième rang et d'où j'étais, tout ce beau monde ressemblait à un incroyable cirque tout droit sorti des 70's (il y avait là un guitariste en couche culotte, des choristes à moitié nu, un danseur avec un faux nez et un manteau de fourrure...). Une vraie bouffée de musique funky et psychédélique qui a duré plusieurs heures. CLITON a interprêté peu de titres en personne (le bougre se repose sur son impressionnante brochette de chanteurs mais on veut bien lui pardonner: il a presque 70 ans) même si son charisme a rayonné toute la soirée (il doit beaucoup à sa coupe de cheveux extravagante). Quelques problèmes de micro semblent avoir énervé le pape du funk mais dans l'ensemble le concert respirait la bonne humeur. Entre les impros funky, les danses contorsionnistes de Mr NOSE, les délires de CLINTON et l'incroyable solo du guitariste Michael Hampton sur "Maggot brain" (presque 10 minutes à faire pâlir tout métalleux qui se respecte), difficile de s'ennuyer! Et tant pis si la pluie vient s'en méler vers la fin du show... Bref un concert haut en couleur et euphorisant qui m'a donné envie de me replonger plus en profondeur dans la mouvance funk. MOTHER'S FINEST, JAMES BROWN et leurs compères vont encore tourner un bon moment sur mon baladeur!
20:15 Publié dans Blog, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nneka, george clinton, funkadelic, sakifo, la réunion, musique, funk
25.07.2009
What don't kill you make you more strong
Après un mois de juin déjà très musical marqué par un nouveau concert des BEATWIN (le 19) et une fête de la musique démentielle (où nous avons à notre grande surprise improvisé quelques classiques avec nos amis Emile et Omer, rencontré le jour même!), je profite d'un mois de juillet bien garni lui aussi. Je reviens tout juste d'un séjour dans l'Isère et j'ai décidé de vous raconter aujourd'hui ce qui restera comme un de mes plus beaux souvenirs: le concert de METALLICA aux arènes de Nîmes le 7 juillet dernier. A bientôt!

METALLICA m'avait quelque peu déçu il y a 3 mois. Non seulement leur prestation fût en deça de ce à quoi je m'attendais mais en plus la setlist faisait la part belle au dernier album (pas moins de 6 titres, l'album a beau être bon sur 10 ça fait beaucoup!), laissant sur le carreau des classiques comme "creeping death" et surtout "fade to black" (mon titre favori dans le répertoire des four horsemen). Heureusement pour moi les concerts de METALLICA se suivent mais ne se ressemblent pas, du moins pas sur cette tournée World magnetic (le groupe change la liste des chansons à chaque concert). Aussi lorsque j'ai lu sur le blog de Zégut que la prod rajoutait un bon millier de tickets à prix réduits pour le show de Nîmes (soit dit en passant filmé en vu d'un dvd), je n'ai pas hésité une seconde (après vérification des tarifs réduits de la SNCF bien sûr, Rouen/Nîmes ça fait une trotte:-)! Accompagné de mon ami Nacim je me suis donc rendu aux arènes de Nîmes le 7 juillet (premier voyage en TGV pour moi;-) pour ma revanche avec les Mets et vous savez quoi? Ca a été le meilleur concert auquel j'ai jamais assisté, rien que ça!!
Les arènes de Nîmes à elles seules suffisent à rendre un concert inoubliable. Il faut dire que le cadre est sublime (on se croirait dans le film "gladiator") et la vue imprenable quel que soit l'endroit où on se trouve (pour ma part je me trouvais en arrière scène avec une vue plongeante sur le côté droit). Qui plus est le service d'ordre a été efficace (était ce bien nécessaire toutefois de jetter toutes les bouteilles d'eau alors que des vendeuses distribuaient à l'intérieur des bières et... des chips?!), l'entrée a été rapide (nous sommes arrivés après 17h et il nous a fallu moins d'une heure pour entrer) et s'est déroulée sans anicroches. A l'intérieur l'ambiance battait son plein: Le public, venu de toute la France et même de l'étranger (Belgique...), enchainait les holas titanesques (plus de 13 000 personnes) et les cris en tout genre. Une vraie euphorie qui est un peu retombée à l'arrivée du premier groupe, My Own Private Alaska (en remplacement de MASTODON et LAMB OF GOD). Sorte de croisement entre un MUSE acoustique et un NIRVANA rageur (sans une seule guitare!), le combo toulousain évolue dans un registre des plus étranges. Si l'instrumentation tient la route (de belles lignes mélancoliques) elle contraste franchement avec le chant death délivré par le chanteur hurleur. Une bonne partie du public s'est demandé comment réagir et a applaudi timidement, certains ne s'étant pas gênés pour manifester leur mécontentement (une bouteille d'eau évita de peu le claviériste dès les premières minutes du show).
Après une poignée de titres et un accueil très mitigé, MOPA a laissé sa place a MASS HYSTERIA. Autre formation (française elle aussi), autre ambiance. MASS HYSTERIA a assuré son rôle de première partie avec brio, transformant les arènes en volcan en fusion (un genre qui leur plait beaucoup visiblement). Ils sont même parvenus à créer un pogo géant façon "braveheart" comme ils le disent eux mêmes! Seule ombre au tableau: le discours "djeuns" du chanteur ("Peace", "amour" et tout ce que vous voulez:-)...
21h40. Après une attente qui parut interminable, le célèbre "Ecstasy of gold" d'Ennio Morricone retentit dans les arènes et là c'est la folie! Le public chante la mélodie à pleins poumons jusqu'au bout et se demande quelle chanson ouvrira le set. Contre toute attente c'est l'intro de l'excellent "Blackened" (de l'album "And justice for all", 1988) qui se fait entendre. Le groupe, qui s'est trompé d'escalier, entre sur scène quelques secondes trop tard (la version studio du titre est alors brusquement interrompue par l'ingé son^^) mais qu'importe, le triomphe est total. METALLICA est dans une forme éblouissante et dispose ce soir d'un son vraiment excellent (d'où j'étais en tout cas), rien à voir avec Bercy. "Creeping death" arrive dans la foulée et bénéficie de la participation du public (James Hetfield n'a même pas eu besoin de le solliciter pendant le break, tout s'est fait spontanément). Deuxième chanson et deuxième claque! Comme le dit l'adage, jamais deux sans trois: "Fuel" démarre sur les chapeaux de roues avec effets pyrotechniques à l'appui! Jusque là c'est un sans faute et un "Harvester of sorrow" très martial achève de convaincre ceux qui doutaient encore de la santé du combo californien avant un "fade to black" d'anthologie. Il faut dire qu'il s'agit là d'un des titres les plus prisés par les fans (moi le premier:-)et que le batteur Lars Ulrich avait déclaré qu'il ne le jouerait pas tant il ressemble à "The day that never comes" (le single du nouvel album et le passage obligé de la tournée en cours).
"Broken, beat and scarred", dédié au public français, est le premier extrait de "Death magnetic" (la nouvelle livraison des Mets, elle les a réconcilié avec bon nombre de fans) et comme ses prédécesseurs, il s'avère particulièrement redoutable. S'en suit un autre extrait du nouvel album ("Cyanide") et un classique de 1991 ("Sad but true" dont le refrain est chanté a capella en guise d'introduction). "One" débute par un solo de basse pas très raffiné (une bouillie informe évoquant le bruit d'une tondeuze à gazon au démarrage) et la traditionnelle (mais néanmoins spectaculaire) débauche d'effets pyrotechniques. A la surprise générale le guitariste Kirk Hammett se montre particulièrement à la ramasse sur l'intro mais se rattrape bien vite sur le solo (pourtant bien plus complexe à éxécuter). Ses compagnons James Hetfield, Rob Trujillo et Lars Ulrich assurent leurs parties avec une pêche et une précision incroyable (à noter que si Lars Ulrich n'a pas commis de gros pains il semblait parfois peu concerné par ce qui se passait) comme en témoignent les titres "All nightmare long" et "The day that never comes". Alors que tout le monde s'attendait au classique "Master of puppets" (enchainé depuis le début de la tournée avec "The day that..."), METALLICA interprête un thème qu'on ne lui connaissait pas, et pour cause! Ils ont joué le début de la Marseillaise (un brin massacrée il faut l'avouer) avant d'entonner "Master" (dans une version intégrale de toute beauté). "Dyers Eve" surprend son monde (il s'agit du morceau le plus rapide dans la discographie des Mets, il n'a jamais été interprêté en live avant 2004) et laisse place à un joli solo éxécuté en clean par Kirk Hammet. Une belle introduction à la ballade "Nothing else matters" (un des rares titres de METALLICA a avoir cartonné dans notre pays), bien évidemment repris en choeur par le public sur le refrain. "Enter sandman" clôt magistralement cette première partie de concert avec un break époustoufflant (une partie des arènes avait été truffée de feux d'artifice!).
Les rappels ne se font pas attendre et lorsque le riff de "The frayed ends of sanity" (un titre de 1988 un peu oublié) se fait entendre, on croit au miracle. A la place nous avons droit à un petit hommage à Queen avec la reprise explosive de "Stone cold crazy" (sans doute leur titre le plus rentre dedans, il figure sur "Sheert heart attack"). J'ai entendu "Motorbreath" depuis les toilettes des arènes (bon jour pour avoir la chiasse hein? lol) mais je suis revenu juste à temps pour le final: l'anthologique "Seek and destroy" et sa pluie de ballons noirs estampillés METALLICA. James Hetfield demande au public de faire en sorte que les gens se rappellent dans 2000 ans que METALLICA a joué dans la place et c'est parti pour une fiesta électrique de 7 minutes. Une conclusion éclatante pour un concert qui le fût tout autant. Le groupe distribue ensuite médiators (un de ceux lancés par Robert Trujillo a frôlé mon pied mais un vieux est passé une seconde avant moi) et baguettes par dizaines avant de saluer la foule une dernière fois.

Ambiance historique, setlist du tonnerre (certains lui ont reproché son classicisme mais peut on vraiment être satisfait à 100% quand on est un fan hardcore?), prestation géniale et mise en scène démoniaque (un peu moins impressionnante qu'à Bercy il est vrai) ont fait de ce concert un moment inoubliable. METALLICA affiche encore une forme hallucinante 26 ans après son premier album. Je les ai vu trois mois auparavant à Bercy et il ne fait aucun doute qu'ils ont progressé depuis (ils étaient mieux coordonnés et maitrisaient mieux les fins de morceaux et les intros). De plus il semble qu'ils aient décidé de faire plaisir à leurs fans en filmant un dvd à Nîmes (rappelons que des concerts à Mexico avaient déjà été filmés) et en optant pour des setlists privilégiant les albums préférés des fans (laissant sur le carreau les mal aimés "Load" et "Saint Anger"). Chapeau bas, messieurs mais je ne vous dis pas à bientôt (le prix des places est vraiment abusé selon moi surtout à Bercy).
19:11 Publié dans Blog, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : metallica, beatwin, nimes, concert
11.06.2009
Batman contre le fantôme masqué
L'évolution technologique est une épée à double tranchant. Les foyers sont de mieux en mieux équipés mais cela se fait au détriment d'un certain nombre de supports jugés désuets. Ainsi la disparition des VHS a laissé sur le carreau un certain nombre de films jamais réédités depuis, une véritable injustice qui connaîtra d'ici peu une nouvelle étape avec la mort programmée du DVD. Aujourd'hui j'ai choisi de vous parler d'un film d'animation considéré comme une des meilleures adaptations de comic-book qui soient (rien que ça!:). Où est le rapport me direz vous? Et bien "Batman contre le fantôme masqué" a beau bénéficier du statut d'oeuvre culte, il reste un film d'une grande rareté sur notre territoire. Une VHS a vu le jour dans les années 90 mais seuls les plus chanceux pourront mettre la main sur une édition neuve et je ne vous parle même pas du dvd (la version française se fait désirer. A part importer la version canadienne il n'y a pas grand chose à faire pour se le procurer, légalement du moins).

"Batman: mask of the phantasm" est sorti dans les salles obscures en 1993. Il s'agit d'un long métrage qui s'inscrit dans la continuité de la série animée Batman du début des années 90 (réalisée par les studios Warner Bros). On y retrouve donc la même esthétique typée années 40 (avec une pointe de modernité), les mêmes voix, la même ambiance torturée et une animation similaire. Un bon point étant donné la qualité de ladite série. L'histoire se rapproche du comic book original (signé Bob Kane) mais prend quand même quelques libertés. Ainsi le millionnaire Bruce Wayne doit composer avec le retour de son premier grand amour (la sublime Andrea Beaumont) tandis que son alter ego Batman est traqué par la police de Gotham qui le confond avec un mystérieux tueur masqué. Ajoutez à cela un Joker venu jouer les protecteurs de mafieux et vous obtiendrez une jolie intrigue qui vous tiendra en haleine pendant 69 bonnes minutes. Ici Batman apparait plus que jamais comme un personnage vulnérable et les nombreux flashbacks qui ponctuent le film donnent une nouvelle perspective au passé de l'homme chauve-souris (la découverte de la Batcave, les débuts du super-héros...), une initiative certes risquée mais néanmoins réussie de bout en bout. Le fantôme masqué constitue quant à lui un protagoniste de premier choix, chacune de ses (inquiétantes) apparitions étant soignée jusque dans les moindres détails. On en viendrait presque à regretter son absence dans la série, c'est dire...
Les réalisateurs, Eric Radomski et Bruce W. Timm, ont donc réussi à créer une adaptation fidèle au matériel d'origine tout en lui insufflant une touche personnelle du plus bel effet. Moins réaliste que le film "Batman: the dark knight" (comment aurait-il pu en être autrement avec un film d'animation?), "Batman contre le fantôme masqué" n'en demeure pas moins une réussite totale. Selon moi, c'est de loin l'adaptation la plus proche de l'oeuvre originale de Bob Kane. Dommage cependant que le film soit aussi court...
PS: Merci à Richard pour la photo du fantôme masqué (si le film est une vraie rareté, je vous laisse imaginer la disponibilité d'une figurine comme celle ci).
15:03 Publié dans Mon carnet nostalgie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : batman, batman contre le fantôme masqué, dessin animé, mask of the phantasm, blog



