14.01.2012

Ich bin ein Berliner

Le couple Sarkozy/Merkel faisant souvent les choux gras de la presse ces temps-ci, je me suis dit qu'une petite visite chez nos voisins allemands s'imposait! Le séjour ne fût pas de tout repos (je ne parle pas allemand et surtout j'ai eu une petite intoxication alimentaire avec un kebab) mais il fût intéressant à bien des égards. Voici un petit compte rendu des choses que j'ai pu observer à Berlin. Bonne lecture!

porte de brandebourg, berlin

La porte de Brandebourg: Le monument le plus célèbre de la ville ressemble à la porte du cinquantenaire à Bruxelles. Si elle peut paraître moins imposante, elle est néanmoins indissociable de l'histoire allemande depuis son édification en 1791. Le quadrige situé au sommet avait été dérobé par Napoléon avant d'être ramené à sa place initial arès la bataille de Leipzig (1813). Hitler, après avoir été nommé Chancelier en 1933, organisa également une marche devant la porte de Brandebourg. Enfin c'est également à proximité de cette même porte que le mur de Berlin commença à être démantelé le 22 décembre 1989. Aujourd'hui encore, la porte de Brandebourg reste l'un des symboles les plus forts de l'Allemagne. On la retrouve sur les pièces de 50 centimes et... sur les vitres du metro N°2!

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Le Berliner Dom: En plein de coeur de Berlin, il est possible de se rendre sur l'île aux musées. Sur place vous pourrez visiter de nombreux musées (dont l'excellent musée de Pergame) mais également une magnifique cathédrale : le Berliner Dom. C'est l'empereur Guillaume II qui est à l'origine de sa construction à la fin du XIXeme siècle.

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Le Reichstag: Situé à deux pas de la porte de Brandebourg, le Reichstag est lui aussi un symbole fort de la ville. Inauguré en 1894, il abrite le Parlement allemand. Il est possible de visiter la coupole en verre en réservant quelques jours à l'avance sur internet.

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Checkpoint Charlie et le mur de Berlin: La réunification de Berlin est relativement récente: il y a encore 23 ans, un mur de 3 mètres de haut coupait la ville en 2 sur 155 km! Aujourd'hui il ne reste que quelques portions du mur (la plus longue étant appelée "East side gallery") mais les stigmates de cette séparation Est/Ouest sont encore observables dans le paysage. A proximité de l'ancien poste de contrôle tenu par les Américains (le célèbre Checkpoint Charlie) se trouve un musée privé retraçant l'histoire du mur aves ses drames (les nombreuses victimes qui ont essayé de fuir le régime communiste) et ses péripéties insolites (les différents stratagèmes élaborés pour franchir la frontière).

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Le château de Charlottenburg et les délices berlinois:  A l'ouest de Berlin il est possible de visiter un superbe château datant de la fin du XVIIeme siècle. Il doit son nom à la reine Sophie Charlotte, épouse de Frédéric Ier.

Berlin est une ville qui saura également contenter les gourmands. Tous les types de cuisine sont représentés mais vous pouvez aussi déguster la spécialité locale: le currywurst (une saucisse servie avec du ketchup et du curry). Je vous recommande les hamburgers du restaurant "The bird" (Am Falkplatz 5,     http://thebirdinberlin.com/ ), les meilleurs qu'il m'ait été donné de goûter et de loin!

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auf Wiedersehen

30.12.2011

C'était un temps où Bruxelles rêvait

Nouvelle destination et nouveau coup de coeur: Bruxelles, la capitale de la Belgique! Située à seulement 1h30 de Paris (en TGV), Bruxelles n'a pourtant pas grand chose à voir avec la capitale française... On y circule beaucoup mieux et surtout on y observe des paysages vraiment différents.

bruxelles, manneken pisLe Manneken pis:  Cette petite statue (60 cm!) est le symbole de la ville, à tel point qu'elle est photographiée tous les jours par des centaines de touristes telle une rock star... Situé à proximité de la Grand-Place, le Manneken-Pis aurait plus de 400 ans. Certains racontent qu'il commémore le souvenir d'un petit garçon ayant sauvé Bruxelles d'un incendie en urinant, d'autres parlent de la vengeance d'une sorcière excédée de voir le garçonnet soulager sa vessie sur sa maison... Toujours est il que le Manneken Pis possède dorénavant deux homologues, moins célèbres mais tout aussi insolites: la Jeanneke-Pis (fillette qui pisse) et le Zinneke Pis (chien qui pisse), respectivement mis en place en 1987 et en 1998.   

jeanneke pis, bruxelles

 

zinneke pis, bruxelles

 

La Grand-Place: Le coeur de Bruxelles depuis le XIIe siècle, classé patrimoine mondial de l'UNESCO. On y trouve des bâtiments magnifiques: l'hôtel de ville (seule vestige du Moyen Age), la maison du roi (aujourd'hui un musée), les maisons des corporations (au style architectural fouillé), ... Depuis 1971, tous les 2 ans, un gigantesque tapis de fleurs est dressé pour le weekend du 15 août.

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L'Atomium et les musées de l'extrême orient: En périphérie, il est possible d'observer deux sites étonnants. L'Atomium est une construction imposante haute d'une centaine de mètres. Elle a été construite à l'occasion de l'exposition universelle de 1958 et abrite aujourd'hui un restaurant et des expositions. A proximité on trouve des musées consacrés aux arts de l'extrême orient sous la forme d'une surprenante tour japonaise (provenant de l'exposition universelle de paris de 1900) et d'un pavillon chinois. La visite est payante (4 euros) mais vous pouvez tout aussi bien vous contenter de l'extérieur.

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Les institutions européennes et le Centre belge de la bande dessinée: Le quartier Léopold abrite de nombreuses institutions européennes, notamment le Parlement (cf photo) et la commission européenne. Bruxelles c'est aussi la Mecque de la bande dessinée européenne et pour les amateurs, une visite au centre belge de la bande dessinée s'impose. Tintin, Boule et Bill, Blake et Mortimer, Alix, Lucky Luke et les autres (que l'on retrouve déjà dans le nom de certaines rues bruxelloises) vous donnent rendez vous dans ce musée où on trouve également une librairie bien fournie.

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Ne passez pas non plus à côté du parc du cinquantenaire (avec une porte qui n'est pas sans rappeler la célèbre porte de Brandebourg de Berlin), de l'énorme palais de justice (un des plus gros édifices d'Europe!), du palais royal, des galeries du roi et de la reine, mais aussi des frites et des gauffres (le plus souvent liégeoises!). C'est donc sur cette note gourmande que je vais vous souhaiter une excellente fin d'année et un bon réveillon de la Saint Sylvestre.

 MERCI D'AVOIR ETE AUSSI NOMBREUX EN 2011 ET BONNE ANNEE 2012 A TOUS

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PIFF 2011, 1ere edition

Le mois dernier les cinéphiles en manque d'hémoglobine ont pu se rendre à la 1ère édition du Paris International Fantastic Film Festival. Une manifestation réalisée avec le soutien de l'excellente revue Mad Movies et du cinéma Gaumont Opera (situé Boulevard des capucines, à deux pas de l'Olympia). Pendant 5 jours, les amateurs ont pu se régaler avec une sélection aux petits oignons. Longs métrages inédits en France, courts métrages, documentaires... Il y en avait pour tous les goûts!

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Le film pour lequel j'avais fait le déplacement n'avait pas eu les honneurs d'une sortie en salle, quelle ne fût donc pas ma surprise lorsque j'ai vu qu'il était programmé au PIFF! La projection de "The ward", le nouveau film du réalisateur culte John Carpenter (Halloween, Fog, New York 97, the thing pour n'en citer que quelques uns) constituait un vrai évènement. Big John (comme le surnomme ses fans) était plus ou moins en retrait depuis l'échec de son dernier film (le très moyen Ghosts of Mars, sorti en 2001) et je désespérais de le voir tourner à nouveau. Je craignais le pire car les internautes soufflaient le chaud et le froid, au final je n'ai pas vraiment été déçu. John Carpenter filme toujours aussi bien et "The Ward" est un modèle de mise en scène et d'esthéthisme. Chaque plan est minutieusement pensé et le réalisateur prend son temps pour instaurer un climat oppressant, on est loin des montages épileptiques des films de Michael Bay... Les actrices sont convaincantes et la musique est honnête mais il y a malgré tout une ombre au tableau: le scénario! On ne peut pas dire qu'il soit raté mais ceux qui auront vu Identity, Sucker Punch et/ou Shutter island déploreront sans aucun doute son manque d'originalité. Espérons donc que pour sa prochaine réalisation, Carpenter ne se contente pas d'un "petit film bien foutu" et retrouve le mordant de ses grands succès.

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  Le lendemain (27 novembre), le festival organisait une projection (gratuite!) du documentaire "Ray Harryhaussen, le titan des effets spéciaux". La salle n'était pas pleine et c'est bien dommage car  Gilles Penso a réalisé un travail formidable retraçant la carrière de cette figure incontournable du cinéma fantastique. James Cameron, Sam Raimi, Steven Spielberg et de nombreux autres se succèdent devant la caméra pour revendiquer l'influence de celui qui a fait du "choc des titans" (1980) son testament cinématographique.

Cette 1ère édition semble avoir été couronnée de succès donc un grand bravo à Mad Movies et à ses partenaires, rendez vous l'année prochaine!

Barcelona!

3 mois! Jamais je n'avais laissé mon blog en friche aussi longtemps! Ma nouvelle activité professionnelle me laisse peu de temps pour mes articles mais n'allez pas croire pour autant que je ne suis plus "dans la course":-) Retour aux affaires avec cet article sur Barcelone!

Invité dans la capitale catalane pour l'anniversaire d'une amie, j'ai eu la chance de visiter plusieurs quartiers. Barcelone est une ville très accueillante et j'ai rarement vu une telle animation dans les rues une fois la nuit tombée. Il y a énormément de choses à voir, voici un petit échantillon:

 

gaudi, barcelone, casa batllo

La casa batllo: Barcelone est étroitement liée à l'architecte Antoni Gaudi (1852-1926). Figure emblématique de l'Art nouveau (un mouvement artistique né à la fin du XIXe siècle visant à bouleverser les conceptions traditionnelles de l'architecture, du dessin,...), Gaudi a largement contribué à façonner le visage de la ville. La maison Batllo, dont les premières pierres ont été posées en 1904, est l'une de ses réalisations les plus célèbres. L'architecture fantaisiste du bâtiment et la décoration intérieure, riche en couleurs, témoigne de la vision onirique de l'architecte catalan. La visite est payante (à peu près 18 euros en tarif plein) mais le dépaysement est assuré!

sagrada familia, barcelona

 La Sagrada Familia: Le monument le plus célèbre de la ville est également l'oeuvre d'Antoni Gaudi. La basilique de "la sainte famille" date de 1882 et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle se démarque franchement des autres édifices religieux européens! Sa construction n'est pas tout à fait achevée, ce qui explique la présence d'échaffaudages tout autour du bâtiment...

parc güell, barcelone, gaudi

gaudi, barcelone, parc güell

Le parc Güell: Encore une réalisation de Gaudi (je vous avais prévenu, il est partout:-). Cette fois il s'agit d'un grand parc doté de réalisations architecturales colorées et peu conventionnelles (comme en témoigne la fameuse salamandre et sa céramique exubérante). Dominant la ville de Barcelone, le parc Güell offre un superbe panorama.

barcelone

tapas, barcelone

Je pourrais continuer des heures comme ça, il y a tellement de choses à voir à Barcelone... Imaginez vous en train de savourer des tapas dans un restaurant de la rambla (la principale avenue de la ville située à proximité de la Méditerranée) et je doute que vous résistiez bien longtemps à la tentation de prendre un billet:-) Comme le chantaient si bien Freddie Mercury et Montserrat Caballe à la fin des années 80: "Barcelona, it was the first time that we met, how can I forget?"

http://www.youtube.com/watch?v=MsB4a--WRTs

27.09.2011

Mr BIG au bataclan

2 ans après son dernier passage dans la capitale, le supergroupe américain Mr BIG était de retour mercredi dernier pour promouvoir son dernier album ("What if?").

Yann Armellino a assuré une première partie des plus agréables. Délivrant un set exlusivement composé de morceaux instrumentaux (dont une reprise de Marvin Gaye), le virtuose français a fait l'étalage de son talent et convaincu le public. Une belle mise en bouche avant l'arrivée de Mr BIG.



mr big, bataclan, paris

Après une intro décalée, c'est au son de leur tube "Daddy, lover, brother, little boy" que les Mr BIG arrivent sur scène. L'accueil est triomphal et quand bien même la voix d'Eric Martin est couverte par les instruments, cette première chanson fait l'effet d'un coup de poing, d'autant que les soli sont, comme le voeu la tradition, effectués avec l'aide de perceuses (!). Le guitariste Paul Gilbert est celui qui reçoit les plus belles ovations (il est également celui qui est le plus mis en valeur dans le mix) mais ses collègues n'ont pas à rougir, loin de là. Eric Martin  ne fait décidément pas ses 51 ans et gesticule comme un damné à chaque chanson, non sans remercier le public (en français!). Si le mixage ne jouait pas forcément en sa faveur (surtout en début de concert), les moments où sa voix se faisait entendre ne laissaient aucun doute quant à la bonne santé du chanteur. Billy Sheehan quant à lui reste le technicien hors pair qui a fait la réputation du groupe, ses parties de basse donneraient le tournis aux bassistes les plus aguerris mais il faut avouer qu'elles virent franchement à la démonstration à l'occasion d'un solo certes impressionnant mais (bien) trop long. Le batteur Pat Torpey, le musicien le plus discret du groupe, ne s'est pas fendu d'un solo comme ses comparses mais il a joué ses parties à la perfection et ce, en affichant un large sourire communicatif tout au long du concert.

mr big, paris

Le plus gros tube du groupe, "To be with you", a été interprêté devant un public conquis qui se n'est pas fait prié pour chanter avec le groupe avant un rappel délirant qui a pris des allures de jam. Les musiciens ont échangé leurs instruments (Eric Martin a pris la guitare, Paul Gilbert la batterie, Pat Torpey la basse et Billy Sheehan le micro) et ont délivré une version plus qu'honnête de "Smoke on the water" (DEEP PURPLE). Ils ont ensuite interprêté un ultime titre, "Shy boy", avant de saluer le public et de quitter la scène.

 

mr big, paris, bataclan


 Mr BIG, qui s'est reformé en 2009 après 7 ans d'absence, semble donc avoir retrouvé ses marques et cet enthousiasme qui caractérise leurs chansons. Comme le dit si bien Eric Martin, "Mr BIG is back" et on dirait bien qu'ils ne vont pas s'arrêter en si bon chemin, tant mieux! 

SELIST

Daddy, Brother, Lover, Little Boy
Alive And Kickin’
Green-Tinted Sixties Mind
Undertow
American Beauty
Take Cover
Just Take My Heart
Once Upon a Time
For You / Hoedown
A Little Too Loose
Road to Ruin
Temperamental
Guitar Solo
Still Ain’t Enough for Me
Price You Gotta Pay
Take A Walk
Around The World
As Far As I Can See
Bass Solo
Addicted To That Rush

Rappel :

To Be With You
Colorado Bulldog
Smoke on the Water
Shy Boy

21.08.2011

Shake my tree

Juste un petit article pour vous faire découvrir un lieu original que j'ai découvert récemment. La Haye-de-Routot est une petite commune rurale située en haute Normandie, le genre d'endroit où on trouve une église, quelques centaines d'habitants, parfois une boulangerie et plus rarement... des arbres chapelles!

la haye de routot, normandie, arbre chapelle

  En effet, on trouve à La Haye-de-Routot deux Ifs millénaires dans lesquels on a installé de petites chapelles au XIXe siècle. L'une est dédiée à la Vierge et l'autre à St Anne, deux sanctuaires atypiques qui feraient presque oublier l'église Saint-Clair située à proximité! Magnifique non?

la haye de routot, normandie, arbre chapelle

21.07.2011

Stairway to heaven: Black Country Communion à Paris (19 juillet 2011)

Si les années 90 ont été celles du grunge et de l'indus, les années 2000 quant à elles marquent un revival "vintage". En effet depuis une dizaine d'années, les années 70 et 80 ont de nouveau la côte et certains groupes que l'on croyait morts et enterrés ont fait leur come back (Europe en 2004, Cream et Pink floyd en 2005, Cactus en 2006, Led zeppelin, Police et Genesis en 2007...). Plus étonnant encore, le phémomène ne se limite pas à la vieille garde. On ne compte plus les jeunes formations qui revendique l'influence de leurs illustres ainés (Artic Monkeys, Wolfmother, The answer, The killers, The black crowes, les regrettés White stripes...). Les supergroupes, ces formations réunissant plusieurs musiciens ayant oeuvré dans des groupes célèbres, ont eux aussi fait leur grand retour: Them Crooked Vultures en 2009 (John Paul Jones de Led Zep, Dave Grohl ex Nirvana et actuel Foo Fighters et Josh Homme des Queens of the stone age), Chickenfoot l'année suivante (Joe Satriani, Sammy Hagar et Michael Anthony, deux ex Van Halen et Chad Smith des Red Hot Chili Peppers) mais aussi Black Country Communion, un drôle de nom derrière lequel se cachent le légendaire Glenn Hughes (ex Deep Purple, ex Black Sabbath, ex Trapeze, ex Gary Moore), le jeune prodige Joe Bonamassa (qui a fait la 1ère partie de BB King a l'âge de 12 ans!), Jason Bonham (le fils du batteur mythique de Led Zep) et Derek Sherinian (ex Alice Cooper, ex Dream Theater). Le 19 juillet dernier, ils donnaient leur tout premier concert français.

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C'est assez rare pour le mentionner, il n'y avait pas de première partie et les "BCC" sont montés sur scène avec seulement 5 minutes de retard (le concert devait commencer à 20h). Après une introduction instrumentale pour le moins épique (pendant laquelle on a pu entendre des bribes de la fameuse "chevauchée des Walkyries" de Wagner), les membres du groupe nous sont apparus avec la chanson "Black Country", le morceau explosif qui ouvrait leur premier album. Le bataclan n'était certes pas rempli (ce qui est étonnant au vu du pedigree des musiciens et des nombreuses chroniques dithyrambiques de la presse) mais le public a réagi comme un seul homme pour accueillir comme il se doit le supergroupe anglo-américain. D'où j'étais (2ème rang) le son laissait vraiment à désirer: la basse, la guitare et la batterie couvraient la voix de Glenn Hughes et les claviers de Derek Sherinian, un constat d'autant plus regrettable que les musiciens se sont donnés à 200%, alternant sourires communicatifs et prouesses techniques. En dignes héritiers des seventies, les Black Country Communion se sont livrés à des improvisions qui ont rallongé les chansons de quelques minutes. "The ballad of John Henry" (un titre tiré du répertoire solo de Joe Bonamassa) et "sista Jane" se sont ainsi vues doter de soli plus fantastiques les uns que les autres. Sans surprise, Hughes et Bonamassa ont plus souvent été mis sous le feu des projecteurs que leurs collègues. Le premier a confirmé son statut de légende en cumulant un jeu de basse jouissif (il est impressionnant de voir avec quelle spontanéité Hughes rajoute des improvisations sur les partitions d'origine, pourtant déjà complexes à la base), un chant haut perché (bien que sa voix impressionne moins qu'il y a 5 ou 6 ans) et des mouvements énergiques qui nous font oublier sans problème qu'il est à l'aube de ses 60 ans. Le second a lui aussi confirmé tout le bien qu'on pensait de lui en alignant des soli d'une grande qualité et en se montrant particulièrement versatile (il maitrise tout aussi bien le theremin que la guitare à double manche et passe allégrement du blues au hard rock). Jason Bonham quant à lui est le digne successeur de son père et il ne s'en cache pas (après avoir exposé un tatouage représentant le logo utilisé par son père, il a fait un signe en levant les yeux au ciel). Reste Derek Sherinian, le mouton noir du groupe... Clairement sous exploité sur le premier album (et un peu plus présent sur le second), il apparait également en retrait sur scène. Je ne sais pas s'il fallait imputer ça aux réglages mais le solo qu'il a effectué avant "The great divide" a montré qu'il avait véritablement d'immenses capacités.

Joe Bonamassa, Jason Bonham, Black country communion, rock

La soirée s'est achevée avec une reprise de Deep Purple, la bien nommée "Burn". Si l'interprétation était quasi impeccable, Hughes semblait avoir du mal à atteindre les notes les plus aigues (était il en train de s'économiser pour la tournée ou était-ce le temps qui commençait à faire son oeuvre?). Les personnes présentes sont sorties avec le sourire et l'impression d'avoir vu à l'oeuvre un groupe qui réunit le meilleur de Led Zeppelin et de Deep Purple. Un dvd de la tournée est prévu pour la fin de l'année et un 3eme album devrait voir le jour l'année prochaine, une vraie prouesse pour un groupe qui existe depuis moins de 2 ans! Affaire à suivre et plutôt deux fois qu'une!

SETLIST: 

1) Black Country
2) One Last Soul
3) Crossfire
4) The battle for Hadrian's wall
5) Song of yesterday
6) I can see your spirit
7) Save me (un titre dont le riff a été écrit pendant les répétitions de Led Zeppelin en 2007)
8) Cold
9) The ballad of John Henry (Joe Bonamassa)
10) The outsider
11) Solo de Derek Sherinian (claviers)
12) The great divide
13) Sista Jane

RAPPEL

14) Man in the middle
15) Burn (Deep Purple)

02.07.2011

The road goes on: TOTO au zenith de Paris

Qui aurait pu imaginer que TOTO reviendrait d'entre les morts après s'être séparé en 2008? Le guitariste Steve Lukather avait déclaré à l'époque que le groupe n'était plus que l'ombre de lui même et qu'il ne pouvait y avoir de TOTO sans David Paich (claviériste et cofondateur du groupe) et au moins un Porcaro (ils sont trois à avoir officié dans le groupe: Jeff le batteur, Steve le claviériste et Mike le bassiste). 2 ans plus tard, c'est ce même David Paich qui aurait eu l'idée de reformer le groupe afin de récolter des fonds pour aider le bassiste Mike Porcaro, vraisemblablement destiné à une mort certaine après avoir contracté la maladie de Charcot (ALS)... La mini tournée de 2010 ayant récolté un franc succès, le groupe a décidé de remettre le couvert en 2011. Le line up de l'année dernière est conservé dans les grandes lignes: outre l'inamovible Steve Lukather et le versatile Simon Phillips, on retrouve donc Joseph Williams au chant (chanteur de TOTO de 1986 à 1988 et digne successeur de Bobby Kimball), Steve Porcaro et David Paich aux claviers (Porcaro a réintégré le groupe l'année dernière, 23 ans après l'avoir quitté!), Nathan East remplace toujours Mike Porcaro à la basse et Mabvuto Carpenter est de nouveau chargé des choeurs. Jenny Douglas quant à elle remplace Jory Steinberg et fait son grand retour*. Le 27 juin dernier, soit 4 ans après son dernier passage (qui avait été immortalisé par des caméras pour le dvd "Falling in between live"), TOTO était de retour au zénith de Paris.

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 Si les bons concerts sont souvent décrits comme étant "chauds bouillants", c'est encore plus vrai lorsque le thermomètre affiche 37°! C'est dans une chaleur caniculaire que le public du zénith de Paris a accueilli l'artiste qui assurait la première partie: Henry Padovani. Rares sont ceux qui ont reconnu le premier guitariste de POLICE et pour cause, la prestation du bonhomme ce soir là n'avait pas grand chose à voir avec les hits du groupe mythique. Enchainant des morceaux bluesy tantôt en français, tantôt en anglais, Henry Padovani a joué un peu plus d'une vingtaine de minutes avec ses deux guitares pour seul accompagnement. On ne peut pas dire que sa prestation fût inoubliable (la reprise d'Edith Piaf était franchement dispensable) mais le guitariste a dégagé suffisamment de sympathie pour recevoir un accueil enthousiaste (il n'a pas arrêté de répété "Merci vous êtes gentils"). Le décalage entre le style de Padovani et TOTO était à ce point énorme qu'il aurait été tout aussi judicieux de placer Michel Sardou en première partie de Slipknot, c'est dire!

Aux alentours de 21h30, un immense rideau fut dressé entre la scène et le public. Le public était surexcité (j'ai rarement vu une telle ferveur soit dit en passant!) et l'ambiance alla crescendo jusqu'à ce que le rideau s'abaisse sur les premières notes de Child's anthem. Les membres de TOTO semblaient agréablement surpris par cet accueil trimphal et ont eux aussi fait preuve d'un enthousiasme sans faille tout au long du concert. Les hits se sont enchainés pendant 2H et, chose rare, le son a atteint la perfection après 2 ou 3 chansons seulement. Le groupe semblait véritabliment rodé et en toute sincérité je n'ai jamais vu une telle maestria en matière de voix. Ils sont 5 chanteurs sur scène, chacun assurant le chant lead à tour de rôle pendant que les autres distillent choeurs et harmonies du plus bel effet, un vrai travail d'orfèvre! Steve Lukather est de loin le guitariste le plus impressionnant qu'il m'ait été donné de voir. Sans cesse en train d'arpenter la scène et d'haranger la foule, il assurait à la fois le chant et des parties de guitare absolument incroyables. C'est simple en 24 ans, je n'ai jamais vu un guitariste jouer aussi vite et aussi bien (il passe allégrément du solo planant au shred le plus incisif qui soit!). Quelle joie également de voir Joseph Williams au sommet de sa forme! L'américain fait parti de mes chanteurs préférés depuis de nombreuses années et il n'a pas démérité. Non seulement il dégageait une classe folle mais en plus ses montées sur "Somewhere tonight" et "Home of the brave" m'ont donné la chair de poule.

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   Il est difficile de résumer une expérience musicale aussi intense en quelques lignes mais nous avons eu droit à un concert exceptionnel et authentique (cf David Paich qui entame le solo de "Rosanna" bien trop tôt avant de se reprendre). Les surprises par contre étaient peu nombreuses, le groupe a joué l'essentiel de ses classiques et seulement deux chansons ont fait office de raretés:  "Lea" (une chanson de Steve Porcaro présente sur l'album "Fahrenheit" et jouée pour la première fois l'année dernière) et "Human nature". Cette reprise de Michael Jackson pourrait surprendre le spectateur non averti mais il faut savoir que les membres de TOTO ont tous joué pour Michael Jackson. Lukather joue les riffs de "Beat it" sur "Thriller" (1982), Paich quant à lui est à l'origine de la magnifique intro de "Earth song" (sur "History",1995), Nathan East s'est chargé de la basse sur "I just can't stop loving you" ("Bad", 1987) et la liste est encore longue. En fait les musiciens de TOTO sont présents sur des milliers de disques en tant que musiciens de session, je vous invite à décortiquer les livrets de vos vieux cds pour vous en convaincre (Madonna, Phil Collins, Michael Jackson, Joe Cocker, Lara Fabian, Judas Priest...).

Après une version épique de "Home of the brave", le groupe est revenu sur scène le temps d'un "Hold the line" du feu de Dieu. Pour l'occasion, le fils de Steve Lukather est lui aussi monté sur scène avec une guitare (il se défend plutôt bien en solo d'ailleurs) et la choriste Jenny Douglas a fait chanter le public comme elle le faisait dans les années 90 (quelle voix! On aurait dit la Tina Turner des grands jours). Il est amusant de constater que le groupe a une nouvelle fois multiplié les improvisations, apportant des arrangements complétement inédits à certains morceaux (ex: "Stop loving you" a été rallongée pour permettre à Simon Phillips d'effectuer un solo). Une prise de risque qui est tout à leur honneur, là où d'autres groupes jouent leurs albums à la note prêt tournées après tournées (Motörhead, Iron Maiden et AC/DC pour ne pas les citer).

Ma chronique peut paraître démesurément dithyrambique mais le dernier concert parisien de TOTO figure en très bonne place dans la liste des meilleurs concerts auxquels j'ai assisté. Vivement le dvd de cette nouvelle tournée (d'ores et déjà annoncé)!

SETLIST

1.Child's Anthem
2.Till the End 
3.Afraid of Love
4.Lovers in the Night
5.Somewhere Tonight 
6.Pamela 
7.Lea 
8.Gift of Faith
9.Africa 
10.Human Nature (reprise de Michael Jackson)
11.Rosanna 
12.Georgy Porgy
13.Stop Loving You  (avec un solo de Simon Phillips à la fin)
14.Home of the Brave

RAPPEL

15.Hold the Line (avec Trevor Lukather, le fils de Steve)

*suite au départ de Bobby Kimball et de Joseph Williams, elle avait été recrutée pour assurer les lignes de chant les plus hautes dans les années 90.