14.05.2012
Treehouse
Les arbres chapelle de La Haye de Routot (cf article "Shake my tree") ont un illustre grand frère: le chêne d'Allouville! Le plus célèbre des arbres normands se trouve au beau milieu d'un petit village nommé Allouville Bellefosse et serait agé de 1200 ans! Outre son âge canonique et ses dimensions imposantes (18 mètres de haut et une circonférence de 16 mètres), c'est surtout sa configuration originale qui attire l'attention: on trouve à l'intérieur du tronc deux chapelles superposées!
Au rez de chaussée on trouve la chapelle de la Vierge, un petit sanctuaire (2m2) datant de 1696 et dédié à Notre dame de la paix.
Après avoir emprunté un escalier en spirale, on accède à la chambre de l'ermite, une pièce à peine plus grande dans laquelle il semble désormais impossible de pénétrer (la porte est condamnée).
Depuis 1932 le chêne est classé monument historique et en 1981 il a même inspiré un film: "le chêne d'Allouville" (réalisé par Serge Pénard). Une curiosité à découvrir!
22:05 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chêne, allouville, arbre chapelle, tourisme, normandie
12.05.2012
Let it roll: UFO à la Traverse de Cléon (7 mai 2012)
Lorsque j'ai vu que les légendaires UFO étaient programmés dans une petite salle de la banlieue de Rouen, j'ai cru que j'allais tomber de ma chaise! En effet UFO est l'un des groupes de hardrock les plus emblématiques des années 70, ils ont largement contribué à donner au style ses lettres de noblesse et sont cités comme une influence majeure par de nombreux musiciens célèbres: kirk Hammett (METALLICA), Steve Harris (IRON MAIDEN), John Norum (EUROPE), Dave Mustaine (MEGADETH) et Slash (ex GUNS'N ROSES) pour n'en citer que quelques uns! Le 7 mai dernier, ces fringuants sexagénaires ont donné une sacrée leçon de rock'n roll aux amateurs qui avaient fait le déplacement!

La traverse de Cléon est une petite salle de moins de 700 places qui peut s'enorgueillir d'une programmation aux petits oignons. JOHNNY WINTER, MANFRED MANN EARTHBAND et d'autres grands noms du "classic rock" ont foulé les planches de cette salle qui n'a de petite que la superficie! On imagine donc volontiers la pression qui a pesé sur les membres de GRAND SQUARE DANCE, le groupe qui assurait la première partie. Les rouennais ont pourtant relevé le défi avec brio avec un set court et efficace qui a séduit le public, à tel point d'ailleurs que celui ci a demandé un rappel, un fait rarissime pour une première partie faut-il le rappeler! Il faut avouer que la chanteuse Lena Wood et ses compagnons ont de sacrés arguments: un rock carré et entrainant porté par une voix extraordinaire rappelant par moment celle de Christina Aguilera (un timbre rauque et une puissance à vous faire dresser les cheveux sur la tête:-). Ajoutez à cela un vent de fraicheur apporté par une harpe électrique (!) et vous obtiendrez les ingrédients d'un groupe prometteur dont il me tarde d'avoir à nouveau des nouvelles! Voilà une de leurs chansons si vous voulez vous faire une idée: http://www.youtube.com/watch?v=HkV0Xhp4i3I
Après un court entracte, c'est le groupe THE WHEEL qui a pris le relais. Les norvégiens accompagnent UFO sur leur tournée européenne et semblent se situer sur le plan musical à mi chemin entre LYNYRD SKYRNYRD, BLACK SABBATH et JUDAS PRIEST. Le chanteur, coiffé d'un chapeau texan, est d'ailleurs probablement un grand fan de Rob Halford (chanteur de JUDAS PRIEST) puisqu'il officie lui aussi dans un registre suraigu à l'opposé de celui dans lequel évolue l'envoûtante Lena Wood. Toujours est il que THE WHEEL est lui aussi parvenu à se mettre le public dans la poche. Gageons que les nombreux T-shirts lancés dans le public, les soli impressionnants du guitariste (et ces grimaces inspirées:-) ainsi que le professionnalisme du quatuor y sont pour beaucoup.
vers 22h30, UFO arrive à son tour sur scène sous les applaudissements du public. Si à l'exception du bassiste Rob de Luca (le jeune remplaçant de Pete Way), les britanniques ont le visage marqué par le poids des années, ils ont vite démontré que le phénomène se limitait à leur apparence physique. Phil Mogg (64 ans), Paul Reymond (66 ans) et Andy Parker (60 ans) affichent encore en 2012 une forme impressionnante qui non seulement ne trahit absolument pas leur âge, mais en plus eclipse totalement l'énergie dégagée par des groupes bien plus jeunes. Comment un groupe qui a sorti son premier album en 1970 peut-il encore dégager une telle puissance? L'expérience sûrement mais aussi la présence d'un virtuose de la six cordes qui a brillé tout au long du set.
Vinnie Moore, c'est son nom, remplace depuis 2004 le non moins talentueux Michael Schenker (frère du guitariste de SCORPIONS, Rudolf Schenker, et guitariste très influent depuis les 70's) et le moins que l'on puisse dire, c'est que chacune de ses interventions a laissé les spectateurs pantois. Tapping, sweeping, shred, arpèges, tout y est passé sans jamais sacrifier à l'émotion. J'en veux pour preuve ce solo d'anthologie à la fin du classique "Love to love" (sur lequel le guitariste américain a alterné guitare électrique et guitare acoustique): une longue succession de notes qui auraient pu être une énième démonstration technique pour guitaristes à l'égo démesuré si elle n'avait pas été ponctuée par des mélodies gorgées de feeling. Probablement un des plus beaux moments de ma vie de mélomane, rien que ça! Et que dire des autres musiciens? Le facétieux Phil Mogg a toujours cette voix reconnaissable entre mille et lorsqu'il s'absente brièvement de la scène, c'est pour mieux revenir quelques secondes plus tard et faire tournoyer son pied de micro de plus belle. Il semble avoir pris un malin plaisir à raconter des anecdotes au public entre les chansons (un des spectateurs a d'ailleurs servi d'interprête après avoir été sollicité par le chanteur) et les nombreuses années qu'il a passé sur les routes n'ont eu raison ni de sa motivation ni de ses cordes vocales. Si seulement Ian Gillan (chanteur de DEEP PURPLE) pouvait en dire autant... Paul Reymond quant à lui est beaucoup plus discret mais il passe allégrément de la guitare aux claviers (un brin sous mixés ce soir là) avec la même maestria.
Tout au long du concert, la section rythmique assurée par Rob de Luca et Andy Parker a fait preuve d'une précision métronomique et je crois pouvoir affirmer sans trop me tromper que ce cocktail détonnant a convaincu tout le monde sans exception. Les tubes ("Mother Mary", "Let it roll", "Too hot to handle", "Only you can rock me", "Love to love" et l'incontournable "Doctor doctor") ont bien évidemment déclenché les plus belles ovations de la soirée mais ils ont formé un ensemble cohérent avec les compositions les plus récentes (y compris "Fright night", l'excellent "Wonderland", "Burn your house down" et "Mojo town", tous issus du dernier album sorti il y a quelques semaines seulement: "Seven deadly"). Alors certes il y avait beaucoup de vieux fans dans la salle (énormément de cheveux grisonnants!) mais il y avait aussi plusieurs jeunes fiers d'avoir vu en live ce monument rescapé d'une époque révolue. Je le sais, j'étais l'un d'entre eux!
SETLIST
Mother Mary
Fight Night
Wonderland
I'm A Loser
Let It Roll
Mojo Town
Burn Your House Down
Only You Can Rock Me
Love to Love
Hell Driver
Venus
Too Hot To Handle
Lights Out
Rock Bottom
RAPPEL
Doctor Doctor
Shoot Shoot
00:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ufo, cleon, la traverse, rouen, rock, hardrock, musique, concert, grand square dance
01.05.2012
Chronique de l'album "Bag of bones" du groupe EUROPE
Cela fait maintenant 8 ans que le groupe EUROPE enchaine les tournées et les albums avec un succès croissant. Le break qu'ils se sont octroyé entre 1992 et 2003 semble leur avoir fait le plus grand bien car en 2012 les suédois affichent encore une forme éblouissante, à la fois sur scène et sur leur neuvième album studio, le sémillant "Bag of bones".

Le succès critique et commercial du précèdent album, "Last look at Eden" (2009), laissait augurer de bonnes choses pour la suite. EUROPE s'orientait vers un style sensiblement plus proche de celui qui avait fait sa gloire dans les années 80 sans pour autant délaisser le son lourd qui est le sien depuis la reformation. Le changement était particulièrement perceptible au niveau des claviers de Mic Michaeli, discrets sur "Start from the dark" (2004) et "Secret Society" (2006), ils faisaient leur grand retour sur "Last look at Eden" et insufflaient une puissance épique aux chansons (j'en veux pour preuve le majestueux "No stone unturned"). Joey Tempest et ses compagnons s'étaient également permis quelques incursions dans le blues, une énième preuve que la période "The final countdown" était bel et bien révolue et qu'ils entendaient revenir à quelque chose de moins racoleur, un (hard)rock plus classique en adéquation avec leurs premières influences (THIN LIZZY, UFO, DEEP PURPLE, RAINBOW, LED ZEPPELIN et WHITESNAKE pour n'en citer que quelques uns). Il n'est donc pas étonnant de retrouver un délicieux parfum vintage sur ce "Bag of bones" fraîchement sorti.
Le producteur Kevin Shirley, à qui l'on doit tous les albums d'IRON MAIDEN depuis "Brave new world" (2000) mais aussi un sacré paquet d'opus signés JOURNEY, RUSH, MR.BIG et BLACK COUNTRY COMMUNION, a su donner aux nouvelles compositions d'EUROPE une puissance et une clarté enfin à la mesure de leur talent. Chaque membre est parfaitement audible et une écoute au casque suffit à faire ressortir le travail d'orfèvre qui a été réalisé sur ce nouvel album.

-Le tonitruant "Riches to rags" ouvre les hostilités sur les chapeaux de roue et sonne comme une profession de foi: "this is the sound, never getting back to the start" (comprendre par là, les années 80 sont terminées et nous ne ferons jamais un "Final countdown" bis:-). Joey Tempest renoue avec le style nerveux qui était le sien sur "Prisoners in paradise" (1991) mais sa voix puissante, d'ordinaire cristalline, semble éraillée par moment (un constat récurrent sur cet album). Cela ajoute un côté "sale" qui sied bien à la musique mais difficile de savoir s'il s'agit d'un effet volontaire ou d'une fatigue liée aux incessantes tournées. John Norum quant à lui signe probablement ici son solo le plus rapide depuis celui de "On broken wings" (1986)!
-"Not supposed to sing the blues" est le premier single extrait de "Bag of bones". Il s'agit d'un mid tempo en forme de clin d'oeil à certains tubes qui ont marqué le groupe. Tendez l'oreille et vous entendrez des titres qui vous sont familiers: "Back in Black" (d'AC/DC), "When the levee breaks" (de LED ZEPPELIN), "Let it be" (des BEATLES)... Les claviers arabisants du préchorus sonnent d'ailleurs eux aussi comme un hommage au célèbre "Kashmir" de LED ZEPPELIN. La version qui apparait sur l'album est bien meilleure que la version "radio edit" faisant office de single. La chanson dure une minute de plus et possède un break plus travaillé ainsi qu'un deuxième solo à la fin du morceau.
-"Firebox" est aussi épique que son petit frère "No stone unturned" (sur l'album précédent) mais la manière dont Ian Haugland frappe ses fûts lui confère une agressivité inédite. Le refrain haut perché est celui qui rappelle le plus les années 80 mais le superbe (et inattendu) break à la sitar ne ressemble en rien à ce le groupe a pu enregistrer précédemment. Sûrement un nouveau classique!
-La chanson titre bénéficie de la participation du guitariste Joe Bonamassa, étoile montante du blues rock qui officie également au sein du supergroupe BLACK COUNTRY COMMUNION. Ses parties de slide accentuent le côté bluesy des couplets mais aussi le contraste avec le refrain plus heavy. Les arpèges et la voix de Joey Tempest font des merveilles dans ce registre désabusé à mille lieues des envolées lyriques des albums "The final countdown" (1986) et "Out of this world" (1988). Le chanteur a expliqué dans plusieurs interviews qu'il se sentait comme un sac d'os après la tournée d'un an et demi qui a suivi "Last look at eden", d'où le titre de la chanson (et de l'album): "Bag of bones".
-Lorsque le groupe a annoncé qu'il y aurait un instrumental sur le nouvel album, plusieurs fans ont cru renouer avec les envolées guitaristiques de "Boyazont" (sur le 1er album) et "Aphasia" (sur "Wings of tomorrow"). Il n'en est rien! "Requiem" n'est en fait qu'un interlude orchestral de... 29 secondes! La mélodie, forcément mélancolique avec un titre pareil, est l'oeuvre de Mic Michaeli. Dommage que ce morceau ne soit pas plus long...
-"My woman my friend" passerait presque pour une ballade si un gros riff digne de Tony Iommi (le guitariste de BLACK SABBATH, célèbre pour ses riffs pachydermiques) ne venait pas très vite durcir le ton. John Norum est particulièrement inspiré et livre des soli intéressants tout au long du morceau.
-Le riff de "Demon head" est groovy à souhait et rappelle le Deep Purple mark III (celui qui comptait David Coverdale et Glenn Hughes dans ses rangs et qui a livré le chef d'oeuvre "Burn" en 1974). L'omniprésence de l'orgue hammond de Michaeli ne fait qu'accentuer cette impression, notamment à la fin du morceau lorsque ce dernier se lance dans un court solo que n'aurait pas renié Jon Lord (claviériste de DEEP PURPLE de 1968 à 2002). Joey Tempest, fidèle à lui même, livre un refrain mémorable qui rentre dans la tête pour ne plus en sortir. Le break de cette chanson sonne comme une version nerveuse du "By the way" des RED HOT CHILI PEPPERS (la basse vrombissante de John Leven y est sans doute pour quelque chose). Une sacrée réussite!
-"Drink and a smile" est un morceau 100% acoustique. Enregistré en toute hâte alors que l'album était déjà terminé, il fait un peu figure d'OVNI sur cet opus particulièrement heavy. Cela n'enlève rien à sa qualité bien que la comparaison avec les titres de LED ZEPPELIN III soit inévitable.
-Si "Doghouse" figurait déjà sur le dernier DVD du groupe, l'excellent "Live at Shepherd's bush" (2011), il est ici présenté dans une version légèrement remaniée. Pas de panique néanmoins, le solo est davantage travaillé et l'excellent riff à la AC/DC répond toujours présent!
-"Mercy you mercy me" aurait pu figurer sur l'album de la reformation, le très rentre dedans "Start from the dark" (2004"). Il faut dire que le riff principal est particulièrement heavy, limite stoner, et rappelle celui de "start from the dark" (la chanson), en plus incisif. Une fois encore, Joey Tempest livre un refrain en or qui fera sûrement fureur lors des prochains concerts. Là encore le groupe offre un break surprenant dans lequel Ian Haugland joue une partition presque reggae!
-L'album s'achève avec l'émouvante "Bring it all home", une ballade en forme d'au revoir (les paroles l'expriment sans ambiguité) destinée à être jouée à la fin du tout dernier concert que donnera Europe, c'est du moins ce que le groupe a annoncé dans une interview récente. N'allez pas croire pour autant que les suédois tirent leur révérence! Joey Tempest a annoncé son souhait de rentrer en studio en 2014 pour un dixième album.
CONCLUSION: EUROPE semble enfin s'être affranchi de ses complexes, le groupe ne cherche plus à remplir des stades ni à faire oublier sa période hard FM. Il est revenu à ce qu'il sait faire de mieux, à savoir un hard rock mélodique puisant ses racines dans les années 70. En cela, le groupe s'est rapproché de ce qu'il était avant le triomphe de l'album "The final countdown" (1986). Bien évidemment les plus nostalgiques diront que Joey Tempest ne force plus autant sur sa voix, que John Norum fait des soli moins mélodiques et que les claviers de Mic Michaeli ne sont plus aussi présents qu'auparavant. Ils n'auront peut être pas tort, mais pour autant EUROPE a beau avoir considérablement évolué depuis les 80's, ils peuvent se targuer de n'avoir jamais sorti un album raté. Mieux encore, 30 ans après leurs débuts, les légendes du hardrock suédois viennent de prouver qu'ils savent toujours composer de bonnes chansons et proposent avec "Bag of bones" leur album le plus abouti. Une véritable synthèse de leurs influences avec les qualités qui ont forgé l'identité du groupe (la superbe voix de Joey Tempest en tête, bien plus nuancée et bien plus expressive que dans les années 80), le tout avec un son moderne, le meilleur qu'ils aient jamais eu... et tant pis si cet album ne correspond pas aux standards du moment (comme "The final countdown" l'avait fait en son temps). EUROPE est désormais un groupe libre qui se fait plaisir sans se reposer sur ses acquis, pour cela on ne peut que les féliciter et leur souhaiter de continuer sur cette lancée!
Afin de promouvoir "Bag of bones", le groupe effectuera une nouvelle tournée mondiale qui passera par la France. Ils seront à la Laiterie de Strasbourg le 12 novembre, au Bataclan de Paris le 13 novembre et au Transbordeur de Villeurbanne le 14. Plus d'infos sur le site officiel: http://www.europetheband.com/
00:36 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : bag of bones, europe, joey tempest, john norum, rock, musique, kevin shirley, deep purple, led zeppelin
29.04.2012
Avengers, chronique d'un succès
Lorsque j'ai commencé à lire des comics il y a peu plus d'une quinzaine d'années, jamais je n'aurai imaginé voir sur grand écran tous ces héros de papier. Il y avait bien eu quelques tentatives (les "Batman" de Tim Burton et de Joel Schumacher, "The shadow" en 1994, "The mask" la même année, "Spawn" en 1997 et quelques nanars comme "Barb wire"...) mais ce n'était en rien comparable au torrent ininterrompu des adaptations depuis le succès du premier X-men (sorti il y a 12 ans déjà!). Ainsi, si pour certains 2012 serait l'année de la fin du monde, pour les studios Marvel ça sera l'année où ils pourront s'enorgueillir d'avoir réussi l'impossible: adapter les Vengeurs au cinéma et en faire un classique du genre!

Les vengeurs, ou Avengers en V.O., sont une équipe de super-héros apparue en 1963 sous la plume de Stan lee et Jack Kirby. Il s'agissait pour la maison d'édition Marvel de concurrencer la Justice League of America de son rival de toujours, DC comics. Le principe est simple, la JLA regroupait les plus grands succès de DC dans une seule et même équipe: Batman, Superman, Wonder Woman, mais aussi Flash et quelques super-héros moins connus chez nous à savoir Aquaman, Martian Manhunter et Green Lantern. Marvel a donc récupéré la même formule et l'a appliqué à son propre catalogue. c'est ainsi qu'Iron Man, Thor, Hulk, Ant-man, la Guêpe et plus tard Captain America ont uni leurs force dans un comic book qui dure jusqu'à aujourd'hui (bien que l'équipe ait connu des modifications au fil des ans).

Dans "la naissance des vengeurs", Loki, le machiavélique demi-frère de Thor, manipule Hulk afin de semer le chaos sur Terre et obliger le dieu de la foudre à intervenir. Malheureusement pour lui, Iron Man, Ant-man et la guêpe interviennent aux côtés de Thor et ils finissent par le démasquer et l'arrêter. La trame du film s'éloigne sensiblement du comic book original, le duo Ant-man/la guêpe cède en effet la place à Captain America et Loki, bien qu'il soit toujours aussi fourbe, fait dorénavant alliance avec des extraterrestres pour envahir la Terre. Ce changement s'inscrit néanmoins dans la continuité des films initiés par Marvel depuis Iron Man (2008), ainsi les spectateurs qui étaient restés jusqu'à la fin des génériques avaient pu collecter des indices annonçant l'apparition des Avengers.
Du pré-générique à l'incroyable plan séquence de la bataille finale, le film est une réussite totale, un rêve devenu réalité pour de nombreux fans (il y a peu de chance pour que les réfractaires au style y trouvent un quelconque intérêt). Le scénario met en valeur chacun des protagonistes (y compris la veuve noire et Oeil de faucon, brièvement esquissés dans Thor et Iron Man 2) et la mise en scène offre des moments de bravoure qui surpassent de loin ce qui a pu être fait dans le genre jusque là. Ajoutez à cela un humour savamment dosé, des acteurs qui crèvent l'écran (Robert Downey Junior n'a jamais été aussi bon, Mark Ruffalo entèrre ses prédécesseurs dans le rôle de Hulk et Tom Hiddleton prête à Loki son regard de psycopathe et son sourire narquois) ainsi que le traditionnel caméo de l'indéfectible Stan Lee et vous obtiendrez l'un des meilleurs films de super-héros. Alors qu'on lui prédisait un four retentissant, le réalisateur Joss Whedon (à qui on doit la série Buffy contre les vampires) a livré la meilleure des adaptations de l'univers Marvel (avec "X-men le commencement"). Reste à savoir si DC saura répondre en conséquence avec son nouveau Batman, "The dark knight rises". Rendez vous en dans quelques mois!
19:00 Publié dans Film, Mon carnet nostalgie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avengers, film, vengeurs, stan lee, iron man, thor, marvel, comics, super héros, cinema, jack kirby, joss whedon
28.04.2012
Giedré et les Malpolis à l'Ubu de Rennes (26 avril 2012)
Profitant d'un court séjour à Rennes, je me suis rendu à un concert qui s'est avéré formidable. En voici le récit, bonne lecture!
Cruel sort que celui des premières parties. Combien sont ils a jouer devant un public qui n'en a cure et qui, dans le meilleur cas, dispensent quelques applaudissements polis? Heureusement certains échappent à ce scénario et se mettent le public dans la poche. C'est exactement ce qu'il s'est passé pour les Malpolis. Ce duo toulousain, qui fête cette année ses 15 ans d'existence (ou presque:-), a su conquérir le public avec des chansons bourrées d'humour et une interprétation sans faille entrecoupée par des petits sketches. Pierick Rouquette (guitare) et Stéphane Dardé (basse) n'ont pas leur pareil pour composer des rimes hilarantes avec en toile de fond une critique acerbe de la société. Les journalistes (ils sont, de leur propre aveu, sponsorisés par le magazine "loser":-), les chanteurs de variété française, les altermondialistes, les hommes politiques, tout le monde en prend pour son grade sans que les toulousains tombent dans la vulgarité à outrance. Bref une prestation euphorisante qui a constitué une excellente introduction avant le concert de Giedré. Je vous invite à visiter le site des Malpolis pour vous faire une idée plus précise de leur musique et connaître les prochaines dates: http://www.lesmalpolis.com/
Giedré est un OVNI musical, une chanteuse aux allures de petite fille avec une plume au vitriol. Le décor avait sûrement déjà mis la puce à l'oreille aux curieux: un pot de chambre pour enfant et un Maneki-neko (vous savez ces statuettes japonaises en forme de chat qui secouent la patte gauche de haut en bas) cotoyaient une crotte (!) et des poupées gonflables (!!). Armée de sa seule guitare, au bout de laquelle une tête de bébé a été fixée (!!!), la chanteuse franco-lituanienne a interprêté pas moins de 22 chansons devant un public en grande partie composé de fans. Ce soir là l'Ubu était plein comme un oeuf, c'est donc une vraie consécration pour cette artiste qui doit son succès au bouche à oreille et à Internet.
Tantôt hilarante ("la bande à Jacky", "l'amour à l'envers") tantôt poignante ("les petits enfants", "ma chère maman") mais toujours caustique, Giedré n'a pas la langue dans sa poche et apporte un peu de fraîcheur dans une variété française aseptisée et bien pensante. Son timbre de voix et ses rimes sont un vrai régal pour les oreilles et nul doute que si Brassens avait vécu au XXIème siècle, il aurait adoré. Et puis très franchement qui d'autre en France incite son public à faire des anus avec ses mains?:-)
"Je ne suis pas méchante, c'est le monde qui est pourri." (Giedré)
Pendant que j'y suis, voici la chanson avec laquelle j'ai découvert cette artiste il y a quelques mois:
http://www.youtube.com/watch?v=fouNg9qpI0A
Cet article est dédié à Katell. Merci!
14:23 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les malpolis, giedré, chanson française, humour, musique, ubu, rennes
23.04.2012
Verdun
Bien que Verdun ne soit qu'une petite ville de la Lorraine (moins de 20 000 habitants en 2012), elle occupe une place prépondérante dans l'imaginaire collectif Français. En effet la bataille de Verdun (1916), l'un des épisodes les plus marquants de la Première Guerre Mondiale, est encore dans toutes les mémoires. Le traumatisme est à ce point durable qu'en 2012, de très nombreuses villes françaises et étrangères abritent toujours en leur sein une rue ou une avenue dite "de Verdun". C'est dans cette ville marquée à jamais par les atrocités de la guerre que j'ai vu le jour. Je n'ai pas grandi là bas mais j'y suis retourné récemment et je vous propose ici un petit guide des endroits à visiter.
A priori la gare de Verdun ne se distingue en rien des autres petites gares de provinces et pourtant non seulement elle a été construite par Gustave Eiffel (en 1868), mais en plus elle a servi au transport du soldat inconnu vers Paris en 1920! A quelques mètres de là, la porte Saint Paul marque l'entrée du centre ville. Un centre ville aux dimensions modestes mais plutôt bien garni en monuments et autres commerces.
Ci contre: la porte Saint Paul.
Ci dessous: la rue Chaussée qui mène à la porte éponyme.
Le monument le plus emblématique de la ville est sans conteste la porte Chaussée. Construite en 1380, elle est le principal vestige du rempart défensif qui entourait Verdun. Le quai de Londres, situé à proximité, offre une sympathique ballade le long de la Meuse. Vous y trouverez également des restaurants succulents (je vous recommande "le boucher du quai" et la crêperie "le glacier").
En vous rendant dans la ville haute, il vous sera possible de visiter le palais épiscopal (qui abrite le centre mondial de la paix et des expositions) et surtout la cathédrale de Verdun (qui possède une reproduction du baldaquin de la basilique Saint Pierre de Rome!). Un peu plus loin, une visite de la citadelle souterraine s'impose également. Dans ces galleries creusées au XVIIème siècle, une reconstitution des évènements de la Première Guerre Mondiale vous sera proposée, la visite s'achevant avec la cérémonie au cours de laquelle le Soldat Inconnu a été choisi (cf photo). Il est aussi à noter qu'en périphérie les usines Braquier accueillent chaque jour les visiteurs pour leur dévoiler les secrets de fabrication de la célèbre dragée de Verdun.
Pour accèder aux fameux champs de bataille, il vous faudra parcourir près de 8km au nord de la ville. L'office de tourisme de Verdun a mis en place une visite guidée en bus (comptez 27 euros par personne) qui permet de passer en revue la tranchée des baïonnettes, le fort de douaumont, l'ossuaire et le mémorial. Bien qu'il ne reste quasiment pas de tranchées à proprement parler, je vous laisse imaginer l'émotion qu'on peut ressentir en voyant les campagnes défigurées par les obus et les souterrains sombres et humides dans lesquels les soldats ont vécu pendant des mois...
Ci dessus: Le fort de Douaumont. En arpentant ses couloirs sombres, l'émotion laisse la place au recueillement...
Ci dessus: L'ossuaire de Douaumont où sont entreposés les restes de milliers de soldats anonymes et le cimetière militaire qui est juste à côté.
2 à 3 jours sont suffisants pour visiter Verdun et les environs. Plus d'informations sur le site de l'office de tourisme: http://www.tourisme-verdun.fr/
13:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : verdun, histoire, première guerre mondiale, tourisme, lorraine, france, guerre, musée, meuse
22.04.2012
Get around town: REVOLVER au 106 (13 avril 2012)
"Revolver" est le titre d'un album des BEATLES mais c'est aussi le nom d'un groupe parisien officiant dans un registre assez proche des Fab Four justement. Le 13 avril dernier, le groupe était de passage au 106 de Rouen.
C'est assez rare pour être souligné, je ne connaissais presque rien de REVOLVER avant de me rendre à ce concert. C'est tout juste si j'avais entendu leur tube "Get around town" (une pop song enjouée que n'aurait pas renié Paul Mac Cartney)! Autant vous dire que j'ai découvert ce soir là un groupe efficace et professionnel qui n'a rien à envier à ses homologues anglo-saxons. Les REVOLVER n'ont que deux albums à leur actif mais leur répertoire mêle habilement des influences folk, pop et rock. Les amateurs penseront à SIMON&GARFUNKEL, aux BEATLES mais aussi à des groupes plus modernes comme OASIS ou THE KILLERS (c'est plutôt flagrant sur le titre "Parallel lives").
Après une introduction acoustique de toute beauté (j'ai rarement vu des harmonies vocales d'une telle qualité!), ils ont enchainé des titres plus accrocheurs les uns que les autres devant un public restreint mais tout acquis à leur cause. Une prestation en forme de crescendo qui a culminé avec l'interprêtation des tubes "Wind song" et "Get around town"! D'aucuns diront que la musique de REVOLVER manque d'originalité mais force est de constater que ces gars là n'ont pas leur pareil pour créer des mélodies qui restent dans la tête. Souhaitons leur la même carrière que PHOENIX!
Cet article est dédié à Régine et Benjamine Charpentier. Merci à elles!
22:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : revolver, 106, musique, pop, concert
09.04.2012
Veules les roses
Parfois il n'y a pas besoin d'aller très loin pour en prendre plein les yeux. Veules-les-Roses est une petite commune de la Seine-Maritime située à moins d'une heure de chez moi, elle est relativement peu connue et pourtant elle offre des paysages enchanteurs dignes d'une carte postale. Victor Hugo lui même est venu à plusieurs reprises à Veules les roses pour se relaxer et trouver l'inspiration (une grotte témoigne encore aujourd'hui de son passage).
La commune tire son nom de la Veules, le plus petit fleuve de France, qui la traverse de part en part. C'est elle qui confère au chemin dit "des champs elysées" tout son charme et sa quiétude de tous les instants. De nombreux moulins à eau, pour la plupart issus de la période médiévale, parsèment le parcours jusqu'à la plage où vous aurez accès à un superbe panorama sur la côte d'Albâtre (Le littoral entre Le Havre et Dieppe).
Veules les roses s'illustre également par la production de cresson. Chaque année, il est possible d'acheter et/ou de déguster de délicieuses terrines de cresson lors de la fête du cresson (début avril). Le centre ville est aussi pourvu d'un certain nombre de monuments dont certains sont visitables: l'Eglise Saint Martin, les tourelles, le pigeonnier... L'office de tourisme se fera une joie de vous offrir une brochure détaillant tous les sites à visiter.
Bref Si vous êtes en Normandie ou simplement de passage dans le coin et que avez envie de vous offrir une promenade champêtre au bord de l'eau, pensez à aller découvrir Veules les roses et ses moulins:-) Bonne visite!
Cet article est dédié aux personnes qui m'ont fait découvrir cet endroit: Michel et Ghislaine.
15:12 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : veules les roses, normandie, tourisme, moulin, fête du cresson, seine maritime


